
C’était il y a deux ans ou presque, le 25 janvier 2018 exactement.
Pour favoriser l’obésité des petits enfants pauvres, les supermarchés français du groupe Intermarché lançaient une promotion de -70 % sur les pots de 950 grammes de Nutella™ : au lieu des 4,50 euros habituels, le gros pot était bradé 1,40 euro.
Ce fut l’empoignade.
La cohue comme à l’ouverture des soldes chez Harrods. Bousculade, crêpage de chignon, claques, échauffourées… et, pour finir, intervention de la police !
Bref, l’émeute pour la pâte à tartiner qui colle aux doigts.
Premiers au palmarès du cassage de gueule pour la malbouffe : les Hauts-de-France.
De quoi alourdir encore la réputation des Cht’is.
A ceux qui ont trouvé cela minable et ont osé le dire, on a fait la morale : « Les moqueries autour de la promo Nutella™ me dérangent beaucoup. Ça sent le mépris social à plein nez. Il n’y a pas de quoi rire quand des gens se battent pour faire plaisir à leurs gosses avec un produit habituellement cher », écrivait ainsi, sur Twitter, Nicolas Lemarignier, conscience morale de franceinfo.
Aujourd’hui on assiste à un autre concert de dénonciations : les noisettes en purée qui nagent dans le sucre et l’huile de palme sont cueillies par des enfants turcs, et c’est vraiment pas bien.
Déjà qu’il faut « déforester » en Indonésie et en Malaisie pour cultiver la palme de tous les dangers, voilà maintenant que les petits enfants sont contraints de grimper aux arbres « pour un faible salaire » et de travailler « dans des conditions souvent dangereuses », dit le communiqué de WeMove.EU (Bougeons l’Europe).