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mardi 3 mai 2022

La France va bien : après le scandale des EHPAD, hausse inquiétante de la mortalité des nourrissons


 Marie Delarue 2 mai 2022

Dans l’actualité de ce début de semaine figure une étude de chercheurs de l'INSERM publiée dans la revue scientifique The Lancet : la France connaît une hausse inquiétante de la mortalité infantile. 

Entre 2012 et 2019, pour 1.000 naissances, notre pays est ainsi passé de 3,3 à 3,5 de nourrissons de moins d'un an, soit 0,04 mort supplémentaire et un « excès » de 1.200 décès chez les enfants de moins de 1 an, cela sans qu’on en connaisse exactement les raisons.

Élément qui ne figure pas dans cette étude mais a fait l’objet d’un rapport sur « les 1000 premiers jours » commandé (et largement ignoré) par le ministère de la Santé : une femme sur trois souffre désormais de dépression post-partum (Elle, 24/9/2021), au point que le suicide est devenu la deuxième cause de mort maternelle dans notre pays. Des données qui sont évidemment à mettre en rapport avec le sujet précédent. Le Pr Martin Chalumeau, pédiatre à l'hôpital Necker (Paris) et coauteur de l’étude du Lancet, rappelle que la France était, jusqu’au début des années 2000, la bonne élève de l’Europe, puis tout a commencé à se dérégler, pour parvenir à cette augmentation de 7 % de infantiles en moins de dix ans. Or, selon Le Point (1er mai), « pendant toutes ces années, les pays scandinaves, avec lesquels la France rivalisait d'ordinaire, ont continué à améliorer leurs résultats et atteint un taux de 2 de nourrissons pour 1.000 naissances en 2019 ».

Quelles en sont les raisons ? « Il n'y a aucun moyen de savoir précisément ce qui a participé à ces et donc aucun moyen, non plus, de savoir comment réagir pour les éviter », ajoute le Pr Chalumeau, cela parce qu’on se refuse à donner des informations pourtant cruciales sur « l'état de santé du nouveau-né avant sa mort, le parcours de soins ou l'état de santé de la mère ».

On sait seulement que la majorité des surviennent dans les vingt-huit jours après la naissance, alors des motifs viennent à l’esprit : on ne reste plus à la maternité comme on y restait autrefois.