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vendredi 18 avril 2025

J.-N. Barrot accueille M. Rubio à Paris : un match révélateur… et cruel

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Le premier lutte contre la « désinformation », le second contre la censure... Deux profils que tout oppose. 

Pour gérer les affaires étrangères de leur pays, les Américains peuvent compter sur Marco Rubio. Les Français ont… Jean-Noël Barrot. Les deux hommes se rencontrent donc à Paris, ce jeudi 17 avril, officiellement pour parler de la guerre en Ukraine, sous l’égide du président de la République Emmanuel Macron. Jean-Noël Barrot faisait sans doute un peu pâle figure. Car pour le match Barrot-Rubio, que tout oppose, il n’y a pas photo…

Barrot, 41 ans, s'agite pourtant et joue les chevaliers blancs de la lutte contre la désinformation : « La désinformation est devenue une véritable arme de guerre », lançait-il, le 29 mai dernier, devant le Sénat. Il justifie et soutient activement toutes les politiques liberticides de l’UE. Et menace en permanence les réseaux sociaux, en commençant par celui de Musk. Une irrépressible envie de censure, voisine de ce que Muray appelait « l’envie de pénal ».


Pour Rubio, l'Europe s'en prend à la liberté d'expression

Rubio, 53 ans, qui effectue sa première visite officielle en France, mène le combat opposé… Ce mercredi 16 avril 2025, juste avant de sauter dans un avion pour la France, le missi dominici de Trump a pris une décision majeure. Il a fermé purement et simplement le Service américain de lutte contre la manipulation de l'information et les ingérences étrangères (Counter Foreign Information Manipulation and Interference). Tant pis pour les cris d’orfraie de la gauche américaine. Explication de Marco Rubio lui-même, dans un communiqué repris notamment par France 24 : « Sous l'administration précédente, ce service, qui coûte chaque année plus de 50 millions de dollars au contribuable, a dépensé des millions pour faire taire les voix d'Américains qu'il était censé défendre. » Dans la droite ligne du célèbre discours de J.D. Vance à Munich, Rubio accuse l’Europe de s’en prendre directement à la liberté d’expression. « Si un pays, ou un groupe de pays dans le cas de l'UE [...], s'en prend à des Américains pour leurs propos, ça devient une source d'irritation pour les États-Unis et même plus que ça. » Ce 17 avril, Rubio est venu à Paris parler de l’Ukraine, mais il va aussi aborder la fameuse liberté d’expression... en France. « Vous allez voir que nous continuons à mettre l'accent là-dessus dans notre diplomatie », a-t-il lancé, avant son départ.

L’administration américaine est sur la même ligne. Cinq jours avant la suppression de la chaîne du groupe Bolloré C8, J.D. Vance, dans son fameux discours de Munich, avait lancé, exemples à l’appui : « Dans toute l’Europe, je crains que la liberté d’expression ne soit en recul. »

Réplique fulgurante, à l’époque, de Jean-Noël Barrot, l’un des principaux avocats du dispositif de censure mis au point par l’UE : « S’agissant de la vie démocratique, chacun chez soi. Merci, au revoir ! » Il ajoutait, dans un contresens savoureux : « Plutôt que de regarder la paille dans l’œil de son voisin, regardons la poutre qui est dans le nôtre. » Bien vu ! La poutre enfoncée dans l’œil de ce représentant du pouvoir français lui masque en effet la vue sur la liberté d’expression...

Que pensera Rubio du ministre Barrot, ridiculisé par l’Algérie ? Tous deux incarnent parfaitement la renaissance américaine, pour l'un, et le mal français, pour l'autre.


La religion catholique ne les rapproche pas non plus

mardi 8 avril 2025

Pas de visa pour les pays qui refusent leurs expulsés : Trump ouvre la voie

Gage Skidmore from Peoria- Wikimedia Commons 
 
Gage Skidmore from Peoria- Wikimedia Commons

 

 

Ce 5 avril, les États-Unis ont annoncé qu’ils annulaient tous les visas accordés aux ressortissants du Soudan du Sud. 

 

Le samedi 5 avril, les États-Unis ont annoncé qu’ils annulaient tous les visas accordés aux ressortissants du Soudan du Sud. Dans un communiqué, Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a déclaré : « Avec effet immédiat, le département d’État des États-Unis révoque tous les visas détenus par les porteurs de passeports du Soudan du Sud. »

La raison d’une telle mesure ? Les États-Unis accusent le Soudan du Sud de... ne pas reprendre ses ressortissants lorsqu’ils sont touchés par une mesure d’expulsion ! Or, selon le secrétaire d’État en charge des Affaires étrangères, « tout pays doit accepter de reprendre promptement ses citoyens lorsqu’un autre pays, y compris les États-Unis, veut les expulser ». Il indique, par ailleurs : « Il est temps que le gouvernement de transition du Soudan du Sud cesse de profiter des États-Unis. »

Bras de fer

Cette mesure et la fermeté avec laquelle le gouvernement de Donald Trump traite la question de l’immigration mettent en lumière la faiblesse de la France vis-à-vis de l’Algérie. Le constat est identique : Alger refuse de reprendre ses délinquants. La réponse est tout autre : « La France souhaite tourner la page des tensions actuelles, dans un souci d'efficacité et de résultats », a indiqué Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères en déplacement en Algérie, ce week-end.

Contrairement aux États-Unis, la France ne montre pas les muscles. Elle négocie et s’enferre dans une relation « d'égal à égal » alors que, depuis des semaines, elle est publiquement humiliée et méprisée. Dans l’émission Face à Philippe de Villiers, diffusée sur CNews le vendredi 4 avril, sans détour, l’ancien député européen a résumé la situation : « La riposte graduée, c’est la riposte coucouche panier. »