Rond-point de Perrin aux Abymes, Guadeloupe, le 17 novembre 2021. (Photo CARLA BERNHARDT/AFP via Getty Images)
Le mouvement social en Guadeloupe contre l’obligation vaccinale des soignants a dégénéré vendredi 19 novembre, avec la poursuite du blocage du réseau routier et l’annonce de la fermeture de nombreux établissements scolaires, à la suite d’une nuit émaillée de violences urbaines.
Cellule de crise et renforts policiersRoutes et accès au CHU bloqués, mais aussi immeubles, véhicules
incendiés, écoles fermées : la mobilisation anti-pass sanitaire et
vaccin contre le Covid-19 dégénère en Guadeloupe et le gouvernement
hausse le ton en annonçant l’envoi de 200 policiers et gendarmes.
Ces renforts seront sur place « dans les prochains jours », ont annoncé les ministres des Outre-mer Sébastien Lecornu et de l’Intérieur Gérald Darmanin, en condamnant « avec la plus grande fermeté les violences qui se sont déroulées ces dernières heures en Guadeloupe ».
La préfecture a activé une cellule de crise depuis 08H00 (13H00 à Paris) vendredi.
La mobilisation lancée il y a cinq jours par un collectif
d’organisations syndicales et citoyennes contre le pass sanitaire et
l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19 se double
désormais de violences commises par des émeutiers.
Des dégradations sur le patrimoine privé et public
Selon une source policière, une ou plusieurs « bijouteries ont été pillées et brûlées ». Des poubelles ont aussi été enflammées à Pointe-à-Pitre où les forces de l’ordre ont essuyé « des tirs de mortier et projectiles ». « Quelques policiers ont été blessés par des jets de pierres sans trop de gravité ».
Après une nuit particulièrement violente, les écoles sont restées
fermées vendredi en raison de très nombreux barrages routiers. Devant le
CHU, les seuls véhicules autorisés à entrer restent les ambulances.