En
2017, une majorité d’électeurs a cru faire un choix, et sans en prendre
conscience, ils en ont fait un autre.
Au second tour de l’élection
présidentielle, beaucoup de Français ont cru repousser une idéologie
dangereuse et un parti incapable de gérer efficacement le pays, cru
choisir celui qu’ils imaginaient être le plus compétent.
Venu de la
gauche, son parcours, ses priorités, et sa capacité de rassembler des
hommes et des femmes de gauche comme de droite, de la société civile,
enfin (!), avaient fait naître la grande illusion d’un gouvernement qui
allait privilégier le réel et l’intérêt général plutôt que l’idéologie
et ses obsessions ou ses fantasmes.
De nombreux électeurs de Fillon s’y
sont laissés prendre et continuent parfois à baigner dans cette
imposture entretenue par des médias complices.
Or, rarement un pouvoir,
dans notre pays, n’aura été autant pétri d’idéologie.
Il ne s’agit pas de libéralisme comme certains le disent.
Le
libéralisme n’est pas une idéologie car il a trop de visages parfois
opposés.
Le libéral-conservatisme ou ordolibéralisme n’est pas le
libertarianisme.
Macron n’est pas libéral.
Le maintien d’une dépense
publique énorme, le choix de prélèvements obligatoires très élevés, le
développement de lois restreignant la liberté d’expression et
l’application de plus en plus sévère de celles-ci par la justice,
l’absence de véritable séparation entre les pouvoirs, sont aux antipodes
du libéralisme.
Les cadeaux fiscaux faits aux très riches compensés par
de la redistribution envers les plus « fragiles », mais au détriment
des classes moyennes, c’est le contraire de la politique libérale la
plus fréquente.
Les Français, malgré eux ont installé une idéologie
mortifère aux commandes de leur pays : le progressisme mondialiste,
cette pensée qui ne correspond qu’à une caste aussi puissante qu’elle
est faible en effectifs.