
10.01.2023
Les lecteurs français découvrent la réalité du terrain devant la frontière avec la Russie.
«En Estonie, les alliés de l'Otan affrontent le grand froid», titre Le Point qui rapporte que «des fantassins [venus du Mali ou du Niger] s'enfoncent dans la neige jusqu'aux cuisses». Les troupes de l'Otan ne sont pas les premières à affronter cette réalité.
Les armées suédoises de Charles XII au 18e siècle, les soldats de Napoléon au 19e siècle et les armées de Hitler au 20e siècle, ont toutes été confrontées à la réalité russe, les entraînant dans la défaite, alors qu'elles voulurent envahir la Russie. Aussi, aujourd'hui, à voir les troupes de l'Otan reprendre les vieux scénarios d'anciens militaires qui ne furent pas un succès, cela laisse, donc, penser que l'Otan pourrait suivre le chemin de Napoléon et de Hitler ou de Charles XII.
«Un paysage glacé». C'est encore Le Point qui décrit «un paysage glacé» dans lequel «l'exercice Winter Camp, en Estonie, à 100 km de la frontière russe, met les troupes de l'Otan à l'épreuve de conditions hivernales extrêmes». 1.300 soldats britanniques, français et estoniens sont mobilisés pour cet exercice, fait savoir le média français. Simon Worth, commandant du bataillon franco-britannique déployé dans le cadre de l'Otan en Estonie, explique que «cette manoeuvre est une opportunité de montrer que nous sommes capables de travailler dans les conditions les plus exigeantes, dans le froid et la forêt. Et prouver que nous pouvons relever tout défi à venir». L'Otan veut, donc, prouver sa capacité à agir militairement dans «un paysage déjà glacé» à 100 km de la Russie, et où ses «fantassins s'enfoncent déjà dans la neige jusqu'aux cuisses», alors que l'armée russe vit depuis toujours dans ces conditions extrêmes.
Le Point fait témoigner, «dans ces étendues blanches à perte de vue», le première classe Kibinda, «arme à la main dans une clairière tapissée de poudreuse». «On se fatigue un peu plus en se déplaçant, avec le poids du gilet pare-balles, de la musette et de l'armement. Tout à l'heure, je me suis enfoncé dans la neige de quasiment un mètre, c'est quelque chose», a-t-il confié au média français. Les hommes, se trouvant sous le commandement de l'Otan, ne sont pas les seuls à découvrir un univers glacé. Les machines et engins militaires le font, également. Car, «le jeune fantassin fait partie des 300 Français venus prêter main forte pendant un an avec 12 chars Leclerc et 8 VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) à cette mission de "présence avancée renforcée" dans les pays baltes».

