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mardi 24 septembre 2024

Frontières Média

 

 

samedi 24 juin 2023

vendredi 27 mai 2022

Les forces israéliennes ont assassiné une journaliste vedette d’Al Jazeera : CNN


 
 

par ·

La journaliste d’Al Jazeera et citoyenne américaine Shireen Abu Akleh a été « abattue lors d’une attaque ciblée par les forces israéliennes », selon une nouvelle enquête de CNN. 

 Les grands médias américains ne sont pas exactement connus pour jeter un regard critique sur Israël, ce qui rend le rapport de CNN d’autant plus explosif.

Abu Akleh, reporter vedette dans la région, a été abattu d’une balle dans la tête par les forces israéliennes le 11 mai dans la ville de Jenin, en Cisjordanie. Elle et son équipe d’Al Jazeera étaient là pour rendre compte d’un raid israélien sur un camp de réfugiés.

Dix journalistes ont contribué à la minutieuse enquête médico-légale de CNN, qui s’est appuyée sur 11 vidéos, huit récits de témoins oculaires et des consultations avec des experts en armes et en audio judiciaire.

Dans une interview anonyme accordée à CNN, un haut responsable de la sécurité israélienne a nié qu’Abu Akleh ait été délibérément tué : « En aucun cas Tsahal ne prendrait pour cible un civil, en particulier un membre de la presse ».

Si CNN ne l’a pas noté, selon Reporters sans frontières, Israël a tué au moins 30 journalistes depuis 2000, dont deux Palestiniens abattus par des snipers de Tsahal alors qu’ils couvraient des manifestations près de la frontière entre Gaza et Israël en 2018.



Au lendemain de la mort d’Abu Akleh, un porte-parole militaire israélien a déclaré qu’elle « filmait et travaillait pour un média au milieu de Palestiniens armés. Ils sont armés de caméras, si vous me permettez de le dire ».

Plus tard le jour de l’incident, le ministère israélien des Affaires étrangères a tweeté une vidéo de Palestiniens tirant sauvagement dans des ruelles de Jénine, et a écrit que « des terroristes palestiniens, tirant sans discernement » étaient les meurtriers probables d’Abu Akleh.

Cependant, CNN a géolocalisé les images de la vidéo tweetée à un endroit situé à 300 mètres d’Abu Akleh, et, sur la base de divers facteurs, a fermement conclu que « les tirs dans les vidéos ne pouvaient pas être la même volée de coups de feu qui a touché Abu Akleh et son producteur. »

En effet, CNN a conclu « qu’il n’y avait pas de combat actif, ni de militants palestiniens, près d’Abu Akleh dans les moments qui ont précédé sa mort. »

Chris Cobb-Smith, expert en armement et vétéran de l’armée britannique, a étudié les images des impacts de balles sur l’arbre où se tenait Abu Akleh avant d’être tué. Ils forment un groupe de tir relativement serré.

« Le nombre de marques de frappe sur l’arbre où se tenait Shireen prouve qu’il ne s’agissait pas d’un tir aléatoire, elle était visée », a déclaré Cobb à CNN.

mercredi 9 mars 2022

Anne-Laure Bonnel, la journaliste qui dérange


 
 
 
 Rémy Mahoudeaux 8 mars 2022

Anne-Laure Bonnel était inconnue au bataillon du grand public et elle commence à se faire un nom, même s’il sent le soufre dans les cénacles de la bien-pensance. 

Être citée en exemple par le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov n’est sans doute pas un bon canal de publicité.

Il faut bien reconnaître que ses images et ses commentaires dérangent. Elles montrent ce que nul ne voulait voir. Des Ukrainiens officiels, revêtus de l’onction du Maïdan et dès lors adulés par l’Europe, et qui se livrent depuis 2014 à une dans le Donbass, avec des exactions contre leur propre population civile. Si ces faits sont avérés, ils violent ainsi les accords de Minsk. Sauf que les français auxquels ils étaient destinés n’ont pas jugé pertinent de les diffuser. Comme pour le Yémen, par exemple, il conviendrait de détourner le regard pour laisser les bourreaux massacrer en paix, peut-être avec des armes que nous produisons et vendons. Ou comme pour le silence gêné autour des persécutions des chrétiens d’Orient et des Yézidis, ces simples variables d’ajustement d’enjeux géopolitiques qui les dépassaient : pétrole, rivalités laïcs contre religieux, sunnites contre chiites ou arabe contre persan.

Les vidéos récentes d’Anne-Laure Bonnel, qui couvre en ce moment cette sale guerre, montrent une femme épuisée, qui s’insurge contre les diverses censures dont elle est victime, ainsi que les procès en hérésie des chantres de la doxa officielle, BHL en tête. Si elle a annoncé intenter une action en diffamation contre Mediapart, elle a néanmoins eu accès à BFM TV. La journaliste qui menait l’entretien a bien tenté de l’orienter dans le sens du narratif convenu, mais sans succès. « Qui a envie de voir des gens mourir ? », lui répond-elle, quand il faudrait encenser les délires manichéens d’une propagande de guerre. Elle déplore que rien n’ait été fait ces huit dernières années, et pense que la partition est inéluctable.

mardi 28 janvier 2020

Moment rare de débat politique arbitré par une vraie journaliste


mardi 10 décembre 2019

Manifestation du 5 décembre : pas moins de 25 journalistes blessés

 
 

9 décembre 2019

Après la manifestation du 5 décembre et les informations qui remontent, ici et là, notamment sur les réseaux sociaux, on se pose cette question : les forces de l’ordre ont-elles des consignes ou agissent-elles selon leur bon vouloir, comme ce gendarme qui, voyant une jeune fille filmer, l’en empêche en hurlant « Je fais ce que je veux ! »
 
Toujours est-il que les incidents – d’aucuns parleront de bavures – s’additionnent les uns aux autres et semblent viser, désormais, des journalistes.
 
Je viens de regarder, sur Twitter, les dernières publications du collectif Reporters en colère.
Édifiant ! Pour la seule journée du 5 décembre, à Paris, Nantes et Bordeaux notamment, ce collectif a comptabilisé par moins de 25 reporters et photographes blessés ; la plupart ont été touchés par des tirs de grenades lacrymogènes ou de désencerclement.
Sur leur compte Twitter, on peut lire : « Nous condamnons fermement ces violences qui constituent des atteintes à la liberté d’informer, un droit fondamental dans toute démocratie. »
Suit toute une série de photographies montrant le degré de ces blessures touchant notamment les jambes et les bras.
Alan, un journaliste du New York Times, va même comparer ces violences policières à celles que subissent les manifestants de Hong Kong : « Franchement, les policiers de Hong Kong sont des pacifistes comparés aux policiers français ! »

vendredi 6 décembre 2019

La liste des mutilés s'allonge