Madame,
lorsque l’on entend votre nom ou lorsque que l’on voit un article évoquant vos décisions, nous sommes en droit de nous demander ce que vous allez encore inventer pour nous punir, pour nous pénaliser. Car, comme si la suppression définitive, à partir de 2022, des chaudières à fioul ne suffisait pas, voilà que vous venez de décréter les logements individuels “persona non grata”.
Pour l’histoire des chaudières sachez, mais vous vous en fichez certainement, que votre décision va entrainer un coup de froid inédit dans les villages, les fermes et les hameaux où nombreux sont ceux qui n’ont ni les moyens, ni l’intention d’opter pour une autre énergie. Tout simplement car l’investissement s’avère souvent inadaptable et inadapté au modus vivendi des habitants. Des habitants âgés pour certains qui, par les temps qui vont, n’ont pas besoin de cette lubie supplémentaire alors qu’ils ont économisé toute une vie pour se payer le chauffage central, la cuve et la chaudière.
Tant pis, me direz-vous, pour les gens de la campagne, qu’ils se débrouillent comme ils peuvent pour chauffer leurs chaumières. Une préoccupation qui ne doit pas vous concerner, vous qui perceviez en 2016, 245 968 euros net par an, 327 533 en 2017 et 475 899 en 2018 lorsque vous étiez lobbyste chez Danone.
En 2019, après avoir migré du yoghourt vers la politique, devenue secrétaire d’État à la transition écologique vous avez consenti quelques sacrifices sur vos émoluments puisqu’ils n’étaient plus que de 100 742 euros. Il est vrai que lorsque, entre 2013 et 2015, vous étiez, pour le compte de l’État, déléguée générale à l’Emploi et à la formation professionnelle, vous perceviez des indemnités annuelles comprises entre 126 478 et 169 016 euros…
