samedi 28 mars 2020

Lettre ouverte d'un grand père au clone* qui nous sert momentanément de président

 
 Gabin, le «vieux» au cœur tendre
Gabin
*  (NDLR)  j'ai d'autres qualificatifs qui me viennent à l'esprit, mais ne voulant pas surcharger la justice en ces temps de grand chaos, je les garderai pour moi .
 
 
Mr le Président,

 C’est avec émotion dans le plus grand confinement que je me permets de vous écrire cette lettre, que vous lirez peut-être, à moins que qu’un de vos conseillers ne la jette au panier, mais en même temps cela ne fera rien au contenu dont je souhaite vous faire part.

L’épidémie fait rage dans notre pays et sur le sol de la patrie, ce sont des milliers et des milliers de femmes d’hommes et d’enfants qui vont y laisser une vie parfois à peine commencée, comme cette jeune fille de seize ans jeudi 26 Mars.

 L’épidémie fait rage dans le monde, et ce sont des centaines de milliers et de millions d’êtres humains dont la vie sera volée dans la période sans que « nous n’y puissions rien ».
Chez nous, vous avez décidé coute que coute, de ne rien faire de très sérieux depuis fin Janvier, obnubilé par des élections locales dont le résultat n’a aucun sens compte tenu du contexte dans lesquelles elles se sont déroulées.
Un ami à moi qui était accesseur dans un bureau de vote vient de décéder du covid, 17 jours après avoir fait son devoir, parce comme vous disiez il n’y avait « aucun risque ».
Mon ami de 50 ans ne peut pas vous en tenir rancune. Moi si.
Chez nous, alors que ma fille qui est infirmière était en grève mais continuait de soigner aux urgences dans son petit hôpital de sous-préfecture.
 Je dois vous avouer aussi qu’elle et ses collègues défilaient souvent dans les rues à grand bruit pour obtenir des moyens pour sauver les vies.
Ma fille est parfois insoumise et turbulente, mais c’est une bonne professionnelle de la santé et elle ne ment pas sur les besoins pour assurer sa mission.
Vous avez choisi de ne pas les écouter, et souvent de les faire frapper et gazer par vos policiers, les mêmes que ma fille et ses collègues essaie de sauver de la mort virale aujourd’hui.
Vous voyez ma fille n’est pas rancunière. Moi si.

Ma nièce est « maman seule » elle est « hôtesse de caisse » elle gagne 900 euros par mois dans le grand magasin des champs.
La pitchoune est à son poste de travail depuis le premier jour.
De toute façon elle n’a pas le choix, son directeur a indiqué, m’a-t-elle dit, que s’il y avait trop d’absences le magasin fermerait, vous savez chez nous, l’emploi ne se trouve pas en traversant la rue, et quand on a deux enfants, la question du volontariat se pose autrement.
Mais là je suis rassuré, hier soir au dixième jour d’après, le Directeur vient leur donner un masque chirurgical pour 6 heures de travail effectif, elles auront peut-être des gants demain, il y en avait en stock mais tout à été vendu dès le premier jour.
Une de ses collègues est morte aujourd’hui.
Elle ne pourra pas être rancunière. Moi si.
Ce matin je suis sorti lorsque le camion de ramassage des poubelles passait, j’ai salué les deux agents qui faisaient leur métier, nous nous connaissons bien depuis le temps, j’ai vu dans leur regards l’inquiétude, ils restaient silencieux, les yeux baissés, un d’entre eux me dit de loin que le papa du second avait été tué par le COVID dans son EPHAD, seul.
Il y a quatre jours j’ai vu le facteur qui passait vite, avec son vélo électrique, il n’avait pas de masque, mais en même temps, son directeur lui avait dit qu’il n’en avait pas besoin.
Je ne l’ai pas vu depuis…Mais ce sont tous sont des braves gars Mr le Président, ils ne sont pas rancuniers. Moi si.
Ma fille cadette est enseignante, et depuis que vous avez décidé de fermer les écoles, le collèges et les lycées, elle organise les cours à distances, rassure les parents, co-organise l’accueil des enfants des soignants dans les locaux, et tient des permanences physiques pour ceux-ci, c’est beaucoup de travail, mais elle ne se plaint pas, sauf peut-être quand votre porte-parole la traite de fainéante et lui demande d’aller ramasser des fraises dans le Lot et Garonne .
Mr le Président je dois vous dire que ma deuxième fille est parfois rancunière, Moi aussi.
Quant aux fraises dans le Lot et Garonne, ne comptez pas sur moi non plus Mr Le Président, pas parce que je n’aurais pas de respect pour les agriculteurs en question, mais parce qu’il fut une époque où mon grand-père saisonnier de son état se louait aux propriétaires fraisiers des environs et cela faisait « la paye de la saison » comme il disait.
Et puis un jour, on l’a renvoyé chez lui, parce que d’autres êtres humains avaient été recrutés pour moins cher par le propriétaire fraisier, comme des milliers d’autres il est rentré chez lui le « béret bas » et sans le « sou » à mettre sur le bahut de la cuisine.
Mon Grand-père n’en voulait pas à ces « autres » mais à celui qui pour gagner plus, avait fait venir de nouveaux bras qui avaient eux, et leurs familles aussi besoin de manger.
Mon grand Père ne leur en voulait pas parce que chez nous, lorsque quelqu’un a faim on ne regarde jamais la couleur de son ventre, il y a toujours une assiette en trop à table au cas où….
Alors aujourd’hui, il faudrait parce que on nous dit de le faire, et aller suer chez les petits enfants des mêmes propriétaires qui ont tués la main d’ouvre locale pour grossir leurs marges ?
Comme on dit « il peut pleuvoir de la merde ! ».
Vous allez me dire que je suis rancunier. C’est vrai.
Chez nous on dit que « d’un âne on n’en fera jamais un cheval de course… »
Soyez rassuré vous n’êtes pour moi ni l’un ni l’autre, quant à la bande de zozo-boutonneux et de techno-punks qui vous accompagnent , ma mère aimait à dire des incapables « c’est quand ils voient des couilles qu’ils disent que c’est un mâle », mais en même temps, elle était un peu rancunière, et en bonne fille de la campagne savait que les brouettes ne sont bonnes qu’à être poussées comme vous, dehors.

Ne croyez pas Monsieur le Président à notre considération et à notre confiance ni dans cette période, ni dans celle du jour d'après.

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2 commentaires:

  1. Totalement d'accord avec vous. Il faut que le dégagisme continue, MACRON, tout ses perroquets et la bande qui l'entouré.
    Christian PURGUES

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  2. BIEN VU ON VA TOUS Y PASSER MARIE JEANNE

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