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dimanche 12 janvier 2025

Une aide de 2.750 euros versée par la CAF pour… des cours de vélo !

© CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris 
 
© CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris 
 
 

Ce jeudi 9 janvier, un papier de L'Est Républicain revenait sur un événement s'étant produit dans le Doubs.

 Les faits : le mercredi 8 janvier, sept femmes ont été reçues à Montbéliard, dans les locaux de la sous-préfecture, pour être honorées, car, au cours des mois passés, elles ont appris à faire du vélo. 

Une prouesse telle qu'il était impossible de se passer d'une sauterie en présence d'un parterre de fonctionnaires.

Bien que cela soit déjà ahurissant que de l'argent public soit employé pour de telles manifestations, ce n’est pas le pire dans cette histoire. Le plus beau est à venir. Figurez-vous que pour relever ce défi, les sept femmes, équipées de leurs tenues islamiques, ont été aidées par la CAF du Doubs qui leur a versé la somme de 2.750 euros. Cet argent a permis de financer cinq séances d’une heure afin qu'elles apprennent à se déplacer à bicyclette. Un besoin hautement vital !

Une aide superflue…

Ne crions pas au scandale trop tôt. Cette généreuse somme n’est pas tombée du ciel par hasard. Elles l’ont méritée ! L’Est Républicain le précise en rapportant les propos d’Aurélie Vrignaud Kakudji, la directrice de la MJC Centre social Saint-Exupéry et membre du jury qui leur a attribué cette dotation : « Elles se sont présentées à la CAF du Doubs, lors des jurys ID Habitants et elles ont obtenu la somme leur permettant de financer leur bel objectif. »

Qu’est-ce que cette aide nommée ID Habitants ? Difficile de le savoir. Le règlement intérieur d’action sociale de la Caisse d’allocations familiales du Doubs ne donne que deux indications, pour le moins vagues. Dans la case « Montant et le versement », il est indiqué : « À définir au regard du projet et des possibilités de co-financement. Des actions d’autofinancement sont exigées. » Dans celle intitulée « Modalités de mise en œuvre », ce n’est pas plus clair : « Les projets présentés par les habitants lors de jury doivent concourir à soutenir l’engagement et les initiatives des habitants dans les domaines de la solidarité, la citoyenneté et l’animation locale. » Dans quelle catégorie ont été classés les cours de vélo ? Mystère et boule de gomme.

dimanche 18 février 2024

Maraîchage bio et gaspillage : « Aujourd’hui, tout doit être standardisé »


 


Le maraîcher breton spécialisé dans le bio que Nexus a rencontré cette semaine doit régulièrement jeter de la nourriture… 

Concurrence des légumes en provenance d’Espagne, prix payés au producteur trop bas – presque en dessous du coût de revient – Dominique dresse un amer constat. 

Cette semaine, il a encore jeté près d’une tonne de potimarrons, de courges et de choux verts. Si durant des mois, il a gratuitement distribué les invendus au profit des plus nécessiteux, il ne peut plus le faire désormais : « La distribution gratuite revient à me coûter cher en temps et en argent », explique-t-il. Autre raison de ce gaspillage fréquent ?

Les conditions d’achat imposées par les centrales et les modes de consommation des consommateurs… Reportage Armel Joubert des Ouches pour Nexus



Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2024, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

samedi 1 juillet 2023

Billet du vendredi : d'Adama à Nahel, qu'est ma France devenue ?





vendredi 30 juin 2023 


Après cette troisième nuit d'émeutes en France, j'avoue avoir un sentiment très bizarre. 

Cela semble à la fois hors de contrôle et très bien organisé. 

L'on voit une foule, mais l'on n'y voit pas le soulèvement du peuple de France. L'on nous parle de "justice" ... sur fond de pillages sauvages. L'on nous parle de deuil avec une mère triomphante et radieuse. Quel est le but de tout ce cirque ?

Le 27 juin, un jeune Algérien de 17 ans, au volant d'une voiture de luxe dorée, conduit à toute vitesse sur une voie d'autobus. Deux policiers à motos lui demandent de s'arrêter, il prend la fuite et refuse d'obtempérer. Coincé dans les embouteillages, les policiers se dirigent vers le véhicule :

"Les deux policiers ont alors mis pied à terre et «crié au conducteur de s'arrêter» en se positionnant «sur le côté gauche» de la voiture, «l'un au niveau de la portière du conducteur, l'autre près de l'aile avant gauche», selon le procureur. Lors de leurs auditions, ils ont déclaré «avoir tous deux sortis leur arme» et les avoir «pointées sur le conducteur pour le dissuader de redémarrer», a-t-il indiqué. «Au moment où le véhicule a redémarré, le policier situé près de l'aile du véhicule a tiré une fois sur le conducteur», le touchant mortellement."

Une information judiciaire a été ouverte, le ministre de l'Intérieur a demandé au préfet de suspendre le policier. Et désormais, l'on nous présente un petit ange tué par un vilain flic, sans aucune raison. 

Nahel est bien connu des services de police. Il a déjà 15 mentions à son casier judiciaire. Il s'agit de plusieurs refus d'obtempérer, de conduite sans permis, de rébellion, de recel, de drogue, etc. Théoriquement, cela ne justifie pas qu'il soit abattu, mais son lourd passé à 17 ans à peine devrait en tout cas faire réfléchir au comportement des policiers, dont le but est bien de protéger l'ordre public. Mais les politiciens et sa hiérarchie ont lâché le policier, espérant le donner en pâture à la foule pour la calmer, alors que le goût du sang ne fait qu'aviver les violences. Macron, toujours prêt à renforcer les désordres, condamne même le policier avant l'enquête.

Dans le pays, les violences se diffusent comme traînée de poudre. Mais ces violences n'ont rien à voir avec une volonté de justice. Il s'agit de destruction de biens publics, de dégradation d'écoles, d'administration, de véhicules, de vols, de pillages, comme ici celui de Louis Vuitton à Paris :

L'on voit émerger deux profils : des masses "barbarisées", s'attaquant aux magasins pour prendre tout ce qu'elles peuvent dans le chaos généralisé, détruisant et brûlant tout sur leur passage comme une grande fête. Mais aussi des groupes particulièrement violents, très bien organisés et entraînés, masqués, qui ciblent certains lieux et entraînent des foules dans leur sillage. Bref, tout cela donne l'impression d'un chaos très bien organisé.

La figure sacralisée est ce petit voyou, aujourd'hui dignement représenté par sa mère en deuil.




Cette femme souffre, cela se voit, comme nous le martèle notre horde de bobos sans foi ni loi :

mardi 1 octobre 2019

Dans une plongée au cœur de la gabegie, Jean-Baptiste Léon dresse un inventaire hallucinant des pires gaspillages payés par l’argent des Français.

 
 
Des trains sans voyageurs, des musées sans visiteurs, des routes qui ne mènent nulle part…
 
 
Jean-Baptiste Leon, directeur des publications de Contribuables Associés, édite Le livre noir des gaspillages 2019.
Un ouvrage pour dénoncer les records français en termes de dépenses publiques, une gabegie financée par une fiscalité confiscatoire et depuis trop longtemps.
Retrouvez cet enquêteur sur le plateau de TV Libertés.
 
 


Voici la présentation du livre par Contribuables associés :

La France bat des records en termes de dépenses publiques.
Nos impôts, qui les financent, atteignent des taux confiscatoires car l’argent public est trop souvent jeté par les fenêtres.

Trains sans voyageurs, musées sans visiteurs, « oeuvres d’art » ineptes sur les ronds-points, ponts ou routes qui ne mènent nulle part, bâtiments surdimensionnés, privilèges exorbitants des hauts fonctionnaires ou des anciens présidents de la République.

Effectifs pléthoriques, sinécures dans l’administration et les collectivités locales, ou encore projets pharaoniques qui font flop…
Ce Livre noir dresse le tableau de 100 gaspillages emblématiques.
Ils ont coûté des milliards d’euros aux Français.

Vous apprendrez notamment que les agents de l’Assemblée nationale sont mieux payés que les députés, que les ministères adorent les logiciels fous au coût sidérant, que beaucoup de fonctionnaires font moins de 35 heures sans réelle justification.

dimanche 24 décembre 2017

Payé pendant trente ans à ne rien faire : pas belle, la vie ?


 


Richard Hanlet

Médecin

« Chez ces gens-là, Monsieur, on ne licencie pas… on paye. »
 
Débutant au siècle dernier un semestre d’externat dans un service de chirurgie, on m’expliqua qu’il n’y avait pas d’assistant (n° 2) entre le patron et les chefs de clinique.
Il y en avait bien un en titre, nommé plusieurs années auparavant selon le système en vigueur à l’époque, assez proche de celui des califats abbassides.
Mais les deux hommes se vouant une haine inexpiable depuis leurs études, le chef de service déclara dès son arrivée qu’il ne souhaitait pas le voir dans son service, lui désigna la porte et personne ne le revit plus.
Ainsi pouvait agir le seul maître à bord après Dieu dans un service hospitalier.
Mai 1968 avait bien prétendu rabattre le caquet des « mandarins », ceux-ci, en bons judokas, avaient accompagné le mouvement pour conserver des privilèges qui auraient fait rougir les nobles d’Ancien Régime.
On connaît la phrase du neveu du prince Salina dans Le Guépard : « Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. »
Statutairement, toutefois, l’assistant nommé restait fonctionnaire public hospitalier, et était donc payé en conséquence depuis des années…
On pourrait croire que, depuis la fin des Trente Glorieuses et le parachutage sur les hôpitaux d’une armée mexicaine de « gestionnaires », de telles aberrations étaient révolues.
Eh bien, pas du tout.
 
La chambre régionale des comptes de Bretagne vient de révéler qu’un chef de service nommé en 1984, « incompétent avéré » et présentant des problèmes de comportement vis-à-vis du personnel et des patients, était payé par l’hôpital depuis trente ans alors qu’il n’y avait plus aucune affectation !

samedi 13 mai 2017

Quand Edouard Philippe, sans doute futur 1er ministre, faisait jeter 8500 mousses au chocolat pour cause de gélatine de porc

   Le 13/05/2017
 

Quelque 8500 portions de mousse au chocolat, confectionnées dans les 67 cantines scolaires du Havre pour les enfants des écoles primaires et maternelles, ont été jetées, jeudi dernier, en raison de la présence de gélatine animale, notamment de porc.
La mesure a été prise à la dernière minute en raison de l’inquiétude des personnels des cuisines, car la gélatine animale utilisée pour la confection de la mousse au chocolat est souvent réalisée à base de porc, et donc interdite à la consommation par plusieurs religions.
Les desserts «peuvent à l’occasion contenir de la gélatine animale», a confirmé Philippe Brunel, directeur général adjoint au développement social et à la famille de la mairie du Havre.

«Un gâchis alimentaire et financier scandaleux»

Le conseiller municipal (PRG), Yves Bertrand, a réclamé l’ouverture d’une commission d’enquête municipale.
Pour lui, «les principes de laïcité de l’action publique, et donc de stricte neutralité dans la confection des repas, doivent aussi s’appliquer dans les cuisines municipales de l’école publique».
En clair, «la présence supposée ou avérée de tel ou tel produit dans la confection de la mousse au chocolat doit obéir à une seule règle: le respect de l’hygiène alimentaire et rien d’autre».

«Tout autre considérant relève de telle ou telle religion et appartient au domaine privé. Cela n’a donc rien à faire dans les cantines, ni dans les choix des produits, ni dans la confection des repas», a ajouté le conseiller municipal.

Il dénonce «un gâchis alimentaire et financier scandaleux au moment où les Restos du coeur et les autres associations caritatives se démènent pour aider à l’alimentation de plus en plus de nos concitoyens».

  Leparisien.fr


lundi 13 février 2017

1977-2017, quarante ans de « plans » pour les banlieues et des dizaines de milliards gaspillés

Le 13/02/2017  

2 femmes marchent dans une rue d’une ville de banlieue de Strasbourg, en Décembre 2016.

2 femmes marchent dans une rue d’une ville de banlieue de Strasbourg, en Décembre 2016. / Patrick Hertzog/AFP
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1977. Un programme « habitat et vie sociale » est lancé pour réhabiliter 53 grandes cités HLM dégradées. Les financements sont assurés dans le cadre du Fonds d’aménagement urbain (FAU).
Par ailleurs, le ministre de l’intérieur, Jean-Pierre Chevènement, annonce la création d’une police de proximité pour contrer les violences urbaines.

1981. Création des zones d’éducation prioritaires (ZEP). Objectif : lutter contre l’échec scolaire en augmentant de façon ciblée les moyens alloués aux établissements.

1983. Lancement du plan « banlieue 89 », sous la houlette de l’architecte Roland Castro, dans l’optique de désenclaver les banlieues et de rénover une centaine de cités.

1996. Alain Juppé met en place les 30 premières Zones franches urbaines (ZFU). Des avantages fiscaux sont accordés aux entreprises qui s’y installent. Et ce, dans le but de favoriser l’emploi au sein de quartiers minés par le chômage.
1999. Lionel Jospin défend un programme « de rénovation urbaine et de solidarité » : 20 milliards de francs seront investis sur six ans pour éviter la création de ghettos. En 2001, un second plan "Jospin" voit le jour : 5,4 milliards d’euros supplémentaires sur cinq ans sont débloqués.