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vendredi 7 octobre 2022

Les salles de cinéma sont vides : Libé s’interroge sur les causes…


 

 Arnaud Florac 6 octobre 2022

Le quotidien Libération, qu'on ne présente plus, est comme les clowns du fond de la classe : il est devenu prisonnier de son masque social.

 Perfusé par l'État, détenu par des patrons milliardaires, peuplé de journalistes blancs, aisés, bourgeois et parisiens, le journal pense encore être le porte-voix de la culture subversive, des minorités, des valeurs généreuses de la gauche 68. Par exemple, Libé défend le français.

Le 5 octobre 2022, le journal recevait donc deux des signataires d'une pétition du métier, accompagnés de Carole Scotta (productrice) et de Jacques Audiard (réalisateur bien connu), pour un « entretien à quatre voix » sur la préoccupante situation du septième art made in France. La fréquentation des salles n'a jamais été aussi basse. On évoque le chiffre de -34 % par rapport à 2019. Les signataires et leur deux « alliés » (cette passion du champ lexical militaire chez les gauchistes...) conviennent de la nécessité de tenir des « états généraux du cinéma ».

Prenons les choses par ordre. D'abord, si les cinémas sont vides et que les films français ne sont plus aimés du public, il peut y avoir plusieurs raisons. Le Covid, dont l'effet collatéral est la panique sociale, a fait des ravages dans ce qui restait encore de la sociabilité ordinaire. Les bars s'en tirent encore, mais la facture d'électricité de cet hiver ne devrait pas tarder à les mettre à genoux. Le public des grands complexes cinématographiques a changé, lui aussi. Il a même été remplacé. Les vidéos de jeunes racailles « foutant le bordel » à des premières de blockbusters, souvent américains, tournent en boucle sur les réseaux sociaux. S'agissant des films français distribués dans des cinémas français, puisque c'est le seul problème qui semble préoccuper nos combattants, peut-être serait-il temps de se pencher sur leur contenu pour essayer de trouver les raisons d'une telle désaffection.

Les comédies familiales, à part Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? et Intouchables, deux fables antiracistes idiotes peinturlurées en « feel-good movies » à grand renfort de com', n'existent plus.

samedi 6 juin 2020

Guillaume Bigot rhabille pour l'hiver Omar Sy et Camélia Jordana,


vendredi 10 mai 2019

« La comprenette germanopratine »: Onfray tance Libération et son « appel des artistes », raille « ce mélange de gauche caviar et de gauche mondaine »

 
 




Libération publie un immodeste « L’appel des artistes »,

 La chose pouvait être en effet plus modestement annoncée comme « un appel d’artistes », ça suffisait bien: l’universel n’est pas de rigueur quand un abrégé s’exprime.

Ce mélange de gauche caviar et de gauche mondaine, de gauche urbaine et de gauche pétitionnaire, de gauche maastrichtienne et de gauche des beaux quartiers, de gauche Libé et de gauche France-Inter, de gauche dite intellectuelle et de gauche opportuniste, découvre six mois plus tard l’existence du mouvement des gilets-jaunes!
Mazette, quelle vitesse de la comprenette chez ces « créateur.trice.s » (sic) avec pour navire amiral Emmanuelle Béart, experte en gilets.jaunes, elle a bien connu Galinette qui était l’un d’entre eux chez Pagnol!
Ces précurseurs du passé pourront se réclamer de l’adage voulant qu’il n’est « jamais trop tard pour bien faire »!
Pour ma part, je ne souscris pas à cette sentence, car, oui, il peut être parfois trop tard pour bien faire: je songe, par exemple, aux communistes qui (hormis deux ou trois électrons libres en leur temps, et qui furent désavoués par le Parti…) ont bien résisté, mais seulement après le Pacte germano-soviétique qui les a fait collaborer pendant presque deux ans avant qu’Hitler ne prenne l’initiative de rompre seul ledit pacte ayant sévi du 23 août 1939 au 22 juin 1941.
Je songe aux résistants de la vingt-cinquième heure qui ont attendu la victoire de Stalingrad, début 1943, puis les bruits de préparation d’un débarquement allié,  avant de choisir leur camp, Mitterrand ou Marguerite Duras par exemple, quand ça n’est pas pour certains la vingt-sixième heure d’après le 6 juin 1944…
Je songe également à Sartre & Beauvoir et à un certain nombre de leurs copains « créateur.trice.s, auteur.trice.s, artiste.tiste.s » de Saint-Germain-des-Prés qui s’engageront, certes, mais après le dernier coup de fusil tiré lors de la libération de Paris et rarement jamais au-delà d’une cave de jazz…