mercredi 6 juin 2018

L'Espagne deviendra-t-elle la nouvelle Italie ?



L’Espagne sera très vraisemblablement la « nouvelle Italie » ! Quelle ville de la Côte andalouse va devenir la « nouvelle Lampedusa » ? Cadiz, Almeria, Motril, Malaga ?


En 2017 la progression des migrants venus d’Afrique a été spectaculaire, plus de 185% : 18.000 ont franchi, officiellement, les frontières et Cadiz est actuellement la favorite avec plus de 6000 clandestins, suivie par Almeria, pas loin de 6000 également, puis vient Motril, environ 4000, devant Malaga (2500).

Les arrivées de « mineurs » non accompagnés ont augmenté de 240%, par rapport à 2016.
Les centres de rétention sont tous en surplus et les conditions deviennent abominables.
Et c’est en cette période critique que l’Espagne subie une décomposition totale de sa politique gouvernementale.
Alors qu’elle aurait un urgent besoin d’un gouvernement fort et majoritaire, le Parti Populaire de Mariano Rajoy disparaît momentanément de la scène politique, et c’est le socialiste Pedro Sanchez qui le remplace, grâce à l’appui des partis indépendantistes, et qui va devoir faire face à la plus grave crise de ses prochaines années : l’invasion des « migrants » clandestins !
Jusqu’à aujourd’hui, le pays a été confronté à une migration de passage, il était une porte ouverte vers l’Europe.
Demain cette migration de centaines de milliers d’Africains ne pourra pas poursuivre son chemin plus avant, elle stationnera sur le territoire espagnol, même si les conditions d’accueil ne lui sont pas des plus favorables.
Pourquoi cette « invasion migratoire » paraît inévitable ?
La réponse est simple : le nouveau gouvernement italien, avec son ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, qui les a prévenu : « Préparez-vous à faire vos valises », va non seulement fermer les portes de l’Italie à l’immigration clandestine mais probablement renvoyer vers leurs pays sans doute pas 500.000 clandestins, comme annoncé, mais plusieurs milliers.
D’un autre côté, en Libye, les quatre partis concernés par le pouvoir ont conclu un accord de futur gouvernement, après des élections prévues en décembre 2018.
Dès lors, et si les groupes djihadistes sont mis « hors la loi », les portes seront également fermées à la migration clandestine.
L’Algérie, comme on le sait, n’hésite pas à renvoyer « manu militari » et au-delà de ses frontières saharienne, tous les migrants qui réussissent à pénétrer son territoire et les abandonne dans le désert. Quant à la Tunisie, elle connaît aujourd’hui une crise gouvernementale qui ne peut que s’aggraver.
Le seul chemin désormais accessible, pour les « migrants » africains, reste donc celui traversant la Mauritanie et le Maroc et parvenant aux frontières espagnoles.
Est-ce que l’Espagne est prête à redevenir, dans les prochaines décennies et pour quelques siècles (711/1492) une « nouvelle Al-Andalus » ?

Si ce n’est pas ce destin qu’elle souhaite, cela nous en sommes convaincus, mais il lui faut alors prendre impérativement des mesures de protection des frontières absolument draconiennes.

Est-ce qu’un gouvernement de gauche aura cette volonté ?

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