Translate

Affichage des articles dont le libellé est indignité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est indignité. Afficher tous les articles

mardi 14 mai 2019

Rubrique : marche à l’ombre


En général, je regarde les retransmissions des cérémonies militaires dans la cour des Invalides.

Toujours avec cette impression d’être parmi les miens, affaire de matrice culturelle liée à l’enfance et d’éducation, celle qui ne s’apprend pas.

Grandissant de ville de garnison en ville de garnison, et passant les vacances d’été dans des maisons habitées par le souvenir des tués à l’ennemi, on comprenait très vite les notions de devoir et de sacrifice.
Même si, un peu inquiet, on trouvait que nos prédécesseurs avaient quand même mis la barre très haut.
l’Histoire, les idées et le destin feront emprunter des chemins évitant l’inconfort de la tragédie.
Mais il y a une chose que j’ai apprise : on n’échappe pas à ce qu’on est.
Je sais que je suis de mon enfance et par conséquent je n’exige de personne de partager les émotions que je ressens.
J’ai donc, la gorge nouée, regardé l'hommage national à Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello dans cette cour baignée de soleil.
Assisté bouleversé à l’arrivée des deux cercueils recouverts du drapeau de mon pays, au son de « La marche des soldats » donnée par le bagad de Lann Bihoué.
Et pourtant, je n’ai pu m’empêcher quelques instants auparavant lors de l’arrivée des officiels de la bande d’Emmanuel Macron de ressentir brutalement le sentiment de leur illégitimité à être là.
Allez, pour ne pas perdre de temps, on ne nommera personne de la brochette de ces gens qui ridiculisent leurs fonctions depuis tant de mois.