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lundi 7 mars 2016

« J’veux la tête de Marine rangée, découpée dans un sac » : relaxe judiciaire !


 


Le 07/03/2016


Il est des appels au meurtre qui laissent muette la justice. Il est des laxismes judiciaires qui en disent long sur l’état d’une démocratie.

 Des laisser-faire et laisser-dire qui servent des causes pour se transformer en permis de tuer.
 Les rappeurs Rémy et Poposte ont été jugés la semaine dernière au tribunal correctionnel d’Angoulême après avoir mis en ligne deux clips dans lesquels ils déversaient leur haine envers la police et Marine Le Pen.
Extraits choisis : « Tirs à vue sur les porcs. Kalachnikov, condés, mange tes morts », « Toujours le sourire quand un flic crève », « J’aime quand un flic va à l’enterrement d’un de ses collègues », mais aussi « J’veux la tête de Marine rangée, découpée dans un sac ».
Quelques mois après les attentats de Charlie, pas malin, mais pas bien grave non plus (apparemment) car les deux jeunes de 19 et 25 ans ont été relaxés du délit de provocation et condamnés pour apologie de crime ou délit et injure publique à… 500 euros (!) d’amende avec sursis chacun.
Pour afficher un sourire et le chanter quand un « flic crève » après les avoirs traités de porcs, l’amende est bon marché.
 Les magistrats d’Angoulême ont dû hésiter entre les priver de dessert ou leur infliger une fessée cul nu (mais trop traumatisant) : ils ont opté pour un stage de « citoyenneté » à leur encontre.
Aux armes les deux citoyens en herbe, mais sans kalachnikovs.
Pas bien.
Et comme, ce mercredi de mars, c’était jour de soldes au tribunal correctionnel d’Angoulême, la plainte de la présidente du FN, qui s’était portée partie civile, a été déclarée irrecevable.
Vouloir découper la tête de Marine Le Pen, rêver de la voir « rangée dans un sac «  : pas grave.

L’apologie de la haine est ainsi banalisée.
Légitimée par des décisions de justice qui, au nom de la liberté d’expression, ne visent qu’à laisser s’exprimer une haine fanatique envers un parti politique français devenu le premier de France. Marine Le Pen est une « salope fascisante » façon Bedos (relaxe), un « étron fumant » selon Ruquier (relaxe), l’ennemi à abattre d’Estrosi pour 2017 ou « la truie » à qui l’on peut vouloir « briser les os » pour un conseiller municipal Front de gauche.

Mais ne vous avisez pas de caricaturer un ministre de la Justice qui joue de sa couleur comme d’un étendard, quand Daech peut s’en prendre directement au FN, menaçant un parti politique et ses électeurs de crimes barbares, sous les rires et les sarcasmes des députés de gauche.
 Crucifixion médiatico-politique assurée.
C’est la liberté d’opinion sous le prisme de la pensée unique.

L’embryon d une dictature qui désigne son ennemi politique et manipule ses institutions.

 La balance de la justice lestée du poids de la stigmatisation haineuse de son Premier ministre.

La démocratie française est morte ?

Vive la liberté d’expression à géométrie variable !

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