dimanche 22 mars 2015

Coucou la revoilà !


 
 
Le 22/03/2015
 
Qui donc ? La croissance ? La joie de vivre ?

 La végétation frémissante sous les derniers frimas de l’hiver, aux bourgeons turgescents et aux odeurs de printemps ?
 Que nenni.
Celle qui revient, c’est la circulation alternée !
Habitants de la campagne, passez votre chemin !
 Vous profiterez du soleil de ce dimanche pour parcourir les chemins creux et y cueillir primevères et autres fleurs sauvage pour orner votre table de Pâques.
 C’est à Paris et dans les grandes villes que la question se pose.
En cause, l’augmentation de la pollution atmosphérique, un phénomène qui semble indéniable à certaines époques, que tout un chacun ressent.
 Au-delà des chiffres plus ou moins suspects publiés par les pouvoirs publics, arrivez donc à Paris par le tunnel de Saint-Cloud.
À cela, un seul responsable : la voiture !
 La voiture est polluante, surtout si elle est diesel.
 Ça tombe bien : le diesel représente 80 % du parc automobile.
 La raison ?
 Une consommation moindre, un rendement supérieur, la possibilité de conduire à bas régime sans à-coups, une fiscalité du carburant plus attrayante.
 Mais puisqu’on vous dit que le diesel pollue !
Mais attention, c’est uniquement le diesel des voitures particulières, mettez-vous ça dans la tête !
Ceux qui se souviennent des années 70 savent que le moteur diesel d’une Peugeot 508 n’a rien à voir avec celui de son ancêtre la 504
Le vieux était bruyant, polluant, dégageait une fumée noire à froid ou à chaque accélération, et gare à l’imprudent qui restait derrière le véhicule en espace confiné !
 Le jeune pollue moins que son homologue à essence !
 Il ne produit plus de particules fines, qui sont arrêtées par des filtres performants et efficaces.
Alors nos édiles, convaincus que ce satané moteur diesel est responsable de tous les malheurs du monde, nous vendent une soupe pas très claire : transports en commun, circulation alternée et « modes de déplacement doux ».
Pour les premiers, il semble que madame Hidalgo n’ait jamais circulé à vélo derrière un bus !
 Elle aurait pu s’apercevoir qu’un bus, non content de griller les feux rouges, est une puanteur absolue et dégage une fumée noire à chaque redémarrage.
Sans compter les bouchons qu’il provoque, qui génèrent de la pollution.
Cela semble déjà trop compliqué à comprendre.
Pour la circulation alternée, il semblerait (prudence !) que la circulation automobile soit responsable de 20 % de la pollution urbaine.
Si l’on considère que, dans ces 20 %, figurent bus, livreurs, taxis, véhicules prioritaires, de secours et de ministres, que reste-il à qui il faut interdire la circulation un jour sur deux ?
 Bref, s’attaquer aux vieux chauffages au mazout, ou penser que les nuages polluants en provenance d’ailleurs peuvent arriver au-dessus de nos têtes semble trop demander à nos édiles.

Quant aux déplacements doux, c’est encore une lubie de la bobocratie qui aime circuler, sous le soleil, juché sur un Vélib’ fabriqué en Chine par un petit esclave…

Pauvre Bobo, qui ne comprend pas que la question relève avant tout de la psychanalyse : dans le cortex préhistorique gauche du politicien, la voiture est l’image du bourgeois.

 Qu’elle soit devenue la raison de vivre du prolo n’y change rien.

Cette obsession anti-voiture associée à l’adoration du transport en commun (pour le peuple !) n’a pas d’autre explication rationnelle.

Le malheur, c’est qu’elle empêche tout débat sérieux, objectif et argumenté sur la place de la voiture dans nos villes, sans parler de la sécurité routière.

 Chantal Perrichon et Emmanuelle Cosse promues au rang d’experts ès transports, autant confier à Patrick Balkany une mission sur la moralisation de la vie politique !

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