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jeudi 3 août 2023

Affaire Hedi : le policier, maintenu en détention provisoire, avait avoué ce 3 août un tir de LBD


Affaire Hedi : le policier, maintenu en détention provisoire, avait avoué ce 3 août un tir de LBD



Coup de théâtre ce matin à la cour d’appel d’Aix en Provence. Le policier Christophe I a reconnu être l’auteur du tir de LBD qui a grièvement blessé le jeune Hedi lors des nuits d’émeutes, il y a quelques semaines. Lors des premiers interrogatoires, le policier avait nié et affirmé ne se souvenir de rien. C’est la raison pour laquelle, des quatre policiers mis en examen, il avait été placé seul en détention provisoire.

vendredi 11 décembre 2020

Fiorina Lignier : « Les gilets jaunes blessés n’ont pas eu le même traitement que Michel Zecler »


 

Fiorina Lignier, 22 ans, a été grièvement blessée et a perdu un œil, après un tir de LBD, en décembre 2018, au cours d’une manifestation de gilets jaunes.

Boulevard Voltaire a pris de ses nouvelles, deux ans après les faits. La jeune femme déplore le deux poids deux mesures dans le traitement des dossiers. L’enquête n’avance pas auprès de l’IGPN alors que 

l’affaire Michel Zecler a été surmédiatisée et, selon elle, soutenue politiquement.

 

Alors que le débat tourne autour des violences policières, avec notamment ce producteur de musique, Michel Zecler, nous avons voulu savoir où vous en étiez puisque que rappelons-le, vous avez été victime d’un tir de LBD à bout portant qui vous a ôté un œil.

Où en est l’enquête ?

 Au niveau santé, j’attends toujours une prochaine opération puisque j’ai toujours très mal.

Au niveau de l’enquête, c’est toujours au point mort. Cela fait presque deux ans qu’ils ont les noms de tous les policiers qui étaient présents, mais l’enquête n’avance pas. Et judiciairement, c’est également au point mort.

 Concernant votre opération, vous ne savez toujours pas quand la situation pourra s’améliorer.

Hier, j’ai eu un scanner et j’ai appris que mon nez allait être lui aussi reconstruit, puisque j’ai un problème avec mes voies lacrymales. Pour le moment, aucune date d’opération n’est encore posée. 

Ressentez-vous de la douleur continuellement .

Au niveau de l’œil, le nerf a été touché. Par conséquent la douleur est toujours présente. On m’a vissé des plaques sur les os et je ne les supporte plus. On va donc me les retirer. Quasiment tous les jours, je souffre au niveau des os et à la tête.

mercredi 29 janvier 2020

Manifestation des pompiers : un tir de LBD a-t-il atteint un soldat du feu en pleine tête ? (VIDEO)

Manifestation des pompiers : un tir de LBD a-t-il atteint un soldat du feu en pleine tête ? (VIDEO)
Un instant avant l'impact, le projectile apparaît à droite du pompier, à Paris le 28 janvier (RT France).
 
29 janv. 2020
 
Un pompier juché sur un canon à eau lors d'une manifestation à Paris, a été percuté en pleine tête par un projectile venu du côté des forces de sécurité.
 
La scène, impressionnante, a été filmée. S'il s'agit d'un tir de LBD 40, il serait illégal.
                                   
Les pompiers professionnels manifestaient dans les rues de Paris le 28 janvier pour faire valoir leurs manques de moyens, leurs inquiétudes quant à leur retraite et la revalorisation de leur «prime de feu».

Lire aussi
 
 
Blocage du périphérique, immolation symbolique et gaz lacrymogène : les pompiers manifestent à Paris
 
A cette occasion, des affrontements impressionnants ont eu lieu entre les forces de l'ordre (gendarmes mobiles et compagnies républicaines de sécurité principalement) et les pompiers équipés de casques et de tenues ignifugées.
Sur les images très impressionnantes qui ont résulté de cette journée de manifestation, on voit notamment un pompier juché sur un véhicule de la police de type canon à eau après avoir enjambé un mur mobile des forces de sécurité.

vendredi 6 décembre 2019

La liste des mutilés s'allonge


Lyon: un lycéen de 15 ans touché au visage par un tir de LBD et transporté à l'hôpital





Les lycéens ont été repoussés par la police vers 8H15 FTV

Par
Arnaud Jacques
Publié le
 
 
Ce vendredi matin, le lycée Ampère-Saxe était bloqué par une quarantaine de lycéen.
Lors de l'intervention des policiers, un élève de 15 ans a été touché à la joue par un tir de LBD (lanceur de balle de défense) alors qu'il n'était pas visé.
 
Heurts entre lycéens et policiers

Selon les témoignages que nous avons recueillis, une quarantaine de lycéens bloquaient le lycée Ampère-Saxe ce matin vers 07H00.
Au moment de l'intervention des policiers vers 8H15, c'est en tout une soixantaine d'élèves selon les manifestants, une centaine selon la police, dont certains non-bloqueurs, qui ont été évacués.
 
Une intervention policière sans sommation

L'intervention policière de ce matin s'est faite sans sommation, surprenant les lycéens.
D'après la préfecture qui confirme cette information, l'abscence de sommation est justifiée par le fait que les policiers étaient visés par des tirs de projectiles, lancés par un manifestant en particulier.
Les forces de police ont donc chargé, les lycéens se sont alors rabattus sur les trottoirs en face du lycée.
Selon les témoignages des lycéens, des gifles et des coups ont été donnés, des tirs de gaz lacrymogène et un tir de LBD effectués.
 

Erreur de tir

jeudi 28 novembre 2019

LBD 40 : Beauvau change de fournisseur et commande plus de mille nouveaux lanceurs



LBD 40 : Beauvau change de fournisseur et commande plus de mille nouveaux lanceurs

© THOMAS SAMSON Source: AFP
Un policier tient un LBD40 dans ses mains, le 13 avril 2019 à Paris (image d'illustration).
Le ministère de l'Intérieur va dépenser 2 365 800 euros pour réassortir son stock de lanceurs de balles mono-coups et multi-coups qui viendront équiper la police et la gendarmerie.
 
Le fabricant suisse B&T n'a pas remporté l'appel d'offres.
                                   
Le marché avait été attribué en plein salon de l'armement Milipol à Villepinte où les concurrents étaient présents, mais l'information n'a été publiée que le 27 novembre : l'appel d'offres sur les très polémiques lanceurs de balle de défense, qui équipent les forces de sécurité intérieures françaises, a été attribué pour quatre ans à deux entreprises françaises les 19 et 20 novembre.

Des policiers prennent position à Nantes le 26 janvier (image d'illustration). 
 
Une association policière lance l'alerte : «Les grenades sont dangereuses, nos LBD sont dangereux» 
           
Le groupe suisse Brügger&Thomet (B&T), qui vend cette arme dite «moins létale», n'aurait donc plus la faveur du ministère français de l'Intérieur.
RT France a rencontré ce fabricant sur son stand au salon Milipol le 22 novembre pour lui demander s'il anticipait un changement de demande de la part des autorités françaises en matière d'armes de force intermédiaire.
Le fabricant avait répondu par la négative et pour cause : le marché était en réalité déjà attribué à la concurrence française.
La personne présente sur le stand a tout de même produit un communiqué écrit de B&T qui faisait savoir que, concernant les polémiques associées à son lanceur de balles de défense GL06, cette arme, quand elle est correctement utilisée (prenant pour exemple les polices cantonales suisses) présentait «un faible risque de blessures» parce qu'elle était associée aux bonnes munitions.
L'entreprise explique donc que le choix d'employer des cartouches d'une autre marque remettrait en cause la précision de son produit.

dimanche 10 mars 2019

INFO JDD. LBD : 35 ophtalmologues de renom ont écrit à Macron pour réclamer un moratoire



Plusieurs ophtalmologues ont écrit à Emmanuel Macron pour réclamer un moratoire sur l’utilisation des LBD.

Plusieurs ophtalmologues ont écrit à Emmanuel Macron pour réclamer un moratoire sur l’utilisation des LBD. (Sipa)

le 9 mars 2019
Anne-Laure Barret

De nombreux ophtalmologues ont écrit au président Macron pour réclamer un moratoire sur l’utilisation des LBD. Une vingtaine de cas de graves traumatismes aux yeux ont été recensés.

"Monsieur le Président, une telle 'épidémie' de blessures oculaires gravissimes ne s’est jamais rencontrée."

Il y a un mois, au nom du principe de prévention, 35 ophtalmologues hospitaliers de renom, professeurs ou maîtres de conférence à l’université, ont écrit à Emmanuel Macron pour réclamer "un moratoire" dans l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l’ordre.
Faute de réponse présidentielle, ils rendent aujourd’hui public ce courrier afin d’être certains que leur message d’alerte est parvenu à son destinataire. Le JDD le publie ci-dessous.

Lire aussi - Gilets jaunes : le LBD 40, ce flash-ball qui fait polémique

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, comme l'a indiqué jeudi Laurent Nuñez, le secrétaire d'État à l'Intérieur, plus de 13 000 tirs ont été enregistrés (83 enquêtes sont en cours) et 2 200 manifestants ont été blessés.
 "Notre démarche est uniquement celle de médecins, purement humaniste, avec pour seul but d'éviter d'autres mutilations", plaident les praticiens dans ce courrier.
Leur objectif, jurent-ils, se défendant d'être "militants", n'est pas de déclencher une "polémique" mais bien une réflexion sur l'usage de ces dispositifs.

Une vingtaine de personnes éborgnées

Plusieurs d'entre eux ont pris conscience des "dégâts" causés par ce qu'ils qualifient "d'armes invalidantes" en soignant des patients aux urgences.
"On a vu arriver des personnes atteintes de lésions oculaires ou faciales très graves, témoigne le professeur Bahram Bodaghi, chef du service d'ophtalmologie à l'hôpital de la ­Pitié-Salpêtrière à Paris. La plupart donnent lieu à des séquelles irréversibles.
" Perte totale de la vision et/ou nécessité de retirer le globe oculaire figurent parmi les conséquences les plus dramatiques observées ces dernières semaines.

jeudi 27 décembre 2018

Lanceurs de balles de défense : Beauvau en recommande 1280

 
 
 Résultat de recherche d'images pour "blessure LBD 40"


 
 
Malgré les récents blessés dont une dizaine d’éborgnés et les alertes des ONG, le ministère de l’Intérieur s’apprête à acquérir 1 280 nouvelles armes de type Flash-Ball.
 
 
Le sens du timing.
Le ministère de l’Intérieur a lancé le 23 décembre un appel d’offres pour une commande de nouveaux lanceurs de balles de défense (LBD 40).
Utilisée par la police et la gendarmerie, cette arme de type Flash-Ball a récemment causé de nombreuses blessures graves lors du mouvement des gilets jaunes et de la mobilisation lycéenne. L’accord-cadre d’une durée de quatre ans prévoit l’achat de 1 280 de ces fusils d’épaule à un coup, et dont la munition de 40 millimètres en caoutchouc semi-rigide peut éborgner et provoquer des fractures des os de la tête.

Sulfureux

Si aucune estimation du prix de cette commande publique n’a été donnée par le service des achats du ministère, il devrait atteindre au moins 2 millions d’euros selon les calculs de Libération.
Depuis plusieurs années, des associations de défense des libertés publiques et, plus récemment, le Défenseur des droits ont alerté sur les dangers de cette arme utilisée par les forces de l’ordre à l’occasion de manifestations.
Le ministère de l’Intérieur, qui élargit en cette fin d’année son stock, ne semble pas avoir amorcé de fléchissement en la matière.
Cette commande sulfureuse comporte aussi l’acquisition de 270 lanceurs à 4 coups et 180 lanceurs à 6 coups du même calibre que les LBD 40.
En l’état, ces armes pourraient tout à fait être chargées avec les mêmes balles semi-rigides en caoutchouc.
Avec un risque nettement accru de blessures irréversibles.