
L’exécutif se prépare-t-il à un abandon de souveraineté massif dans l’Océan indien ?
C’est ce qu’affirme le président Malgache Andry Rajoelina, sur sa page Facebook, par laquelle nous avons pris connaissance d’un accord imminent entre la France et Madagascar portant sur la « rétrocession » - les guillemets s’imposent- des Îles Eparses.
République souveraine s’en est inquiétée hier dans une lettre ouverte au Président de la République (« Monsieur le Président de la République, allez-vous céder les Îles Éparses ?), lequel, en vertu de l’article 5 de la Constitution, est le « le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités ».
Elle est restée sans réponse et depuis aucun officiel n’est intervenu d’une quelconque manière sur ce sujet.
On ne reviendra pas sur les arguments juridiques qui, depuis 1972, étayent les revendications malgaches sur ces territoires, ni sur ceux jusque-là déployés par la France pour appuyer sa souveraineté sur ces terres.
On se bornera à rappeler que Madagascar n’avait pas émis de revendication sur ces îles lors de son accession à l’indépendance en 1960 et qu’il est difficile de « rétrocéder » un territoire qui n’a jamais été sous administration malgache, mais qui a toujours été administré par la France, et ce, depuis la fin du XVIIIe siècle.