dimanche 28 juin 2015

En Algérie, pendant le ramadhan, on tue pour un rien

Samedi 27 juin à 22:44


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Pourquoi les Algériens deviennent-ils agressifs durant le ramadhan? Pourquoi le nombre des rixes augmente au cours de chaque mois sacré ? Pourquoi le nombre d’homicides volontaires triple-t-il durant cette période ? Et surtout, comment peut-on expliquer l’escalade des crimes familiaux durant ce mois-ci ?

Depuis le premier jour du ramadhan, le nombre d’homicides volontaires ayant impliqué des membres d’une même famille a nettement grimpé par rapport aux autres périodes de l’année.
 En huit jours, une trentaine de personnes impliquées et une dizaine de cadavres ont été recensés par les services de sécurité.
Selon eux, la plupart des crimes commis en ce début du mois sacré tournent autour de différends familiaux, viennent ensuite les crimes entre voisins.
Selon les détails fournis par les services de police et de gendarmerie, beaucoup de femmes ont été dénombrées parmi les victimes tandis que parmi les assaillants figurent plusieurs cousins et parents, voire des mères.

Ce vendredi, à Hammam Debagh dans la wilaya de Guelma, une mère âgée de 43 ans a tué son fils de 19 ans.
 Selon les gendarmes, pour des raisons non encore élucidées, la mère, sujette à des troubles psychiques, a asséné des coups de couteau à son fils, lui occasionnant des blessures mortelles au cou, et ce à son domicile.
 La dépouille a été déposée à la morgue de l’hôpital de Guelma.


Un autre crime a eu lieu le troisième jour du ramadhan.
Cette fois, un jeune homme, le nommé B.A. âgé de 29 ans, a été arrêté par les gendarmes de Skikda pour parricide, puis placé sous mandat de dépôt.
 Le mis en cause a, indique-t-on, porté un coup de hache à son père de 61 ans, lui occasionnant des blessures mortelles, avant d’être maîtrisé par ses frères et remis à la brigade de gendarmerie.

Le quatrième jour du mois sacré, suite à un différend entre deux responsables survenu à la Coopérative des céréales et légumes secs d’El-Gor (Tlemcen), l’un d’eux a été assassiné par couteau.
Selon les gendarmes, le nommé B.H. âgé de 33 ans a asséné un coup de couteau au nommé M.B, âgé de 37 ans, chef de magasin à ladite coopérative, lui occasionnant des blessures graves au thorax.
La victime a été évacuée vers l’hôpital de Sebdou où elle est décédée des suites de ses blessures. L’auteur présumé a été interpellé au centre-ville de Sebdou et remis aux gendarmes de la brigade locale, qui ont ouvert une enquête.

A Ouargla, le corps d’une personne de sexe masculin, dans un état de décomposition avancé et présentant des traces de violence à la tête, a été découvert, le cinquième jour du mois de ramadhan, sur un terrain agricole dans la commune de Rouissat, enveloppé dans une serviette renfermant un permis de conduire.
La dépouille a été déposée à la morgue de l’hôpital de Ouargla.
Une enquête est ouverte par la brigade de Gendarmerie nationale de Rouissat.
Un autre cadavre, sur lequel plusieurs traces de violence ont été relevées, a été découvert toujours le 5e jour du ramadhan, cette fois à Ghardaïa.
Selon un communiqué de la Gendarmerie, il s’agit du corps d’une personne de sexe masculin, qui a été découvert dans la circonscription communale de Metlili dans la commune de Zelfana (Ghardaïa) dans un état de décomposition avancé.
La dépouille a été déposée à la morgue de l’établissement public de santé de proximité de Metlili.

Il a tué sa cousine et blessé ses deux enfants
Les gendarmes de la brigade de Chellia (Khenchela) ont présenté il y a six jours, devant le procureur de la République près le tribunal de Kaïs, le nommé H. K âgé de 43 ans, pour homicide volontaire avec préméditation et coups et blessures volontaires par arme blanche (couteau), dont ont été victimes sa cousine âgée de 63 ans et ses deux enfants (une femme de 38 et un homme de 36 ans).
Il a été placé sous mandat de dépôt.

L’affaire remonte au 3e jour du Ramadhan.
 Suite à un différend familial qui dure depuis des années, le mis en cause a poignardé les trois victimes, occasionnant le décès de la sexagénaire et des blessures diverses à ses deux enfants.

Il a tué son père avec une hache
Un jeune homme âgé de 29 ans, sujet à des troubles psychiques, a porté un coup de hache à son père âgé de 61 ans, lui occasionnant des blessures graves au visage.
La victime a été évacuée ver l’hôpital local où elle a succombé à ses blessures.
 L’auteur présumé a été maîtrisé et pris en charge par les gendarmes de la brigade locale, lesquels se sont déplacés sur les lieux où ils ont récupéré l’arme du crime dans un cours d’eau.

Carbonisé et ligoté dans le coffre d’un véhicule calciné
La brigade de la Gendarmerie nationale de Barika a été avisée de la découverte du corps carbonisé et ligoté du nommé D.M de sexe masculin, dans le coffre d’un véhicule léger totalement calciné. à 500 mètres de l’annexe universitaire de Barika.
Les gendarmes se sont aussitôt déplacés sur les lieux où ils ont effectué des constatations et prélevé des échantillons sur le cadavre en vue de les envoyer à l’Institut national de criminalité et criminalistique de la Gendarmerie nationale de Bouchaoui, et ce pour analyses biologiques.
 Le corps a été déposé à la morgue de l’hôpital de Barika.
Suite à des investigations, il s’est avéré que la victime avait des problèmes avec les mis en cause dont l’enquête a permis de déterminer l’identité.
Après identification, une large opération de recherche a été déclenchée par les gendarmes de la brigade locale et ceux de la sécurité routière.
Grâce aux patrouilles et aux points de contrôle, les mis en cause, âgés de 24, 33 et 63 ans, ont été interpellés.
L’un deux a avoué son méfait, indiquant qu’il avait tué la victime par vengeance.
 L’arme du crime a été récupérée, cachée à 200 mètres du lieu du crime.

Deux cousins s’acharnent sur leur voisin à coups de marteau
Les gendarmes de la brigade de Derrag à Médéa ont interpellé, le 16 juin dernier, deux cousins âgés de 42 et 18 ans après que ces derniers eurent assassiné, à coups de marteau, leur voisin âgé de 23 ans avant de lui asséner plusieurs coups de couteau au thorax.
Après leur forfait, l’un des deux auteurs, le moins âgé, s’est livré de son propre gré à la brigade de gendarmerie de Derrag, tandis que son cousin de 42 ans a été interpellé après enquête.
Les deux mis en cause ont été traduits devant le tribunal de Ksar El-noukhari le 17 juin passé et placés sous mandat de dépôt.

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