14 mai 2020 / Gaspard d’Allens (Reporterre)
Les deux mois qu’a
duré le confinement, les Françaises et les Français n’ont plus pu
sortir librement dans la nature.
Et la menace de cette interdiction n’est pas dissipée.
Cette politique a nécessité des moyens policiers démesurés, avec drones et hélicoptères, maltraitant les humains, qui ont un besoin vital d’accéder aux espaces naturels.
Pendant deux mois, les Français ont
été privés de printemps.
Assignés à résidence, les yeux collés aux écrans, ils ont été comme coupés du vivant.
Depuis fin mars, plusieurs arrêtés préfectoraux ont interdit l’accès aux espaces naturels pendant toute la période du confinement.
Finies les balades en forêt, les marches au bord de l’eau, le plaisir d’être dehors alors que les jours s’allongent et que la nature se réveille.
Au nom de la lutte contre la pandémie, les Français ont été arrachés à leurs biens communs.
Assignés à résidence, les yeux collés aux écrans, ils ont été comme coupés du vivant.
Depuis fin mars, plusieurs arrêtés préfectoraux ont interdit l’accès aux espaces naturels pendant toute la période du confinement.
Finies les balades en forêt, les marches au bord de l’eau, le plaisir d’être dehors alors que les jours s’allongent et que la nature se réveille.
Au nom de la lutte contre la pandémie, les Français ont été arrachés à leurs biens communs.
La situation se poursuit aujourd’hui.
Avec le déconfinement, le littoral reste sous haute surveillance.
Les bivouacs en montagne restent interdits en Savoie et en Haute-Savoie.
Les parcs urbains et périurbains sont inaccessibles dans les départements classés rouge.
Et ce qui a été ré-autorisé dans les départements verts reste incertain : par un décret publié le 11 mai 2020, le gouvernement permet aux préfets de réinstaurer à tout moment une réglementation identique à celle en vigueur pendant le confinement.
Avec le déconfinement, le littoral reste sous haute surveillance.
Les bivouacs en montagne restent interdits en Savoie et en Haute-Savoie.
Les parcs urbains et périurbains sont inaccessibles dans les départements classés rouge.
Et ce qui a été ré-autorisé dans les départements verts reste incertain : par un décret publié le 11 mai 2020, le gouvernement permet aux préfets de réinstaurer à tout moment une réglementation identique à celle en vigueur pendant le confinement.

- Dans les Hautes-Alpes.
À l’origine, ces mesures répondaient à l’urgence, à la nécessité d’endiguer, par tous les moyens possibles, la « vague »
qui déferlait sur le pays.
L’interdiction des espaces naturels et l’obligation de rester cantonné à un kilomètre de chez soi avaient le mérite de la simplicité.
Ces dispositions étaient facilement applicables et contrôlables.
L’interdiction des espaces naturels et l’obligation de rester cantonné à un kilomètre de chez soi avaient le mérite de la simplicité.
Ces dispositions étaient facilement applicables et contrôlables.
Et partout en France, les préfets ont serré la vis, dans une sorte de
surenchère.
Au total, plus d’une vingtaine de départements ont interdit explicitement l’accès aux espaces naturels. Dans la Meuse, les forêts ont été désertées, alors qu’elles représentent 37 % de la superficie du département.
Les autorités y ont interdit les promenades, les cueillettes et la coupe de bois.
Des activités jugées « non indispensables », même si nombre de personnes, localement, en tirent des ressources ou un moyen de chauffage.
Au total, plus d’une vingtaine de départements ont interdit explicitement l’accès aux espaces naturels. Dans la Meuse, les forêts ont été désertées, alors qu’elles représentent 37 % de la superficie du département.
Les autorités y ont interdit les promenades, les cueillettes et la coupe de bois.
Des activités jugées « non indispensables », même si nombre de personnes, localement, en tirent des ressources ou un moyen de chauffage.
