jeudi 20 octobre 2016

Mr le ministre Tayeb Zitouni, vous êtes si fier de l’Algérie, pourquoi vos concitoyens sont si nombreux à fuir vers l’ex-colonisateur ?

Le 20/10/2016
 
 
journaux-toussaint-rouge

Publié par Manuel Gomez le 20 octobre 2016


Les autorités algériennes s’offusquent et s’irritent dès qu’on leur rappelle les crimes commis par certains d’entre eux lors de ce que l’on nomme à présent « la guerre d’Algérie ».

Le leader du FLN, Ferhat Abbas, n’a pas hésité à s’écrier : « La France a commis un crime : elle a livré le peuple algérien aux tueurs et aux assassins… » (El Watan du 19 octobre).
Ne l’oubliez pas !
 
Non ne l’oubliez pas, Tayeb Zitouni, ministre des moudjahidines, quand vous estimez que « certains politiques français ont encore la nostalgie de l’Algérie française », en rappelant les propos, jugés par vous dégradants, du président de l’Association française des victimes du terrorisme, qui avait qualifié l’attentat à la bombe du Milk Bar, à Alger en 1956, d’acte terroriste, lors de l’hommage rendu le 19 septembre par François Hollande, aux Invalides.
Que cela vous plaise ou non, c’était un acte terroriste.
Vous rappelez que la première à avoir réagi, en qualifiant ces propos d’insupportables, de dégradants et de moralement infamants, c’est Zohra Drif !
 Rien d’étonnant à cela, n’est-elle pas cette terroriste qui, en compagnie de Djamila Bouhired, a posé cette bombe au Milk Bar (cité ce jour-là par Guillaume Denoix de Saint-Marc) dans l’unique but de tuer des enfants et des femmes ?
 
Ce terrorisme qu’ils ont pratiqué est, par eux, considéré comme de glorieux faits de guerre commis dans le but d’obtenir l’indépendance de leur pays.
Mais il existe une différence entre une guerre et des attentats terroristes.
Dans une guerre des armées, des combattants se massacrent avec tous les moyens en armement mis à leur disposition afin d’éliminer le plus d’ennemis possible.
Quand le 1er novembre 1954, le caïd Ben Hadj Saddok, le jeune instituteur Guy Monnerot plus une dizaine de personnes trouvent la mort, ce n’est pas la guerre, c’est du terrorisme !
Voici une longue liste des crimes terroristes commis par les Algériens :

  • Le 20 août 1955, à El Halia, 64 enfants, femmes et vieillards massacrés.
  • Le 30 janvier 1956, à Sétif, toute la famille Cruet sauvagement assassinée.
  • La bombe déposée par Raymonde Peschard devant l’arrêt d’un bus de ramassage scolaire à Diar-es-Saada, ainsi que celle posée dans les mêmes conditions rue Sadi-Carnot, pour tuer « d’affreux combattants colonialistes » âgés de 8 à 12 ans.
  • La bombe déposée par Danièle Minne dans les toilettes de la « Cafétéria » et de « l’Otomatic » où se réunissaient de jeunes étudiants, des enfants venus manger des glaces et des femmes. Bilan 8 morts et 62 blessés, dont huit amputés.
  • La bombe du stade municipal lors d’un match de foot : 12 morts et 45 blessés.
  • La bombe à l’arrêt du tram, boulevard de Provence à Bab-el-Oued : 6 morts et 14 blessés.
  • La bombe posée sous l’estrade de l’orchestre Lucky Starway, au casino de la Corniche : 26 jeunes danseurs tués et plus de 50 blessés, dont 10 amputés.
  • Les 16 innocents, dont 3 femmes, enfermés dans un hangar et brûlés vifs, le 9 mars 1962 à Eckmuhl.
  • Les 79 instituteurs assassinés entre 1954 et 1962.
  • Les dizaines d’innocents séquestrés et retrouvés la peau collée aux os et totalement vidés de leur sang pour alimenter les combattants algériens.
  • Le massacre organisé le 27 mai 1957 à Melouza, un village entier rayé de la carte, 374 cadavres et 150 blessés, tous des Arabes soupçonnés par le FLN d’être des partisans de Messali Hadj.
  • Les 2885 disparus entre le 19 mars et le 30 avril 1962 en Algérie.
  • Les 3800 morts et disparus le 5 juillet 1962 à Oran.
  • Les plus de 10 000 plaintes pour assassinats, viols et vols, après les accords d’Evian.
 
Que cela vous déplaise, vous choque, vous offusque, vous irrite, c’était du terrorisme et rien que du terrorisme.
 
Vous déclarez qu’un moudjahid aurait dit : « Entre nous et la France, il y a des montagnes de crânes et des rivières de sang qu’on ne peut oublier du jour au lendemain »
 
C’est la stricte vérité, mais c’est « entre nous, les pieds-noirs et vous les terroristes, qu’il y a des montagnes de crânes et des rivières de sang qui ne pourront jamais s’oublier, ni ce jour, ni jamais ».
 
Vous êtes fier de votre révolution, affirmez-vous, Tayeb Zitouni.
 
Quand on constate le résultat, on peut bien se demander de quoi et, surtout, pourquoi, si vous en êtes si fier, vos concitoyens sont si nombreux à fuir leur pays pour se réfugier dans celui de l’ex-colonisateur si honni ?
 
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

1 commentaire:



  1. -LA VÉRITÉ BLESSE,

    -DIRE LA VÉRITÉ EN FRANCE EST UN DÉLIT :

    -ET UN TÉMOIN DE LA FAMILLE DE CELLE-CI,

    -TÉMOIGNA :


    -« Ce petit livre est destiné,

    -à rappeler les crimes de l’armée française.

    -Je dis bien de l’armée française,

    -non de quelques officiers.

    -Même si la majorité de l’armée a occupé le terrain,

    -plus qu’elle n’a torturé ou massacré [...],

    -elle n’a jamais désavoué ceux qui égorgeaient,

    -coupaient les têtes,

    -mutilaient les femmes,

    -les hommes et les enfants d’“en face”. »

    -Cet ouvrage est un document contre l’oubli.

    -À l’heure où la question de la torture pratiquée,

    -par les militaires français pendant la guerre d’Algérie,

    -revient sur le devant de la scène politique,

    -la réédition de cet ouvrage,

    -publié pour la première fois en 1975,

    -offre une nouvelle occasion de regarder la vérité en face,

    -et de reprendre un travail jusqu’à présent inachevé :

    -celui de la mémoire.

    -Document exceptionnel,

    -Les crimes de l’armée française,

    -rassemble en effet des textes,

    -émanant des autorités militaires,

    -politiques,

    -et administratives françaises,

    -et des témoignages d’officiers et de soldats.

    -Ils apportent la preuve de ces crimes,

    -dont l’armée française s’est rendue coupable en Algérie,

    -mais aussi en Indochine,

    -et dont les responsables ont tous été amnistiés,

    -sans avoir même jamais été sérieusement inquiétés.

    -Algérie, 1954-1962

    -Pierre VIDAL-NAQUET

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