Publié par Gaia - Dreuz le 11 avril 2017
Le campement, que le maire de la ville présentait comme un «exemple» à sa création il y a tout juste un peu plus d’un an, a rapidement été surpeuplé et débordé. Des gangs de passeurs y faisaient régner leur loi.
Du camp de Grande-Synthe (Nord), il ne reste plus qu’un «amas de cendre» ce mardi.
Les ambitions qui présidaient à sa création, celles d’un accueil digne pour les âmes rêvant d’Angleterre, sont consumées.
Parties en fumée dans l’immense incendie, probablement criminel, qui a ravagé la plupart des 300 chalets et autres bâtiments que comptait le site.
La conclusion d’une lente dégradation des conditions de vie du camp, depuis sa création, il y a un peu plus d’un an. Jusqu’à ce que la violence brûle tout sur son passage.
Le 7 mars 2016, quelque 800 réfugiés, pour la plupart des Kurdes d’Irak, quittent «le camp de la honte» du Basroch pour être mis à l’abri dans ce nouveau campement financé par MSF et la municipalité.
«A mon avis, il faudra répéter ce type de camp un peu partout ailleurs, explique alors le maire, Damien Carême (EELV).
On a voulu quelque part montrer l’exemple.»
Après avoir fait la sourde oreille pendant plusieurs mois, l’Etat a finalement pris en charge son fonctionnement à hauteur de 3,9 M€ pour un an.
Avec 1 500 réfugiés, le camp de Grande-Synthe affiche complet moins d’une semaine après son ouverture.



