dimanche 2 juillet 2017

Loire : finalement, le maire de Lorette retire son arrêté «anti-burkini»

Le 02/07/2017
 
 
 
Le règlement intérieur du nouveau parc de loisirs des Blondières, à Lorette (Loire) interdisait le port du voile et du burkini. (Illustration)
(AFP/Fethi Belaid.)
 
02 juillet 2017, 12h46 | MAJ : 02 juillet 2017, 12h49
 
L'interdiction de Gérard Tardy visait le port de «(...) monokini, burkini, voile dissimulant partiellement ou totalement le visage, combinaison» autour d'un plan d'eau.
 
En interdisant le voile et le burkini autour d'un bassin de baignade communal, le maire de Lorette, dans la Loire, avait provoqué l'ire des associations luttant contre les discriminations.
Gérard Tardy a finalement décidé de retirer son arrêté polémique, rapporte dimanche «France Bleu Saint-Etienne Loire».
L'annonce a été faite samedi par l'avocat de l'édile.

Affiché à l'entrée de ce plan d'eau, depuis son ouverture le 24 juin dernier, l'arrêté de Gérard Tardy, qui n'a pas été soumis à l'approbation du conseil municipal, proscrivait «(...) monokini, burkini, voile dissimulant partiellement ou totalement le visage, combinaison», selon un correspondant de l'AFP.
 Il était accompagné d'un pictogramme représentant la tête d'une femme vêtue d'un voile, barrée d'un trait rouge.



Des associations avaient porté plainte pour discrimination

Au moins quatre associations avaient porté plainte pour discrimination.
La Fédération nationale Maison des Potes-Maison de l'Egalité avait saisi d'une plainte le procureur de la République de Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld.
De leur côté, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ou encore l'Association d'aide administrative, sociale et de lutte contre les discriminations (ADASLCD) avaient indiqué avoir saisi le tribunal administratif de Lyon, qui était censé examiner lundi, dans le cadre d'un référé-liberté, leur demande d'annulation de l'arrêté polémique.

Certaines poursuites judiciaires seraient maintenues, selon «France Bleu».
 «Le délit de discrimination a bien été commis et pour cela le maire devra être sanctionné», explique la Maison des Potes à la radio.
Le maire de Lorette avait déjà fait parler de lui l'an dernier.
En juin 2016, Gérard Tardy avait utilisé les panneaux à messages de la mairie pour inviter ses administrés qui suivaient le ramadan à le pratiquer «sans bruit».
 «La République se vit à visage découvert», avait-il encore fait écrire.

leparisien.fr avec AFP

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