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samedi 23 décembre 2023

Reprise en main de la Télévision publique polonaise : direction limogée, 4 chaînes cessent d’émettre


 Mise à jour du professeur David Engels (qui enseigne à Posnan en Pologne) dans Valeurs actuelles :

Le nouveau gouvernement polonais vient d'occuper par la force la télévision publique et de fermer la chaîne qui a dû cesser toute diffusion. La nouvelle opposition accuse Tusk de violer massivement l'État de droit. Que se passe-t-il ?


Des partisans de Kaczynski et du PiS (Droit et Justice) se rendent au siège de la chaîne publique polonaise TVP pour protester contre les mesures prises par le nouveau gouvernement pro-Union européenne, à Varsovie, Pologne, le mercredi 20 décembre 2023.

La Pologne fournit actuellement un cas d’étude majeur de ce qui se passe lorsqu’un pays conservateur change de gouvernement, qui souhaite le réaligner avec le reste de l’Europe – un memento mori pour la Hongrie. La composition du nouveau gouvernement, dont les postes socio-culturels clés sont tous occupés par des représentants du parti de gauche et d’extrême gauche Lewica, qui ne cachent pas leurs opinions ouvertement anti-chrétiennes et pro-LGBTQ, prouve que les affirmations du gouvernement actuel selon lesquelles il serait la meilleure alternative, même pour les conservateurs, n’étaient qu’un leurre. Mais la guerre culturelle a pris une nouvelle intensité ces derniers jours, lorsque le gouvernement a annoncé dès son entrée en fonction son intention de mettre au pas les médias publics, à commencer par la chaîne TVP.

La nuit dernière, le Premier ministre Tusk a limogé les PDG et les membres du conseil de surveillance non seulement de la chaîne de télévision TVP, mais aussi de la radio polonaise et de l’agence de presse PAP, et a nommé de nouveaux conseils de surveillance qui éliraient de nouveaux administrateurs. Cela s’est fait apparemment sans préavis et donc sans respect des règles en vigueur, comme l’ont rapporté des personnes directement concernées. Le Tribunal constitutionnel polonais conteste la compétence du gouvernement pour procéder à une restructuration aussi soudaine et profonde, mais son autorité n’est que partiellement reconnue par le gouvernement en raison du litige latent sur l’État de droit.


 

«Le nouveau gouvernement a besoin de la mainmise illégale sur les médias publics pour couper les Polonais de la vérité inconfortable. Par exemple, le consentement du gouvernement Tusk à adopter le pacte européen sur la migration, qui suppose une réinstallation forcée ou des sanctions financières. Défendons la liberté !»

Toutes les branches de la chaîne ont été coupées jusqu’à nouvel ordre

Face à cette évolution, des sympathisants de l’ancienne direction de la TVP, dont des parlementaires, se sont retranchés depuis mardi soir avec une partie du personnel dans le bâtiment principal de la chaîne et ont dû être expulsés de force par les services de sécurité, ce qui a entraîné des blessures chez certaines personnes évacuées manu militari, si l’on en croit les images et les vidéos qui circulent sur le net. La police est également intervenue, d’abord pour protéger les personnes retranchées dans le bâtiment, mais ensuite pour soutenir le gouvernement, selon des témoins de la situation toujours chaotique. Toutes les branches de la chaîne ont été coupées jusqu’à nouvel ordre par décision du gouvernement et ne diffusent que des images fixes. D’ici Noël, la restructuration des principaux médias publics devrait être achevée : une vague de licenciements sans précédent menace. L’opposition (nouvelle) y voit des violations massives de l’État de droit. L’ex-Premier ministre Morawiecki parle dans un message de l’instauration d’une dictature.

 

C’est la première fois depuis la déclaration de l’état d’urgence dans la phase finale du communisme que la télévision polonaise est empêchée par la force de diffuser. 

 Le gouvernement actuel reproche à son prédécesseur d’avoir systématiquement nommé du personnel sympathisant avec les opinions conservateurs du parti social-chrétien PiS pendant ses huit années au pouvoir, et demande une réforme complète des chaînes publiques afin de garantir à nouveau une couverture « neutre » de l’actualité.

En effet, le PiS n’a pas réussi à créer un réseau d’information conservateur indépendant significatif au cours de ses années de pouvoir, alors que la quasi-totalité des médias privés polonais sont entre les mains de sociétés sympathisant avec l’opposition de gauche-libérale de l’époque. Si la mise au pas de TVP et d’autres médias publics obligeait les journalistes conservateurs à quitter également ce secteur, la diversité d’opinion des grands médias polonais serait de facto anéantie.

Pendant ce temps, le Berliner Zeitung [de centre-gauche] considère qu’une approche autoritaire serait le seul moyen pour Tusk de faire à nouveau de la Pologne un « État de droit » : « C’est le dilemme auquel sera confronté le futur Premier ministre Tusk lorsqu’il prendra ses fonctions : il peut devenir un dirigeant impuissant ou rendre le pays à nouveau démocratique par des moyens non démocratiques. » Un appel à peine voilé à créer, par la force, des faits accomplis pendant que le reste de l’Europe détourne délibérément le regard. 

 

« Pologne : Tusk deviendra-t-il un autocrate pour réformer l'État ? », titre le Berliner Zeitung (81 000 exemplaires vendus par jour en 2021).

Dans Tichys Einblick, David Engels écrit encore : «Le gouvernement Tusk occupe par la force la télévision polonaise. En Allemagne, on se réjouit du démantèlement de la prétendue "chaîne de propagande" polonaise TVP. En réalité, il s'agit d'une action inouïe dans une démocratie occidentale.»

 


 

Le 19 décembre 2023, Bartłomiej Sienkiewicz, le ministre polonais de la Culture et du Patrimoine national, a démis de leurs fonctions les directeurs des médias d’État et leurs conseils de surveillance, notamment ceux de TVP, et en a nommé de nouveaux à leur place. Cette mesure a suscité des critiques et des accusations d’illégalité de la part des dirigeants révoqués et du parti d’opposition Droit et Justice (PiS), ce qui a entraîné une intervention parlementaire au siège de la société. 

Contexte

Après la victoire de Droit et Justice aux élections législatives polonaises de 2015, TVP a commencé à s’aligner sur les points de vue du gouvernement PiS. Dans la période précédant les élections de 2023, les médias européens ont désigné la TVP comme un organe de propagande du PiS, tandis que l’opposition polonaise l’a qualifiée d’usine à haine. La réforme et la dépolitisation des médias publics sont devenues une promesse de campagne du principal parti d’opposition, la Coalition civique, qui l’a incluse dans sa liste des « 100 promesses concrètes pour les 100 premiers jours du gouvernement ».

Préparation

mardi 16 mai 2023

[Point de vue] Spots pour la voiture électrique : publicité ou propagande ?


 Isidore 15 mai 2023

C’est une petite fille assise à l’arrière de la Skoda 100 % électrique de son père qui conduit.

 Pour être politiquement correct et inverser les rôles comme il se doit, c’est elle qui commande : « Papa, vas-y mollo ! » Comme son chauffeur stationne, l’enfant, soucieuse de propreté, signale les oiseaux perchés sur un fil au-dessus. Ils pourraient crotter sur leur automobile star : « Pas ici, papa ! » Elle lui donne l’ordre de se garer ailleurs. Enfin, elle ose s’adresser directement à la Skoda : « Un jour, tu seras à moi. » La vérité sort de la bouche des enfants, c’est bien connu.

Il suffit d’allumer sa télévision ou d’ouvrir son journal pour être inondé de belles paroles qui assurent un avenir rose à la voiture électrique. Rien sur la technique, sur la provenance réelle de l’énergie, mais du rêve à gogo. Toute notre vie va changer. Cette profusion de spots publicitaires est rabâchée jusqu’à la nausée, comme si nous passions notre vie sur la route. La publicité s’est muée en propagande. Bien sûr, au départ, les qualités de l'automobile électrique nous ont séduits : le silence, la propreté, l’entretien facile… Mais, les années passant, beaucoup d’automobilistes se mettent soudain à aimer le doux ronronnement de leur voiture thermique.

Peut-être parce que, pour la voiture électrique, c’est le gouvernement qui décide. Peu importe la vérité. Raison d’État, sans doute, ou, mieux, diktat de l’autorité européenne qui interdira toute autre voiture dès 2035. Dociles, les constructeurs automobiles parlent d’une seule voix des bienfaits de la voiture électrique reine, contraints ou soutenus par les politiques et par les écologistes qui vivent toujours sur leur image de parti propre. Leurs électeurs vous le disent : « Je ne fais pas de politique, je vote vert ! »

Écoutons plutôt le journaliste François-Xavier Piétri que personne, pas même le gouvernement, n’a osé accuser de complotisme. C’est édifiant. Ancien directeur des services économie de TF1 et de LCI, directeur de la rédaction du quotidien La Tribune, cofondateur de l'émission « Capital » sur M6, il nous alertait déjà il y a six mois : la voiture électrique ? « C’est un désastre écologique et social. » Gilles Pratt, le responsable de la section recherche du groupe japonais Toyota, renchérit.

lundi 5 février 2018

Fashion Fascism!



Olivier Milza de Cadenet

Tout y est.

 La petite jupette et les déhanchements pseudo-timides, parce que, quand même, il faut faire un peu bander les kouffars, mais le hidjab New age, pour plaire à Allah et se la jouer "islam sympa"; la mention des "origines francomtoises" - taqiya oblige - pour masquer la groupie de Tariq Ramadan, la militante pro-gaza et la défense de l'islamisme le plus obscurantiste, derrière le masque d'une francité de pure tactique (elle hésite d'ailleurs quelques... secondes, quand on lui demande ses origines) ; un zest d'origine "syrienne" parce que, ces temps-ci c'est "tendance", et ça se vend bien, et que, chassez le naturel, il revient au galop, et pas vraiment de Besançon!
Le tout parfaitement organisé par TF1, avec un succès prévisible, que la "gagnante" programmée accueille avec les désormais réglementaires minauderies gentiment putassières, la fausse surprise et les faux essoufflements émotifs, superbement interprétés, afin de faire croire à une divine (!) surprise, devant un faux "jury" surjouant l'étonnement.
Après la "psychanalyste universitaire" franco-marocaine opposée à Laurent Wauquiez sur France 2, la nouvelle offensive "féministe" islamiste se poursuit avec la gentille chanteuse au regard d'ange!
Évidemment, mieux vaut ne pas regarder la bio de cette ravissante militante, et moins encore consulter son blog, tranquillement salafiste et volontiers antisémite, remettant en cause l'attentat de Nice, sans doute "monté" par une "minorité très puissante"!!


Mais parmi ceux qui regardent les émissions people, qui aurait le mauvais goût d'une telle vérification, je vous le demande!

 Que de progrès dans l'art de la propagande, et de quoi renvoyer Lénine, Hitler et Mao à la période glaciaire de l'agit-prop!