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jeudi 8 février 2024

[TRIBUNE] Remise en liberté de l’assaillant d’une école : une aberration légale


 
 

 

Pierre-Marie Sève 07 février 2024

Ce lundi matin, un homme sous OQTF a tenté d’attaquer des enfants dans une école maternelle parisienne. 

Mais les plus hautes autorités de l’État ne se sont pas déplacées en masse contre cette attaque « au cœur de la République » de très jeunes enfants. La Justice a fait le contraire de ce que l’on pourrait attendre d'elle : elle a tout simplement libéré l’auteur de l’acte.

Retour sur une décision judiciaire invraisemblable au profane encore doté de bon sens, mais tout à fait explicable, voire prévisible, dans l’état actuel du système judiciaire.

« Enfants, enfants ! »

Après avoir dérobé une clé, ce trentenaire tunisien, sous OQTF, est parvenu à entrer dans la cour de l’école à l’heure où les premiers enfants arrivaient. Affolés, les employés ont décidé de confiner les trente enfants déjà présents dans un gymnase et de fermer l’entrée de l’établissement. Mais l’individu ne s’arrête pas là. Il tente ensuite d’escalader la terrasse qui donne sur le gymnase.

Le directeur de l’établissement prend alors la décision d’appeler la police et, dans un premier temps, le père d’une des jeunes élèves, policier hors service, pour qu’il protège les enfants. Le parent d’élève accourt, muni de son brassard police et de son arme de service, en quelques instants. Arrivé sur la zone, il met en joue l’attaquant et lui ordonne de s’agenouiller. Il faudra le renfort de près d’une douzaine de policiers et une dizaine de tirs de taser pour enfin immobiliser l’homme extrêmement dangereux...

Selon le journaliste Amaury Bucco qui a révélé cette affaire, l’homme portait sur lui deux lames de couteau. Lorsqu’il a été arrêté par la police, il aurait crié « enfants, enfants ».

mercredi 20 novembre 2019

Attentat à Marseille : 2 ans après, les parents des victimes veulent que la responsabilité de l'état soit reconnue

 

Le 2 octobre, la famille de Mauranne se recueille dans le village d'Eguilles / © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP 

Le 2 octobre, la famille de Mauranne se recueille dans le village d'Eguilles / © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Le 1er octobre 2017, Mauranne et Laura sont assassinées, gare Saint Charles à Marseille. Un attentat revendiqué par l'organisation État islamique.

A l'occasion du congrès des victimes du terrorisme, nous avons rencontré la mère de Mauranne.
Par Valérie Smadja


En 2018, un an après l attentat, les proches des deux jeunes filles (Mauranne, 20 ans et Laura, 21 ans) demandaient déjà que le tribunal reconnaisse la responsabilité de l'Etat pour faute.
 
Deux ans après l'attentat, les parents de Mauranne et de Laura se battent toujours pour que la responsabilité de l'État soit reconnue. 
 
Dans leur volonté d'attaquer l'Etat, les familles de deux victimes dénoncent de nombreux dysfonctionnements, notamment la veille de l'attentat.
 
L'assassin remis en liberté la veille du drame
 
Le 30 septembre 2017, Ahmed Hanachi, l'homme de 29 ans qui a assassiné à l'arme blanche Mauranne et Laura, avait été arrêté et placé en garde à vue, pour vol à l'étalage dans un centre commercial de Lyon.
Suite à un imbroglio administratif il avait été libéré quelques heures plus tard.
Le 1er octobre 2017, les deux étudiantes, étaient assassinées par ce ressortissant tunisien en situation irrégulière devant la gare Saint-Charles, à Marseille.
La veille donc, l' homme, interpellé pour vol à Lyon, avait été libéré du fait de l'absence d'une personne ayant autorité pour signer la procédure d’expulsion et de placement dans un centre de rétention.
Deux ans après ces faits, les parents des deux jeunes victimes, continuent de se battre pour que la responsabilité de l'État dans ce dramatique imbroglio juridique soit reconnue.

Nous avons rencontré la mère de Mauranne
ce qui l 'aide aujourd'hui : imaginer que ça ne se reproduira plus.
Que d'autres parents ou d'autres victimes ne se retrouvent jamais dans cette situation. 

mardi 14 novembre 2017

11 novembre, 21 h 00, place de l’Étoile : le soir de l’oubli

 
 
 
 
 
J’entends l’orateur évoquer avec gravité les bombardements allemands, les tranchées, le courage des poilus. Des « Wallah » étouffent son discours.
 
Le Maroc et la Tunisie se sont qualifiés ce samedi 11 novembre pour la Coupe du monde.
Une scène de joie fraternelle qui s’est clôturée par une bataille rangée entre casseurs et CRS à quelques mètres de la tombe du soldat inconnu.
Mais au-delà de la violence physique, une autre, bien plus symbolique, s’est emparée des Champs-Élysées dans l’indifférence générale.
Il est 20 h 45, lorsque je m’engage en voiture sur la place de l’Étoile.
Klaxons frénétiques, tétris de voitures, piétons déambulant sur la route.
Le désordre s’installe et me voilà à l’arrêt, piégé dans le souk de la diversité.
En moins d’une heure, ce sont plusieurs milliers de Maghrébins en transe qui saturent littéralement les Champs-Élysées. Fumigènes, feux d’artifice, drapeaux tunisiens et marocains : suis-je encore en France ?
Célébrer la qualification de son pays d’origine à un mondial de football est légitime, bloquer les Champs-Élysées pour exercer son droit au bonheur multiculturel est discutable, créer le chaos alors que se déroule au même endroit une cérémonie en hommage aux héros et victimes de la Première Guerre mondiale est tout simplement inadmissible.
Car à seulement quelques mètres de la chienlit, sous le majestueux drapeau français de l’Arc de Triomphe, une commémoration officielle est en cours.

lundi 13 novembre 2017

Un commerçant après les émeutes à Bruxelles: "Ils ont tout dévalisé"

emeutes
« La police n’a rien fait, elle n’est pas intervenue. C’est ce qui me met le plus en colère. (…) A 22 heures, nous avons reçu un premier SMS de nos locataires. Puis d’autres sont arrivés, nous demandant de venir immédiatement. »
Les ravages à l’intérieur du magasin sont énormes, vitres brisées, entrepôts dévalisés,… et les appartements au-dessus de celui-ci ont également été touchés.
« Ils ont jeté un extincteur, sont rentrés dans trois appartements, ont volé l’ordinateur, la télé, l’iPad et le porte-monnaie d’une jeune locataire. Elle a également perdu son travail d’étude. »
Le propriétaire est extrêmement en colère contre la police.

« Cela a duré 20 minutes et la police n’est pas intervenue. Je suis très en colère. Il y a d’autres agents qui sont venus, après les faits, et qui me disent juste : « C’est politique, nous ne pouvons pas interférer. » Quelqu’un a tout filmé et m’a tout transmis, j’ai la preuve noir sur blanc. »

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