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lundi 18 mai 2020

L’État : omniprésence et efficacité ?


Boîte à outils : l'état d'urgence, la répression policière et ...


L’État, obèse et boursouflé, s’insinue partout, dans tous les interstices. 

Rien ne doit lui échapper : il voit tout, il sait tout, il dirige tout, il contrôle tout.

Il pond, à jets continus et dans le même domaine, des règles, des normes et des structures qui se superposent, se guerroient, se contredisent sûrement, s’annulent parfois.
À cet égard, le domaine de la santé est emblématique.
Nous avons, évidemment, un ministère de la Santé avec, en son sein, une direction générale de la Santé et une direction générale de l’Offre de soins.
Nous avons également une Agence nationale de santé publique (Santé publique France), 18 agences régionales de santé (ARS), une Haute Autorité de santé (HAS), une Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), une Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de Santé (ANSM), une Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN), un Haut Conseil de la santé publique (HCSP). À cela, il faut ajouter les nouvelles créations macrono-corovidiennes : le Conseil scientifique d’experts qui murmure à l’oreille du Président et, depuis peu, le Comité analyse recherche et expertise (CARE).
Franchement ! Tous ces organes sont-ils nécessaires ?

jeudi 14 mai 2020

Le problème insoluble des loyers commerciaux et de l’enfer pavé de bonnes intentions.

 

par | 14 Mai 2020

Lorsqu’il a annoncé le confinement, le président Macron a immédiatement évoqué dans son allocution la « suspension des loyers commerciaux ».

Les magasins devaient fermer sur ordre de l’Etat, et l’Etat, suspendait les loyers.

La mesure pouvait sembler bonne et elle l’était en réalité.
Le problème n’est pas la mesure, mais de prendre la mesure de ce que la prise d’une telle mesure implique… et nous allons y revenir en fin de cette petite réflexion partagée.
« Dès le début du confinement, le président de la République Emmanuel Macron, l’avait promis : les loyers des petites entreprises en difficulté seraient suspendus. 
Seulement voilà, sur le terrain, aujourd’hui, la réalité est bien différente. 
Derrière le chef de l’État, le gouvernement n’a donné ni détails, ni directives. 
Pas de mesures coercitives par exemple. 
Il a laissé s’organiser les commerces et leurs propriétaires (les bailleurs de fonds, pour la plupart banques, assurances, sociétés foncières, propriétaires des murs). 
Aujourd’hui ça coince.
La fronde est partie des petits commerçants pour gagner aujourd’hui des enseignes comme l’opticien Afflelou, Yves Rocher, Eram, Sport 2000, Fnac-Darty puis les grands centres commerciaux. 
Tous ont signé une tribune dans le quotidien Les Echos mercredi 15 avril. 
Contraints à la fermeture, les magasins locataires demandent la suspension de leurs loyers depuis le début du confinement. Les loyers pèsent grosso modo 20% du chiffre d’affaires des commerçants. Difficile, voire impossible, d’assumer avec des trésoreries exsangues. Si rien n’est fait pour alléger la facture, 50 000 magasins et restaurants pourraient mettre la clef sous la porte et plusieurs dizaines de milliers de salariés perdraient leur emploi ».

Que disent les bailleurs de fonds ?