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François Teutsch
Avocat
Cette partie de la population est trop riche pour bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation.
On croyait révolue l’ère Hollande et ses riches gagnant plus de 4.000 euros par mois.
Il va falloir réviser cela, puisque le gouvernement s’apprête à alourdir la fiscalité des ménages les plus aisés.
On apprend ainsi que le 9
e décile de la population, c’est-à-dire celui situé juste en dessous de la catégorie la plus riche, connaîtra une baisse sensible de son niveau de vie dès 2018 si les mesures envisagées par
Emmanuel Macron et son gouvernement sont votées.
Et nul ne doute qu’elles le seront, compte tenu de l’incroyable nullité des députés élus en juin, dont la plupart n’entendent rien au b.a.-ba des finances publiques.
Cela concerne 2,8 millions de ménages qui gagnent entre 27.000 et 34.000 euros par an pour un célibataire, ou entre 67.000 et 86.000 euros par an pour la famille d’un couple avec deux enfants.
Des ménages aisés, donc, mais pas à proprement parler richissimes.
C’est la tranche supérieure des classes moyennes supérieures.
Elle comporte des cadres de direction, des entrepreneurs, des professions indépendantes.
En bref, des gens qui font tourner l’économie.
Contrairement au 10
e décile, elle investit beaucoup, travaille encore plus, et ne vit pas de rentes spéculatives.
Elle n’a ni yachts, ni propriétés somptueuses.
Plutôt libérale et européiste, elle a massivement voté pour
Emmanuel Macron.
Qui pourrait bien le lui faire regretter.
Cette partie de la population est trop riche pour bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation. Elle subira donc de plein fouet l’augmentation de cette taxe que les collectivités locales ne manqueront pas d’appliquer pour compenser sa suppression annoncée au profit de 80 % des ménages.