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samedi 22 avril 2023

Lettre à Laurent Fabius que mon père n’aimait pas

 



Monsieur,
voilà, c’est comme ça, mon père, qui était ouvrier agricole et qui aurait eu 100 ans cette année, ne vous aimait pas. 
 
Dès qu’il vous voyait aux informations, il se levait de table, baissait “la force” ou éteignait la télévision. J’ai ensuite, d’une certaine façon, pris le relais, progrès oblige avec la télécommande et sans me déplacer. Mes enfants, d’un coup d’index sur un petit écran, ont, dans la foulée, tout simplement fait disparaître votre image sans prendre la peine de savoir qui vous étiez. 

Et pourtant, socialiste dès 1974, et même si votre dernière sortie n’a plus grand chose à voir avec les idéaux de ce parti, vous occupez l’espace politique depuis le 22 mai 1981 quand François Mitterrand vous confia le Budget au sein du gouvernement Mauroy, avant de vous nommer ministre de l’Industrie, puis plus jeune Premier ministre de France en 1984. Vous aviez alors 37 ans. Deux ans de moins qu’Emmanuel Macron lorsqu’il accéda à la fonction suprême. D’où peut-être cette propension à passer outre les volontés du peuple et à tracer votre route sans vous préoccuper de ce que l’opinion pense de vous depuis des années. Et plus particulièrement depuis l’affaire dite du “sang contaminé” et ce slogan “responsable, mais pas coupable” qui vous fut, ad vitam aeternam, attribué.
Vous deviendrez ensuite président de l’Assemblée nationale, puis à nouveau ministre de l’Économie au sein du gouvernement Jospin, avant de prendre les Affaires étrangères sous la présidence de François Hollande qui vous nommera président du Conseil constitutionnel en 2016.

Nous passerons bien entendu sur les nombreuses distinctions, de nature à surdimensionner le melon et à déformer le veston, qui vous furent attribuées. Tout comme nous n’évoquerons pas votre fortune personnelle qui ne peut, bien entendu, souffrir d’aucune comparaison avec le pécule thésaurisé par ceux qui, pour gagner leur vie, doivent tout de même travailler.

mercredi 6 mai 2020

Le freluquet savait, souhaitons que les familles des victimes du covid -19 n'oublient pas de lui présenter la note


 
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 Révélations très graves du Canard Enchainé : Emmanuel Macron savait les risques d'épidémie depuis décembre 2019, mais il n'a RIEN anticipé ! 
 
Même pas la constitution d'un stock de masques préventif... 
L'exécutif n'a pas été pris au dépourvu : il est en-dessous de tout !

vendredi 3 avril 2020

Quand Agnès Buzyn déclarait avoir des dizaines de millions de masques en stock en cas d’épidémie


 



Quand Agnès Buzyn déclarait avoir des dizaines de millions de masques en stock en cas d’épidémie
 

 Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

vendredi 27 mars 2020

Pandémie et carences de l’État : les voies judiciaires pour en demander raison








La responsabilité juridique personnelle des décideurs publics est une question essentielle. Depuis une trentaine d’années, les lois et la jurisprudence ont cerné les conditions dans lesquelles élus et fonctionnaires pouvaient être poursuivis devant les juridictions pénales.
Face à la crise dramatique que traverse notre pays, et devant l’évidence de la carence, de la désinvolture et de l’irresponsabilité qui ont caractérisé et caractérisent toujours l’action des gouvernants et des hauts fonctionnaires, il est indispensable de clarifier aujourd’hui quelles sont les voies judiciaires qui seront ouvertes aux victimes et aux citoyens pour demander raison.
Beaucoup d’initiatives ont lieu actuellement, Atlantico m’a demandé d’essayer de clarifier un peu afin d’éviter la confusion. On pourra retrouver l’interview directement sur leur site.
Sans utiliser d’argument d’autorité, je vais simplement rappeler que cette matière a fait partie de mon cœur de compétence professionnelle. Nourrie d’une pratique trentenaire assidue, de la rédaction de plusieurs ouvrages et d’un enseignement à l’université de Paris II.

Atlantico.fr : « L’heure n’est pas à la polémique » et pourtant plusieurs procédures pénales ont dores et déjà été lancées contre le gouvernement. En cause, sa mauvaise gestion de l’épidémie de coronavirus. Une accusation qui, si elle planait déjà, a été aggravée par les révélations d’Agnès Buzyn la semaine dernière. Alors que l’épidémie de coronavirus perdure, un certain de nombre de plaintes – 5 d’après le quotidien Le Monde – ont déjà été envoyées à la Cour de la justice de la République. N’est-ce pas encore trop tôt pour demander des comptes et des réparations ? 
Régis de Castelnau : Sur le plan judiciaire, ces procédures lancées exclusivement contre les ministres en saisissant la Cour de justice de la République n’ont aucun intérêt.
Sur le plan médiatique, et par conséquent politique elles sont au contraire importantes et nécessaires.
Je m’explique : la gestion de la crise par le gouvernement et par l’État depuis le début du mois de janvier a été, chacun le sait bien aujourd’hui, calamiteuse.
Les aveux pleurnichards d’Agnès Buzyn n’en sont finalement qu’une confirmation.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de m’en expliquer dans vos colonnes, le comportement de nos dirigeants a été marqué par l’impréparation, la désinvolture, le cynisme, et beaucoup de leurs actes relèvent de l’application du code pénal.

Homicides par négligences, mise en danger délibéré de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger, détournement de biens (disparition des stocks de masques et de chloroquine) nous avons affaire à un véritable florilège.

Mais il faut bien comprendre que ce sont toutes les chaînes de commandement de l’État qui sont impliquées.
Il n’y a pas que les ministres, Jérôme Salomon par exemple est un haut fonctionnaire.
Or saisir directement la Cour de Justice ce n’est viser que les ministres puisque cette juridiction est justement prévue pour les juger eux.
Le directeur général de la santé relève quant à lui des tribunaux ordinaires.
Le processus normal serait de saisir directement les parquets qui alors demanderaient l’ouverture d’informations judiciaires et la désignation de juges d’instruction.
Si dans le cours de celle-ci apparaissent des faits susceptibles d’être reproché aux ministres, cette partie du dossier serait alors transmise à la Cour de Justice.
Il y a un autre problème celui de la recevabilité des plaintes déposées en général.
Si j’ai bien compris par des organisations syndicales ou associatives qui à mon sens n’ont pas d’intérêt pour agir en se constituant partie civile.
L’article 2 du code de procédure pénale est très clair :
«L’action civile en réparation du dommage causé par un crime, un délit ou une contravention appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l’infraction. »
Ce sont donc bien les victimes ou leurs proches qui devront déposer les plaintes le moment venu.

mardi 24 mars 2020

Covid19 : « Agnès Buzyn nous a fait perdre deux mois décisifs »


Coronavirus : pour Agnès Buzyn « dans un monde comme le nôtre fermer les frontières, ce n’est en réalité pas possible »

PAR Planetes360

Pour Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat professionnel infirmier SNPI, la pénurie de masques est un « scandale d’Etat »

L’Obs. L’annonce ce samedi par le ministre de la santé, Olivier Veran, d’une commande de 250 millions de masques est-il de nature à rassurer les infirmiers et infirmières en premier ligne face au Coronavirus?

Thierry Amouroux.
Depuis fin février, nous avons entendu des annonces du Premier ministre, du ministre de la santé, du directeur général de la santé et à la date d’aujourd’hui, nous n’avons encore rien vu arriver.
Nous serons rassurés le jour où ces masques seront distribués dans les hôpitaux.
Agnès Buzyn, qui raconte avoir compris avant tout le monde la portée de l’épidémie en Chine en décembre, qui prétend avoir alerté le premier ministre sur le risque de pandémie, ne s’est même pas renseignée sur le stock de masques de la réserve sanitaire !  
Elle nous a fait perdre deux mois décisifs.
Au moins, Olivier Véran qui lui a succédé a eu le bon réflexe en lançant des commandes.
[…]
Les soignants sont en colère.
Mais quand ils l’expriment publiquement, via une vidéo, ils sont l’objet de représailles, ils sont convoqués par leur direction et menacés de sanctions disciplinaires.
[…]
Cette pénurie en France est un scandale d’Etat, comme l’a été l’affaire du sang contaminé.
600 médecins ont déjà déposé plainte.
Notre syndicat fera de même, lorsque la crise sera terminée.
[…]

L’Obs