On devrait les envoyer tous sur le front de l'Est.
Un drone et tout de suite l'air serait plus respirable !
Réflexions sur l'actualité et la politique Française. Avec quelques exceptions sur le reste du monde. Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
On devrait les envoyer tous sur le front de l'Est.
Un drone et tout de suite l'air serait plus respirable !
Giorgia Meloni. Cadrage serré au G20. Non rien ... pic.twitter.com/4VxdwIc376
— Laurent Ozon (@LaurentOzon) September 13, 2023
C'est à celui qui va s'en bourrer le plus dans le pif!
Comme on dit: Jamais deux sans trois. Il ne manque que Macron https://t.co/camIJ3RapF pic.twitter.com/97u4a2wNkH
— Black Bond PTV (@BlackBondPtv) September 14, 2023
L’été dernier, Giorgia Meloni avait servi de matière à tous les télégraphistes de la caste ne reculant jamais devant une occasion de s’adonner à leur genre préféré : l’antifascisme d’opérette.
« Néo-fasciste », « post-fasciste », « droite radicale », « extrême droite », etc. Les habituels noms d’oiseaux dont la presse subventionnée aime tant se gargariser fusaient de toute part.
Mais, à peine en poste, le 3 novembre 2022, celle qui était encore soupçonnée quelques semaines plus tôt d’être à la tête d’une Seconde Marche sur Rome fait son entrée à Bruxelles dans un climat consensuel et affiche une certaine complicité avec Ursula von der Leyen. Les plus intransigeants y avaient alors vu une preuve de la validité de leur pressentiment selon lequel le projet Meloni est depuis le début sous contrôle, la nouvelle cheffe du gouvernement italien n’ayant pas tardé à faire ouvertement allégeance à la Commission européenne. Qu’en est-il vraiment ?
Le traitement médiatique français de la campagne électorale italienne était si biaisé que l’on se serait presque surpris à oublier un point clé du personnage Meloni : son atlantisme carabiné et son parti pris pour Kiev, qui ne datent pas de son arrivée à la présidence de Conseil italien. La prétendue nouvelle bête noire du jeu européen a donc ceci de particulier qu’elle ne rechigne pas un seul instant à chanter les louanges de saint Zelensky, se retrouvant ainsi au beau milieu d’un ramassis de suppôts de l’axe otano-bruxellois, dont une bonne partie est d’extraction socialo-wokiste.
À la manière des conservateurs au pouvoir en Pologne — pays de longue tradition anti-russe —, Meloni patauge donc en plein marécage euro-ukrainien et doit bien sentir que ce dernier ne présage rien de bon pour les « valeurs conservatrices » qu’elle entend défendre. Car il faut bien reconnaître à Meloni, qui en 2019 rappelait de manière énergique qu’elle était une femme, une mère, une Italienne et une chrétienne, une bonne dose de sincérité lorsqu’elle part en croisade contre l’avortement à tout-va et l’agenda LGBT. Elle ne peut en revanche ignorer que cette croisade sera de courte durée si elle accepte les règles en cours au sein du cloaque bruxellois.
Il est vrai qu’adopter une ligne sceptique sur l’Ukraine n’aurait pas nécessairement été une garantie pour mener cette croisade à bien. Aucun élément sérieux n’est en mesure de corroborer la thèse selon laquelle rester ouvert à la Russie permettrait de mieux lutter en faveur de la famille traditionnelle. Bien qu’ayant des apparences plus traditionnelles, la Russie n’est en effet pas véritablement un modèle en termes de défense de ces « valeurs conservatrices », et affiche des statistiques démographiques et un nombre d’avortements plus inquiétants que ceux d’une série d’États membres de l’UE, alors que Moscou et Saint-Pétersbourg sont dans leur genre des hauts lieux du cosmopolitisme occidental. Quoi qu’il en soit, il est certain que s’arrimer fortement à l’axe Bruxelles-Kiev équivaut inévitablement à s’exposer à de cuisants échecs si l’on entend sérieusement cogner contre le wokisme et mettre en place des politiques natalistes sans faire l’objet de tous les jurons — alors même qu’il n’est d’ailleurs pas sûr que ce genre de politique soit efficace pour pallier au déclin démographique.