— par Francesca de Villasmundo — 16 novembre 2020
Terre arménienne depuis toujours, passée sous contrôle de l’Azerbaïdjan mahométan en 1923 par la volonté du tyran communiste Staline, terrible ennemi du christianisme, le Haut- Karabakh avait pu revenir aux Arméniens et à sa civilisation chrétienne d’origine après la chute de l’Union Soviétique et ce malgré l’opposition des Azéris musulmans.
Les Arméniens, sans secours européens, ont essayé pendant sept semaines de faire face à l’agression de l’Azerbaïdjan, soutenu par la puissance turque d’Erdogan et l’Etat d’Israël. Un accord de paix signé le 9 novembre entre Erevan et Bakou sous l’égide de Moscou a mis fin à la guerre.
Si les trois quarts des territoires sous contrôle arménien du Haut-Karabagh passent sous domination de l’Azerbaïdjan, cet accord de paix permet de stopper l’avancée de l’armée azerbaïdjanaise vers l’Arménie et prévoit que des forces russes de maintien de la paix soient déployées dans la zone de conflit pour s’assurer du maintien de la trêve. Les autorités du Haut-Karabagh ont assuré pareillement que la route de Kelbadjar, aujourd’hui unique voie reliant l’enclave à l’Arménie, restera sous leur contrôle avec l’aide des soldats russes qui y patrouillent. Moscou devrait assurer pendant cinq ans une mission de maintien de la paix et ainsi empêcher l’Azerbaïdjan de relancer la guerre afin de conquérir toute l’enclave arménienne.
Le 14 novembre dernier, des scènes de désolation avaient lieu dans le cœur du Haut-Karabagh. Plutôt que de laisser quoi que ce soit aux conquérants musulmans, azéris et turcs, les Arméniens de cette enclave montagneuse ont décidé de mettre le feu à leur maison. Et ainsi brûle le village de Charektar ! « C’est le dernier jour, demain les soldats azerbaïdjanais seront là», déclare auprès de l’AFP, la gorge serrée, un de ses propriétaires. « C’est ma maison, je ne peux pas la laisser aux Turcs », comme les Arméniens appellent souvent les Azerbaïdjanais. Toute l’habitation a été vidée.

