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mercredi 18 mars 2020

Avec l’impression 3D, ils sauvent des malades du coronavirus puis sont menacés d’un procès



 

 Objetconnecte.net
18 mars 2020

Une entreprise médicale menace d’intenter un procès à des volontaires italiens qui ont réalisé par impression 3D des valves ayant permis de sauver plusieurs malades du coronavirus.
 
Normalement, l’entreprise vend la valve au prix de 10 000 euros.

Avec la technique des volontaires, le coût de production ne dépasse pas 1 euro l’unité.
Arguant d’une violation de sa propriété intellectuelle, le fabricant veut porter l’affaire au tribunal.

Les valves imprimées en 3D qui ont sauvé des vies face au coronavirus 

En Italie, un hôpital s’est récemment retrouvé à court des précieuses valves, essentielles pour traiter patients atteints du Covid-19. Or, son fournisseur habituel n’a pas pu en livrer de nouvelles dans les délais souhaités.
Cristian Fracassi et Alessandro Ramaioli ont alors proposé d’imprimer des répliques avec l’imprimante 3D de leur startup Isinnova.

Après le cœur en 3D, la technique s’immisce ainsi petit à petit dans le domaine médical.
Toutefois, quand le duo a demandé les plans au fabricant, celui-ci a refusé.
Pour gagner du temps face au coronavirus, ils mesurent alors eux-mêmes les valves et impriment en 3D trois versions différentes.
Jusqu’au 14 mars, la méthode a déjà permis de sauver 10 malades.
Ce tweet donne un meilleur aperçu des valves :
Complimenti a Cristian Fracassi, @temporelli73 e tutte le persone che lo hanno aiutato nella impresa di stampare in 3d le valvole mancanti per i respiratori dell'Ospedale di Chiari a Brescia.
(qui l'articolo completo https://t.co/QYZu6x9X1T) #SolidarietaDigitale #iorestoacasa
— Paola Pisano (@PaolaPisano_Min) March 15, 2020

Les menaces de l’entreprise de fabrication 

Non contente d’avoir refusé d’aider l’hôpital, le fabricant menace maintenant de porter plainte contre Fracassi et Ramaioli.
De fait, il reproche aux deux hommes d’avoir violé leurs brevets sur le design des valves.
Pour leur défense, les deux collègues ont rappelé qu’ils ont fait ce travail en tant que volontaires. Ainsi, ils n’entendent pas profiter financièrement de leur trouvaille.
Dans une publication sur Facebook, Fracassi souligne également que c’est une question de vie ou de mort pour les patients concernés.
Le temps nous dira si l’entreprise met à exécution ses menaces.
En attendant, les valves imprimées en 3D continuent de sauver des vies alors que le coronavirus a déjà touché 204 404 personnes dont 8 232 sont mortes.

De son côté, l’impression 3D ne cesse d’étonner dans le secteur médical.

news-republic

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