Translate

Affichage des articles dont le libellé est choléra. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est choléra. Afficher tous les articles

mardi 4 septembre 2018

Retour du choléra en Algérie : les autorités algériennes ont fini par l’admettre

 


La France prend des mesures

Les autorités locales ont dû finir par l’admettre, l’Algérie connaît une épidémie de choléra. Officiellement, elle n’aurait fait que deux morts.
Mais quoique, bien traitée, la maladie guérisse rapidement, il est permis de douter de la sincérité du chiffre.
La contagion du vibrion cholérique (rien à voir avec Sarkozy…) se fait par ingestion, plus facilement évitable que la voie aérienne.
Il suffit de ne pas porter la bactérie à la bouche en respectant des règles d’hygiène élémentaire, comme le lavage des mains et des fruits et légumes, faute de quoi on la retrouvera dans les selles et les vomissements du malade, où elle peut persister plusieurs jours.
De nos jours, les épidémies de choléra ne surviennent pratiquement que lorsque guerres, séismes ou inondations rendent l’hygiène précaire et les eaux infestées ; mais, à notre connaissance, l’Algérie – quoiqu’on puisse craindre de Bouteflika une succession « animée »- n’en est pas encore là.
Plus plausible serait la déficience des services publics, stations d’épuration et suivi des eaux usées, parce qu’en 2001, déjà, dix centimètres de pluie en 24 heures firent dévaler une brusque coulée de boue des hauteurs d’Alger, entraînant la mort de près de 600 personnes, dont certaines dans leurs lits (tandis que le maire de Bab El Oued, comme l’avait évoqué à l’époque Marianne, était en France pour y toucher son RMI !).

mercredi 29 août 2018

Algérie: Épidémie de choléra / Des députés islamistes accusent la France d’en être à l’origine

 
 
 
 


Certains députés islamistes sont entrain d‘accuser la France, à travers sa société Suez environnement, qui gère l’alimentation de l’eau potable et de l’assainissement à Alger et Tipaza, à travers Seaal depuis 2006, d’être derrière la propagation de l’épidémie du choléra.

Après Naïma Salhi, voila que le député Lekhdar Benkhellaf, du parti Al Adala, se met de la partie. «Est-ce qu’il y a un lien entre le cholera et la fin du contrat de la société française Seaal des services de l’eau d’Alger et de ses environs à la fin du mois d’août. Juste une question», a-t-il posté sur sa page «facebook».
Au-delà de l’inexactitude de l’affirmation selon laquelle Seaal serait une société française – Seaal est entreprise de droit algérien dont les actions sont détenues à 70% par l’Algérienne Des Eaux (ADE) et à 30% par l’Office National de l’Assainissement (ONA), gérée par Suez Environnement (France) selon les termes d’un contrat de coopération liant cette dernière et le ministère des Ressources en eau  – c’est le fait de laisser entendre qu’une société «étatique», quoi que gérée par une entité étrangère, puisse être derrière la propagation du choléra dans le pays qui pose problème.

Au lieu de s’exprimer sur les problèmes concrets liés à la propreté, l’environnement et aux contrôles des eaux (robinet, puits et forages) et produits alimentaires, ces islamistes préfèrent regarder ailleurs. Il faut rappeler que le contrat de gestion de Seaal par Suez Environnement, en vigueur depuis 2006, a été déjà renouvelé à deux reprises (2011 et 2016).
A la fin de ces deux premiers accords, il n’y avait pas eu d’épidémie de cholera.
 
Elyas Nour

algerie-focus

Choléra en Algérie : vent de panique après l'attitude contradictoire des autorités




Un mort et une quarantaine d'autres personnes diagnostiquées comme souffrant du choléra en Algérie.
 
Une nouvelle que les autorités ont mis une semaine à officialiser semant le doute au sein d'une population s'estimant peu informée.
C'est la stupeur en Algérie où 41 cas de choléra, dont un mortel, ont finalement été annoncés par les autorités sanitaires ce 23 août, après une semaine de tergiversations, faisant planer le doute sur le début d'une épidémie dans le pays.

La population dénonce le manque de réactivité du gouvernement et semble méfiante quant à l'ampleur de la crise sanitaire, accusant les autorités de cacher la réalité des chiffres.
La rumeur a en effet enflé durant une semaine avant que la nouvelle soit officialisée par les autorités. Dès le 15 août, le quotidien arabophone El Khabar évoquait quatre cas de décès de causes inconnues, dont trois personnes issues d'une même famille présentant une forte fièvre et des douleurs au foie, dans un hôpital de Bouira, au sud-est d'Alger.
Une enquête avait alors été ouverte pour identifier la maladie.
Dès les premières hospitalisations, le mot « choléra » avait circulé mais l'hypothèse a été immédiatement contredite par les autorités sanitaires, qui faisaient état d'une « maladie non identifiée », provoquant les mêmes symptômes qu'une intoxication alimentaire, à savoir des vomissements et une diarrhée.

Les contradictions des autorités sanitaires

Un démenti catégorique avait même été apporté par l'Institut Pasteur d'Algérie.
« Les analyses préliminaires ont suffi à prouver qu'il ne s'agit nullement de cas de choléra », avait ainsi affirmé le 20 août son directeur général, Zoubir Harrat, au cours d'une conférence de presse conjointe avec le directeur de la prévention au ministère de la Santé, Djamel Fourar.

Mais, trois jours plus tard, le 23 août, les même porte-paroles ont tenu le discours inverse lors d'une nouvelle conférence de presse à l'Institut national de la santé publique à Alger.