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mercredi 5 juin 2024

Cérémonies du 6 juin : commémorations ou parabole politique à la sauce Macron ?


©Myrabella /Wikimédia ©Myrabella /Wikimédia

 

Ce jeudi 6 juin marquera le 80e anniversaire du débarquement en Normandie. 

Un événement considérable pour la région, qui s'apprête à accueillir 25 chefs d'État - dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky -, 200 vétérans centenaires ou quasi centenaires et près de 50.000 touristes, en l'espace de deux jours.

 L'occasion d'une formidable tribune sous l'œil des caméras du monde entier pour un Emmanuel Macron annoncé affaibli par le scrutin des européennes. Nul doute que derrière l'hommage aux centaines de milliers de héros anglais, canadiens et américains qui ont débarqué le 6 juin, le show macronien prendra des airs éminemment politiques. Gabriel Attal, lors de son intervention surprise auprès de Valérie Hayer dans l'amphithéâtre de Radio France, en a déjà défloré le menu.

Un tournant idéologique qui, selon Philippe Chapron, ex-directeur du Musée de la bataille de Normandie à Bayeux que nous avons interrogé, s'est considérablement accéléré depuis l'ère Macron.


Un 80e anniversaire instrumentalisé à des fins de propagande

Ce fin connaisseur de l'époque, également élu de la région sous les couleurs du RN, déplore la récupération de ce grand événement version 2024. Il ne se fait guère d'illusion : « Ce 80e anniversaire sera instrumentalisé pour servir les prêts-à-penser et toutes les valeurs qui vont avec : "tolérance", "ouverture universelle à l'autre" et incantations du "plus jamais ça". Nous allons assister à la grand-messe du mondialisme, la glorification du modèle européen. Un véritable instrument de propagande qui sera sans nul doute utilisé pour agiter le spectre du retour des extrêmes droites aux élections à venir. »

Derrière les messages politiques, des réécritures de l'Histoire, note Philippe Chapron, qui nous donne cet exemple : « Les alliés sont vus comme des "libérateurs". Certes, ce sont des héros, mais on leur prête à tort des sentiments d'avoir débarqué "au nom de la liberté". Or, les héros américains, anglais et canadiens qui ont sauté des bateaux à l'assaut des armées d'occupation étaient des patriotes qui faisaient leur devoir de soldat en héros respectueux des choix de leurs chefs. » Notre spécialiste de cette période rappelle qu'à la veille du 6 juin, en préparant leurs troupes, les Américains mettaient en garde leurs soldats contre la population normande considérée comme potentiellement hostile : « Leurs chefs leur recommandaient de ne rien n'accepter des populations locales, pas même un verre d'eau au risque d'être empoisonnés. »


Avec la disparition des grands vétérans, l'évolution idéologique du message

vendredi 19 juillet 2019

Nathalie, ma puce, sans ces ordures d’islamistes, tu aurais eu 35 ans ce jour…

 
 
 
 

Bon anniversaire, ma puce.

Tu aurais eu 35 ans aujourd’hui. Peut-être serais-tu mariée. Peut-être aurais-tu des enfants.

En tous cas, sans ces ordures d’islamistes, tu SERAIS LÀ et moi je pourrais te fêter ton anniversaire, comme je l’ai toujours fait (même celui de tes 20 ans où pourtant ta maman nous avait quittés tout juste un mois auparavant, et nous n’avions vraiment pas la tête à ça).
Tu aurais reçu un cadeau de ton choix.
Nous aurions fait un bon repas avec un gâteau.
Nous aurions arrosé le tout au champagne.
Bref nous aurions pu vivre cet anniversaire comme tout un chacun.
Au lieu de ça, je suis seul.
Je pense, entre mes larmes, à toi, à nous et à ta maman.
Je suis très malheureux car tu me manques de plus en plus.
Bientôt 4 ans sans t’entendre rire, sans te voir, sans te toucher, sans t’embrasser, sans te serrer dans mes bras.
Personne ne peut savoir ce que je ressens.
Personne ne peux se mettre à ma place.
Ma douleur, je suis seul à la supporter et ce sera comme ça jusqu’au moment où moi aussi j’irai te rejoindre.
La vie ne m’a pas fait de cadeau avec le décès de ta maman, celui de ton parrain et le pire : le tien. C’est pour cela qu’elle ne m’intéresse plus et que je n’y tiens plus.
Je survis pour ton frère, pour ne pas le laisser lui aussi seul, mais j’en ai un peu marre.
Je me souviens, il y a 35 ans, de ce merveilleux bébé dans son couffin, puis de tes anniversaires. Nous n’en avons manqué qu’un seul, quand tu étais en Australie.
C’était des pures moments de fête, alors que désormais c’est d’une tristesse à faire pleurer.

lundi 5 novembre 2018

Interview de Patrick Jardin, père d’une victime du Bataclan : « Ces morts auraient pu être évités et trois ans après rien n’a changé »


 



Patrick Jardin a perdu sa fille Nathalie dans le massacre du Bataclan.


Le Monde a consacré un article à sa « haine », le journaliste Claude Askolovitch l’a qualifié d’homme « qu’on ne peut pas aider » parce qu’il refuse de se soumettre au discours obligatoire de l’islam « religion de paix » et à l’éloge du vivre ensemble.

— Le 13 novembre, c’est la date anniversaire tragique, trois ans après, de la tuerie islamiste du Bataclan.
Votre fille Nathalie, 31 ans, éclairagiste de la salle de concert, est morte ce soir-là.
Connaissez-vous aujourd’hui les circonstances de la mort de votre fille ?

— Non. Aujourd’hui je ne sais toujours pas ni où exactement, ni comment est morte ma fille.
Je sais qu’elle avait réglé tous ses projecteurs puis qu’elle était partie à l’Opéra Rock à côté, boire un verre. Je sais aussi que dès qu’elle a entendu les premiers coups de feu elle est retournée à l’intérieur du Bataclan alors que le patron de l’Opéra Rock a tenté de l’en empêcher.
Elle lui a dit : « J’ai mes potes qui y sont, il faut que j’y retourne. »
Je crois que ce sont ses dernières paroles.

— Qui était Nathalie ?

— C’était une fille brillante et passionnée avec un cœur énorme.
Elle a eu son bac S avec mention, elle a fait l’EFAP, l’école des attachés de presse, puis un doctorat de communication et enfin une école d’ingénieur lumière.
Elle était passionnée par son boulot et par la musique.
Elle était joyeuse, drôle, entière, elle savait ce qu’elle voulait.
Ma fille était quelqu’un de formidable.

— Tout au long de cette nuit de cauchemar et le jour suivant, vous avez cherché votre fille sans relâche.
Le lendemain dimanche, alors que vous n’avez toujours aucune information de toute la journée, vous vous trouvez fortuitement en présence du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.
Vous dites : « Ce jour-là j’aurais dû mettre mon poing dans la figure de Valls. »