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mardi 11 juin 2024

Les oubliés de la Commémoration


Que des représentants de la Russie n’aient pas été invités lors de la célébration du Débarquement est je crois une grosse erreur et une injustice. 

Car sans eux, celui-ci n’aurait pas été possible. Vingt six millions de morts, dont 10 millions de soldats, avec 200 divisions qui ont retenu la puissante armée allemande sur le front de l’Est et qui lui ont manqué pour repousser  l’attaque alliée. 

Mais malgré le grand sacrifice des anglo-américains sur les côtes normandes, les américains ne sont pas venus, comme on le prétend souvent pour sauver la France et l’Europe du péril nazi. L’intérêt pour la reconstruction et le nouvel ordre politique n’était pas absent de leur calcul.

Ils étaient bien décidés à s’installer chez nous comme sur un territoire qu’ils considéraient ennemi, du fait de sa politique de collaboration avec les allemands. Tout était prêt pour organiser une force d’occupation et gérer le pays selon leur bon vouloir.Ils avaient déjà imprimé leur monnaie, l’Amgot, qui devait remplacer le franc. De ce fait, la France en perdant sa monnaie perdait son indépendance et devenait un pays conquis. Alors on peut penser ce que l’on veut de De Gaulle, mais c’est quand même lui qui nous a évité cette situation.

Peyrefitte dans « C’était De Gaulle » écrivait: « Le Débarquement du 6 Juin a été l’affaire des anglo-saxons, en excluant la France, en 1944 notre pays a été traité comme un paillasson. Non je n’irai pas à leur commémoration ». Roosevelt dit-il, voulait même le dépecer pour l’affaiblir.

Les américains n’ont jamais été nos amis, et maintenant pas davantage qu’autrefois. Cette guerre en Ukraine c’est leur guerre contre la Russie et l’UE reste toujours leur chasse gardée, à leur disposition 24 heures sur 24 à travers l’OTAN qui reste leur création.

samedi 8 juin 2024

Histoire secrète : « », ou quand les Américains ont tenté d’annexer la France


 

vendredi 7 juin 2024 

geopolintel.fr

 

L’AMGOT est l’acronyme de Allied Military Government of the Occupated Territories, qui était un plan défini par les États-Unis, et qui visait à imposer dans les pays « libérés de l’occupant nazi » (un occupant financièrement et matériellement aidé par les grandes banques américaines, voir aussi « Ce qu’on ne vous dira jamais sur le 6 juin 1944 » …), un gouvernement militaire allié, afin d’assurer une transition pour un retour à la « démocratie ».

Soutenu par l’immense majorité des Français, De Gaulle, chef de la résistance, réussit cependant à éviter l’AMGOT et à installer un gouvernement provisoire français (le GPRF) pour assurer le retour à la démocratie. Il s’agit d’un pan entier de l’histoire – et non des moindres -, qui ne nous est curieusement pas enseigné dans les manuels d’histoire ! Si l’on compare ces faits à ceux survenus en Iran, Libye, Afghanistan, Liban, Pakistan, Syrie, Ukraine, etc, etc, etc, soit au total environ 70 pays depuis leur Déclaration d’Indépendance, le doute est-il encore permis ?

C’est une page peu connue de l’histoire de la seconde guerre mondiale : dès 1941-1942, Washington avait prévu d’imposer à la France – comme aux futurs vaincus, Italie, Allemagne et Japon – un statut de protectorat, régi par un Allied Military Government of Occupied Territories (Amgot). Ce gouvernement militaire américain des territoires occupés aurait aboli toute souveraineté, y compris le droit de battre monnaie, sur le modèle fourni par les accords Darlan-Clark de novembre 1942.

A en croire certains historiens américains, ce projet tenait à la haine qu’éprouvait Franklin D. Roosevelt pour Charles de Gaulle, « apprenti dictateur » qu’il eût voulu épargner à la France de l’après-Pétain. Cette thèse d’un président américain soucieux d’établir la démocratie universelle est séduisante, mais erronée (1).

Un « Vichy sans Vichy »

A l’époque, les Etats-Unis redoutaient surtout que la France, bien qu’affaiblie par la défaite de juin 1940, s’oppose à leurs vues sur deux points, du moins si De Gaulle, qui prétendait lui rendre sa souveraineté, la dirigeait. D’une part, ayant lutté après 1918-1919 contre la politique allemande de Washington, Paris userait de son éventuel pouvoir de nuisance pour l’entraver à nouveau. D’autre part, la France répugnerait à lâcher son empire, riche en matières premières et en bases stratégiques, alors que les Américains avaient dès 1899 exigé – pour leurs marchandises et leurs capitaux – le bénéfice de la « porte ouverte » dans tous les empires coloniaux (2).

C’est pourquoi les Etats-Unis pratiquèrent à la fois le veto contre De Gaulle, surtout lorsque son nom contribua à unifier la Résistance, et une certaine complaisance mêlée de rigueur envers Vichy. A l’instar des régimes latino-américains chers à Washington, ce régime honni aurait, à ses yeux, l’échine plus souple qu’un gouvernement à forte assise populaire.

Ainsi chemina un « Vichy sans Vichy » américain, qu’appuyèrent, dans ses formes successives, les élites françaises, accrochées à l’Etat qui leur avait rendu les privilèges entamés par l’« ancien régime » républicain et soucieuses de négocier sans dommage le passage de l’ère allemande à la pax americana.

Préparant depuis décembre 1940, bien avant leur entrée en guerre (décembre 1941), leur débarquement au Maroc et en Algérie avec Robert Murphy, représentant spécial du président Roosevelt en Afrique du Nord et futur premier conseiller du gouverneur militaire de la zone d’occupation américaine en Allemagne – bête noire des gaullistes -, les Etats-Unis tentèrent un regroupement autour d’un symbole de la défaite, le général Maxime Weygand, délégué général de Vichy pour l’Afrique jusqu’en novembre 1941.

L’affaire échouant, ils se tournèrent, juste avant leur débarquement du 8 novembre 1942, vers le général Henri Giraud. Vint ensuite le tour de l’amiral François Darlan, alors à Alger : ce héraut de la collaboration d’Etat à la tête du gouvernement de Vichy, de février 1941 à avril 1942, était resté auprès de Pétain après le retour au pouvoir de Pierre Laval (3).

jeudi 6 juin 2024

Le 6 juin 1944, les USA prenaient acte à contrecoeur de la prévisible défaite allemande


Le 6 juin 1944, les USA prenaient acte à contrecoeur de la prévisible défaite allemande 

 

parÉric Verhaeghe

 

Ce 6 juin, dans une cérémonie grotesque sans représentant russe pour commémorer un débarquement anglo-saxon à contrecoeur en Normandie en 1944, Emmanuel Macron réécrit l’histoire. 

En février 1943, l’armée soviétique avait remporté la victoire de Stalingrad et capturé l’armée de von Paulus. Face à l’inexorable avancée soviétique vers Berlin, les Anglo-Saxons se résignaient à débarquer en France et à ouvrir un front sur le flanc occidental de l’armée allemande. 

Dans les fake news contemporaines, ce débarquement à reculons est devenu le début de la libération de l’Europe. Une rodomontade sans fondement historique dont Thierry Meyssan nous rappelle les mensonges.



Dans ce quinzomadaire avec Thierry Meyssan, nous passons en revue l’actualité :

  • les cérémonies du débarquement donnent lieu à une activation de la fake news, coloportée par Hollywood, selon laquelle l’Europe aurait été libérée par les USA et, marginalement, par les Anglais
  • en réalité, l’essentiel de la victoire sur l’Allemagne fut porté par la seul armée soviétique
  • par une ironie rare, Vladimir Zelensky est invité en Normandie, alors que sa proximité avec les bandéristes nostalgiques du nazisme est bien connue
  • nous en profitons pour évoquer la question palestinienne et la personnalité de Yasser Arafat

Une interview retentissante à ne surtout pas manquer.

mercredi 5 juin 2024

Cérémonies du 6 juin : commémorations ou parabole politique à la sauce Macron ?


©Myrabella /Wikimédia ©Myrabella /Wikimédia

 

Ce jeudi 6 juin marquera le 80e anniversaire du débarquement en Normandie. 

Un événement considérable pour la région, qui s'apprête à accueillir 25 chefs d'État - dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky -, 200 vétérans centenaires ou quasi centenaires et près de 50.000 touristes, en l'espace de deux jours.

 L'occasion d'une formidable tribune sous l'œil des caméras du monde entier pour un Emmanuel Macron annoncé affaibli par le scrutin des européennes. Nul doute que derrière l'hommage aux centaines de milliers de héros anglais, canadiens et américains qui ont débarqué le 6 juin, le show macronien prendra des airs éminemment politiques. Gabriel Attal, lors de son intervention surprise auprès de Valérie Hayer dans l'amphithéâtre de Radio France, en a déjà défloré le menu.

Un tournant idéologique qui, selon Philippe Chapron, ex-directeur du Musée de la bataille de Normandie à Bayeux que nous avons interrogé, s'est considérablement accéléré depuis l'ère Macron.


Un 80e anniversaire instrumentalisé à des fins de propagande

Ce fin connaisseur de l'époque, également élu de la région sous les couleurs du RN, déplore la récupération de ce grand événement version 2024. Il ne se fait guère d'illusion : « Ce 80e anniversaire sera instrumentalisé pour servir les prêts-à-penser et toutes les valeurs qui vont avec : "tolérance", "ouverture universelle à l'autre" et incantations du "plus jamais ça". Nous allons assister à la grand-messe du mondialisme, la glorification du modèle européen. Un véritable instrument de propagande qui sera sans nul doute utilisé pour agiter le spectre du retour des extrêmes droites aux élections à venir. »

Derrière les messages politiques, des réécritures de l'Histoire, note Philippe Chapron, qui nous donne cet exemple : « Les alliés sont vus comme des "libérateurs". Certes, ce sont des héros, mais on leur prête à tort des sentiments d'avoir débarqué "au nom de la liberté". Or, les héros américains, anglais et canadiens qui ont sauté des bateaux à l'assaut des armées d'occupation étaient des patriotes qui faisaient leur devoir de soldat en héros respectueux des choix de leurs chefs. » Notre spécialiste de cette période rappelle qu'à la veille du 6 juin, en préparant leurs troupes, les Américains mettaient en garde leurs soldats contre la population normande considérée comme potentiellement hostile : « Leurs chefs leur recommandaient de ne rien n'accepter des populations locales, pas même un verre d'eau au risque d'être empoisonnés. »


Avec la disparition des grands vétérans, l'évolution idéologique du message

samedi 8 juin 2019

Commémoration du 6 juin 1944 : Macron outrage 10 millions de soldats russes tombés face aux nazis

 
 

 
 
François Hollande n’a pas été un grand président de la République.

Loin s’en faut. Pourtant, celui qui fut affublé des sobriquets les plus divers, et parfois les plus cruels et irrespectueux, tels « Flanby » par Montebourg, « capitaine de pédalo » par Mélenchon,ou bien encore « Pépère » par son entourage à l’Élysée, a été capable, en de très rares occasions il est vrai, de faire preuve d’un certain panache.

Tel fut le cas lors des célébrations du 70e anniversaire du débarquement allié en Normandie, en 2014, pour lesquelles il invita, aux côtés des chefs d’État occidentaux, le président de la Russie Vladimir Poutine.
Beaucoup, surtout en France, lui reprochèrent cette décision.
Notamment le toujours haineux et sectaire BHL.
Mais Hollande tint bon.
Il savait, en effet, lui, quel avait été le rôle déterminant de la Russie pendant la Seconde Guerre mondiale, et que sans le sacrifice de millions de soldats russes sur le front de l’Est, jamais le débarquement allié n’aurait pu réussir.
L’issue de ce conflit mondial en eût sans doute été profondément changée.
Ainsi, il y a cinq ans, en invitant Vladimir Poutine en France, Hollande a-t-il voulu en tout premier lieu rendre hommage au 21 millions de citoyens soviétiques, civils et militaires confondus, tombés pour avoir lutté contre la barbarie nazie.

vendredi 7 juin 2019

Commémoration du Jour J : la fin de l’Histoire ?

 
 

   

L’Histoire prise en otage

Les commémorations officielles du 75e anniversaire du Jour-J s’achèvent avec la cérémonie internationale de Courseulles-sur-Mer, site ô combien symbolique du retour du général de Gaulle en France le 14 juin 1944.
Après les cérémonies de Caen pour rendre hommage aux résistants français assassinés le 6 juin par les Allemands, la cérémonie franco-britannique de Ver-sur-Mer ce matin, et le grand show américain de Colleville-sur-Mer en milieu de journée, Emmanuel Macron a jugé que sa présence à cette dernière cérémonie était facultative.
Il a préféré déléguer à Edouard Philippe le soin de représenter la France.
C’est la seconde fois depuis le début de son mandat que le locataire de l’Elysée s’illustre par son absence à une cérémonie commémorative ; la première c’était le 8 août 2018 dans sa bonne ville d’Amiens où il n’avait pas daigné honorer nos alliés britanniques de sa présence pour commémorer le succès commun de nos armes contre l’Allemagne impériale en 1918.
Cette nouvelle bourde inqualifiable est justifiée par des impératifs d’agenda, nous disent les services de communication de Sibeth Ndiaye.
Nos alliés apprécieront la capacité d’Emmanuel Macron à planifier ses activités en fonction du calendrier.
Mais, au-delà de cette faute, une autre absence a marqué ces commémorations, cette fois à l’insu de l’intéressé.
En effet, le président Vladimir Poutine n’a tout simplement pas été convié sur les plages de Normandie !
Pire, au cours de son discours ce matin au cimetière américain d’Omaha Beach, Emmanuel Macron n’a pas jugé bon d’évoquer le rôle de l’Armée rouge au cours de l’été 1944 alors qu’il a tenu à rappeler le rôle de tous les pays d’Europe dans l’opération Overlord.
Malgré le poids monstrueux supporté par l’Union soviétique au cours de la guerre, malgré les trois grandes offensives menées (Bagration – Lvov/Sandomierz – Iasi/Kishinev) par l’Armée rouge entre le 22 juin et le 20 août 1944 sur un front qui va alors de Leningrad à la mer Noire, Emmanuel Macron n’a donc pas jugé opportun ni d’inviter son homologue russe, ni même de mentionner le rôle déterminant de l’Armée rouge.

jeudi 6 juin 2019

Scandale : Emmanuel Macron caviarde la lettre du fusillé Henri Fertet





 DR
Julien Michel

              
“Pressé par le temps” (c’est l’argument officiel), le président Macron a retiré de la superbe lettre du jeune de 16 ans fusillé pour faits de résistance toutes les références à Dieu, au Ciel et aux hommes de religion.

C’est une seconde mort pour ce héros de la France libre, assassiné une seconde fois par le pouvoir en place.

Voici la version complète.
En gras, les seuls passages lus par Emmanuel Macron.

«Chers Parents,
Ma lettre va vous causer une grande peine, mais je vous ai vus si pleins de courage que, je n’en doute pas, vous voudrez encore le garder, ne serait-ce que par amour pour moi.

Vous ne pouvez savoir ce que moralement j’ai souffert dans ma cellule, ce que j’ai souffert de ne plus vous voir, de ne plus sentir peser sur moi votre tendre sollicitude que de loin.
Pendant ces 87 jours de cellule, votre amour m’a manqué plus que vos colis, et souvent je vous ai demandé de me pardonner le mal que je vous ai fait, tout le mal que je vous ai fait.
Vous ne pouvez vous douter de ce que je vous aime aujourd’hui car, avant, je vous aimais plutôt par routine, mais maintenant je comprends tout ce que vous avez fait pour moi et je crois être arrivé à l’amour filial véritable, au vrai amour filial.
Peut-être après la guerre, un camarade vous parlera-t-il de moi, de cet amour que je lui ai communiqué. J
’espère qu’il ne faillira pas à cette mission sacrée.
Remerciez toutes les personnes qui se sont intéressées à moi, et particulièrement nos plus proches parents et amis. dites-leur ma confiance en la France éternelle.