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mercredi 19 juillet 2023

Burkini sur les plages : le doigt, la lune et les naïfs !


 Marc Eynaud 18 juillet 2023

 

Si vous n’y êtes jamais allés, on  vous conseille une petite virée à Mandelieu-la-Napoule. 

Cette charmante commune côtière provençale a tout pour plaire. Ses fondations attestent d’une vie sociale active dès le premier siècle après Jésus Christ, les botanistes et les touristes la connaissent pour être la capitale du mimosa, cette petite fleur jaune qui fleurit à la sortie de l’hiver annonçant le retour du beau temps, du pastis en terrasse et des sorties en bord de mer… Hélas, pour le vacancier encore attentif à l’actualité et le journaliste pas encore en congés, Mandelieu-la-Napoule est aujourd’hui au cœur d’un bras de fer entre l’État et les nageuses en burkini. Entre la République et les signes visibles de l’islamisation.

La Ligue des droits de l'homme vs la mairie

Pour comprendre les ramifications  de cette affaire, il faut remonter en 2012. En effet, l’autorité municipale de la commune provençale avait publié un arrêté, renouvelé chaque année, interdisant « l’accès à ses plages et à la baignade aux personnes ayant une tenue non respectueuse des règles d’hygiène et de sécurité pouvant entraîner des troubles à l’ordre public ». Une formulation toute en circonvolution pour justement ne point nommer le burkini. Ce maillot de bain intégral prisé par les adeptes d’un islam rigoriste afin de permettre aux femmes de se baigner à l’abri des regards.

Il a fallu attendre 2016 pour que de nombreuses communes, qui avaient pris le même arrêté que Mandelieu-la-Napoule soient attaquées en justice par diverses associations. La commune était à l’époque passée entre les mailles du filet… jusqu’en 2023 ! En effet, la de plus en plus mal nommée Ligue des droits de l’Homme a décidé d’attaquer l’arrêté du maire. Mais le 7 juillet, le tribunal administratif de Nice a donné raison à Mandelieu-la-Napoule qui croyait pouvoir, une année de plus, protéger ses plages des signes visibles du communautarisme.  La cour niçoise estimant que le texte ne portait « une atteinte grave et manifestement illégale à aucune liberté fondamentale ».



Le Conseil d'Etat suspend l'arrêté municipal

Or, ce 18 juillet, le Conseil d'État a suspendu lundi l'arrêté interdisant le port du burkini sur les plages, contesté en justice par la Ligue des droits de l'Homme (LDH). « En application d'une jurisprudence constante », l'interdiction « de l'accès aux plages aux personnes portant une tenue manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse, telle que le burkini » se doit d'« être justifiée par un risque actuel et avéré pour l'ordre public », a déclaré la plus haute juridiction administrative dans un communiqué. La Ligue des Droits de l’Homme, dont on va finir par se demander si ce n’est pas le nouveau nom du CCIF dissous, s’est félicitée de la décision du Conseil d’État : « En suspendant l'arrêté du maire de Mandelieu-la-Napoule, il permet de faire respecter les libertés de conscience et d'aller & venir dans l'espace public garanties par la loi. »

mardi 6 juin 2023

De la défense du capitaine Dreyfus à celle des zadistes : ça baisse, à la LDH !


Nicolas Gauthier 5 juin 2023

On ne saurait évidemment limiter la politique aux tweets. 

Mais il y en a de révélateurs, tel celui de la Ligue des droits de l’homme, ce 4 juin : « La criminalisation croissante des militants écologistes est une dérive grave, écrit l'organisme. C'est la responsabilité de celles et ceux qui menacent nos conditions de subsistance et mettent ainsi en danger l’exercice de nos droits & libertés qui devrait être mise en cause. »

Certains hommes politiques, même donnés pour « progressistes », tel Emmanuel Macron, évoquent la « décivilisation » de notre société, tandis que d’autres - Éric Zemmour, pour ne citer que lui - assurent que c’était « mieux avant ». Les deux n’ont pas forcément tort et la LDH tendrait à leur donner raison. Car cette noble institution, fondée en 1898 et dont l’objet social consistait à défendre « l’homme » (vocable singulièrement « genré », en cette époque de libéralisme avancé), aurait maintenant un peu de mou dans la corde à nœuds.

À l’époque, il s’agissait de défendre une classe ouvrière généralement maltraitée et des droits de l'homme souvent bafoués. À croire que la Révolution française est passée par là. Et, tandis que les bourgeois républicains à rouflaquettes s’agitaient, le Vatican et sa doctrine sociale de l’Église tentaient de réparer les injustices dont le peuple était la victime. Passons.

L’heure de gloire de la Ligue des droits de l’homme ? L’affaire Dreyfus, il va de soi. Une sorte de rente à vie. Un peu comme Patrick Hernandez et son « Born to Be Alive » (1978), qui lui permet encore de vivre grassement de ses droits d’auteur. Pour la LDH, ce serait plutôt l’argent public. Et depuis ? Une lente descente aux enfers, l’amenant aujourd'hui à défendre tout et n’importe quoi. Quitte à ruiner le peu qui pouvait lui demeurer d’autorité morale et à contredire l'objet social d’origine.

Ainsi, historiquement très en pointe contre les guerres coloniales, la LDH stigmatise aujourd’hui la politique d’un État pourtant souverain, la Tunisie, dès lors qu’elle entend mettre en place sa propre politique.

dimanche 8 janvier 2017

Pour la LDH, ramadan : bien ! Crèches : pas bien !

 
   
Le 08/01/2017

Une manifestation festive, le ramadan ? Rien à voir avec la religion, le ramadan ?

Pourquoi la Ligue des droits de l’homme ne trouve rien à redire à ce que la mairie de Paris, depuis 2001, se mette en quatre pour fêter des nuits du ramadan à 100.000 euros mais porte plainte pour cause de présence de crèches dans les mairies ?
 Parce qu’« une crèche de la Nativité, c’est extrêmement marqué religieusement » alors que le ramadan, lui, c’est… « une manifestation festive » !
Ainsi l’explique la présidente de la LDH à Midi libre en réponse aux reproches « d’une partie de la droite » de favoriser l’un au détriment de l’autre.
Une manifestation festive, le ramadan ?
 Rien à voir avec la religion, le ramadan ?
Cette retraitée de l’enseignement qu’est la présidente de la LDH montre pour le moins une ignorance crasse ou une hypocrisie sans nom, quand on sait que le ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam !
 Autrefois, les mauvaises langues auraient accusé madame la présidente d’avoir fait ses études chez les Jésuites…

vendredi 23 décembre 2016

Paray-le-Monial : la justice ordonne le retrait de la crèche installée à la mairie (vidéo)

Le 23/12/2016
 
 
Une crèche fabriquée à Bethléem en Palestine, ville jumelée avec Paray-le-Monial. © Damien Boutillet
 
© Damien Boutillet Une crèche fabriquée à Bethléem en Palestine, ville jumelée avec Paray-le-Monial.

B.L.
Publié le 23/12/2016 à 12:01, mis à jour le 23/12/2016 à 20:00

Une crèche avait été installée dans le hall d'accueil de la mairie de Paray-le-Monial, en Saône-et-Loire. La ligue des droits de l'homme avait demandé son retrait.

 Le tribunal administratif de Dijon lui a donné gain de cause vendredi 23 décembre 2016.

Le Conseil d'État a déjà tranché dans plusieurs dossiers concernant des crèches.
Le juge administratif suprême a notamment estimé mercredi 9 novembre 2016 que des crèches de Noël pouvaient être installées dans des mairies, mais à condition de respecter une série de conditions strictes, pour écarter tout prosélytisme religieux. 

Le Conseil d'Etat a jugé que "dans les bâtiments publics, sièges d'une collectivité publique ou d'un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif".

La crèche qui est au cœur du débat en Bourgogne a été confectionnée par des personnes handicapées à Bethléem en Palestine, ville jumelée avec Paray-le-Monial.
Pour le maire, Jean-Marc Nesme (LR), qui n'était pas présent à l'audience ce matin, cette crèche a une valeur culturelle.
"Le christianisme a eu une grande influence sur la civilisation occidentale, d’un point de vue culturel, historique, juridique… ", estime-t-il.



Paray-le-Monial : la justice ordonne le retrait de la crèche installée à la mairie

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