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dimanche 24 janvier 2016

La Manif pour tous a encore frappé

                                                    
 
 
1.500.000 manifestants dans la rue, 150 000 selon le pouvoir
 
Le 24/01/2016
Les opposants au mariage homosexuel se font une place dans le paysage électoral et témoignent d'une vraie capacité de représailles à l'égard de ceux qui ont trahi leur camp.
   
Le bruit qui a entouré les dernières élections régionales, ayant surtout porté sur le Front national, a occulté un fait qui touche d’abord « les Républicains » mais qui a une portée plus large : l’échec de Dominique Reynié, que ce parti avait désigné comme tête de liste dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et qui, avec 18,8 % au premier tour, a réalisé le plus mauvais score des Républicains en France.
Professeur à Sciences Po Paris et président de la Fondation pour l’innovation politique, Reynié avait consacré la première année de son mandat à la tête de cette fondation de droite (2005) à organiser un colloque en faveur du mariage des homosexuels, ce qui avait facilité son introduction sur les plateaux de télévision.
 Puis il avait pris parti pour la GPA, proposant seulement de l’encadrer.
 Il s’était aussi manifesté comme un fervent partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
Conscient que ces prises de position passées pouvaient constituer un handicap, il tenta, au cours de sa campagne, d’en corriger l’effet désastreux et plaça quelques militants de la Manif pour tous sur sa liste, mais cela ne suffit pas : il ne se remit jamais du premier mouvement négatif que sa désignation avait suscité dans l’électorat de droite.
Sans doute la région en cause, où la gauche garde de fortes positions tandis que le FN grimpe, n’était-elle pas un terrain facile, mais dans aucune région les Républicains n’étaient tombés au-dessous de 20 %.

vendredi 9 octobre 2015

Le président des Républicains, le cul entre deux chaises

                                                    

Le 09/10/2015
Mercredi soir, la commission nationale d'investiture des Républicains a décidé d’évincer Nadine Morano de la tête de liste en Meurthe-et-Moselle pour les élections régionales. Elle pourrait même se voir prochainement retirer son poste de secrétaire départemental.
 
La députée européenne a, en effet, refusé d’écrire la lettre d’excuse qui lui était demandée après ses propos sur France 2.
Nicolas Sarkozy hésitait beaucoup, ne sachant sur quel pied danser, dans la crainte de réactions au sein même de son parti.
 Philippe Richert, chef de file LR pour les régionales en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, n’avait-il pas exercé la veille ce que d’aucuns appelleront une clause de conscience, d’autres un chantage, en prévenant que toutes les têtes de liste départementales démissionneraient si jamais l’investiture de Nadine Morano était confirmée ?
 Mais un certain nombre d’adhérents n’approuveraient-ils pas le point de vue de l’eurodéputée ?
Un sacré dilemme !
 Seulement, voilà : la base se rebiffe !
 Et que Manuel Valls en remette une couche en se félicitant des sanctions enclenchées par Les Républicains ne l’apaise guère.
 « Mes électeurs m’en parlent tous les jours », assure un député du Var, cité par Le Figaro.fr du 7 octobre : « Ils me demandent ce que Morano a fait de mal en disant, comme de Gaulle, que la France est un pays de race blanche, et franchement, je ne sais pas quoi leur répondre. »
Bref, même s’ils regrettent la maladresse de la formulation, beaucoup d’électeurs de ce parti partagent le point de vue exprimé par Nadine Morano.