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mardi 26 mars 2019

Pour Macron les retraités sont de la chair à canon

 
 
 

mardi 26 mars

Du matraquage fiscal au matraquage tout court ?

 
Geneviève Legay, manifestante de 73 ans, victime de violence policière, est le symbole de ce qui attend, dans le monde de Macron, les retraités : à ceux qui s'opposent aux contre-réformes, il sera « sagement » recommandé de rester chez eux – sans quoi, eux aussi finiront en chair à canon.
 
Un électorat pro-Macron qui a rapidement déchanté
 
Les retraités, électorat particulièrement mobilisé, ont contribué de façon importante à l’élection d’Emmanuel Macron en 2017.
De même, au début du quinquennat, Macron a joui auprès d’eux d’une certaine popularité, l’emportant même sur le candidat de la droite, François Fillon.
Comme l’écrit Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion de l’Institut Harris Interactive, le discours idéologique centré sur les valeurs de mérite, ainsi que la promesse de mener à bien les contre-réformes a pu un temps séduire l’électorat retraité : « Le soutien était non négligeable au début du quinquennat. Il y avait un espoir des retraités. Les notions de partage de l’effort et de réussite individuelle qu’avait annoncées Macron pendant la campagne avaient été appréciées. »
Cependant, rapidement, les retraités, bien que constituant un électorat clé de Macron, ont été eux aussi la cible des contre-réformes.
Le premier coup a été porté avec la hausse de la CGS, grévant particulièrement les budgets des retraités les plus modestes, dont le revenu est inférieur à 1200 euros.
Ce coup, qui ne fut pas le premier, était loin d’être le dernier.
Après la hausse de la CSG, c’est le quasi-gel des retraites, avec la désindexation des pensions de retraite sur l’inflation, qui a heurté les retraités les plus modestes.
S’attirant la colère de nombre d’entre eux, surtout les plus précaires et suite à des mobilisations importantes des retraités, le gouvernement avait été contraint de faire marche arrière, du moins en partie.
 
La répression n’attend pas le nombre des années
 
Ce sont ces seniors justement, issus des milieux les plus populaires, qui ont été les plus mobilisés contre le gouvernement d’Emmanuel Macron – et que l’on a retrouvé sur les ronds-points et au cours de tous les actes des Gilets Jaunes, dénonçant la dégradation de leurs conditions de vie imposée par le macronisme.

lundi 10 décembre 2018

vendredi 28 septembre 2018

Champions du monde !!! « Nous sommes le pays le plus imposé de tous les pays développés »



Champions du monde !!! « Nous sommes le pays le plus imposé de tous les pays développés »



Hervé Morin a déclaré à juste titre : « Nous sommes le pays le plus imposé de tous les pays développés ! »
 
Eh oui, les choses changent et pas en bien.
Il est loin le temps où les dirigeants et autres mamamouchis mamamouchant pouvaient prendre pour exemple le cas du Danemark par exemple ou des pays « nordiques » qui payaient beaucoup plus d’impôts que nous.
Désormais, nous en payons nettement plus qu’eux, ces derniers ayant finit aussi par se rendre compte qu’il était aberrant de vouloir toujours plus d’État pour toujours plus d’impôts et que tout cela est évidemment aussi affaire d’équilibre.
Bref, non seulement c’est nous les champions du monde, mais en plus nous avons des services qui se dégradent à vue d’œil.
L’hôpital ? Merdique et sans moyens.
La médecine ? Des déserts médicaux partout.
La formation de nos jeunes ? Minable.
Nos infrastructures ?

dimanche 15 octobre 2017

Fiscalité : ces électeurs de Macron qui vont vite déchanter

 

Shutterstock

François Teutsch
Avocat 
                
Cette partie de la population est trop riche pour bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation.

On croyait révolue l’ère Hollande et ses riches gagnant plus de 4.000 euros par mois.
Il va falloir réviser cela, puisque le gouvernement s’apprête à alourdir la fiscalité des ménages les plus aisés.
On apprend ainsi que le 9e décile de la population, c’est-à-dire celui situé juste en dessous de la catégorie la plus riche, connaîtra une baisse sensible de son niveau de vie dès 2018 si les mesures envisagées par Emmanuel Macron et son gouvernement sont votées.
Et nul ne doute qu’elles le seront, compte tenu de l’incroyable nullité des députés élus en juin, dont la plupart n’entendent rien au b.a.-ba des finances publiques.
Cela concerne 2,8 millions de ménages qui gagnent entre 27.000 et 34.000 euros par an pour un célibataire, ou entre 67.000 et 86.000 euros par an pour la famille d’un couple avec deux enfants.
Des ménages aisés, donc, mais pas à proprement parler richissimes.
C’est la tranche supérieure des classes moyennes supérieures.
Elle comporte des cadres de direction, des entrepreneurs, des professions indépendantes.
En bref, des gens qui font tourner l’économie.
Contrairement au 10e décile, elle investit beaucoup, travaille encore plus, et ne vit pas de rentes spéculatives.
Elle n’a ni yachts, ni propriétés somptueuses.
Plutôt libérale et européiste, elle a massivement voté pour Emmanuel Macron.
Qui pourrait bien le lui faire regretter.
Cette partie de la population est trop riche pour bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation. Elle subira donc de plein fouet l’augmentation de cette taxe que les collectivités locales ne manqueront pas d’appliquer pour compenser sa suppression annoncée au profit de 80 % des ménages.