
Nicolas Sarkozy reçoit Mouammar Kadhafi à L'Elysée en décembre 2007
Un rapport cinglant du Parlement britannique accuse Nicolas Sarkozy d'avoir déclenché l'intervention militaire contre Kadhafi. Le président français aurait eu pour but de stopper les velléités d'indépendance de la Libye.
Pour Westminster, les choses sont claires.
La France a mené la danse et le Royaume-Uni s'est contenté de suivre.
Selon un dernier rapport de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des communes britannique, ce sont les efforts diplomatiques de la France qui ont ouvert la voie aux opérations militaires en Libye.
Et Nicolas Sarkozy aurait poussé à l'intervention afin, dit la commission, d'«accroître l'influence française en Afrique du Nord» mais aussi d'«améliorer sa situation politique en France».
Pour arriver à cette conclusion explosive, les parlementaires s'appuient sur des échanges de 2011 entre les services secrets français et la secrétaire d'Etat américaine, une certaine Hillary Clinton.
Ils ont aussi épluché les mails échangés entre cette dernière et l'un de ses conseillers, Sidney Blumenthal, rémunéré 10 000 dollars par mois, non pas par le gouvernement américain mais par la désormais célèbre Fondation Clinton.