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vendredi 16 septembre 2016

Chaos libyen : après Cameron, le Parlement britannique accable aussi Sarkozy

Nicolas Sarkozy reçoit Mouammar Kadhafi  à L'Elysée en décembre 2007
 
Nicolas Sarkozy reçoit Mouammar Kadhafi à L'Elysée en décembre 2007
Un rapport cinglant du Parlement britannique accuse Nicolas Sarkozy d'avoir déclenché l'intervention militaire contre Kadhafi. Le président français aurait eu pour but de stopper les velléités d'indépendance de la Libye.
                                   
Pour Westminster, les choses sont claires.
 La France a mené la danse et le Royaume-Uni s'est contenté de suivre.
Selon un dernier rapport de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des communes britannique, ce sont les efforts diplomatiques de la France qui ont ouvert la voie aux opérations militaires en Libye.
Et Nicolas Sarkozy aurait poussé à l'intervention afin, dit la commission, d'«accroître l'influence française en Afrique du Nord» mais aussi d'«améliorer sa situation politique en France».

Nicolas Sarkozy à Benghazi le 15 septembre 2011

Parlement britannique : «le changement de régime était le vrai but de l'opération en Libye»            
 
Pour arriver à cette conclusion explosive, les parlementaires s'appuient sur des échanges de 2011 entre les services secrets français et la secrétaire d'Etat américaine, une certaine Hillary Clinton.
Ils ont aussi épluché les mails échangés entre cette dernière et l'un de ses conseillers, Sidney Blumenthal, rémunéré 10 000 dollars par mois, non pas par le gouvernement américain mais par la désormais célèbre Fondation Clinton.

mercredi 11 novembre 2015

Anéantissement ciblé de la Libye : un témoignage

Le 11/11/2015
 
 
Le 20 octobre 2015 cela a fait 4 ans que l’ancien chef d’état Mouammar Kadhafi est mort.

A la suite des bombardements de l’OTAN, Kadhafi a été brutalement assassiné par des rebelles.
La vidéo de son arrestation montre que Kadhafi a été maltraité et blessé avant sa mort.
Le procureur général de la cour de justice internationale de la Haye estime que la mort de Kadhafi pourrait être un crime de guerre.
Les investigations ont pourtant été empêchées par le nouveau gouvernement.

kla.tv

samedi 29 août 2015

Comment Sarkozy a financé le terrorisme

29 août 2015
 
 
Deux armes sur cinq saisies sur les combattants de Boko Haram sont de fabrication française. En lançant cette petite bombe, le ministre tchadien de la Communication s’est attiré un faible démenti de l’ambassadeur de France au Cameroun.
 
Il réplique qu’une grande partie de l’armement de la secte islamiste a été prélevée à l’armée nigériane, l’autre provenant« de trafics illégaux dans la région »,sans toutefois nier l’étiquetagemade in France.
Tous les experts militaires de bonne foi admettent aujourd’hui que la France, quatrième exportateur d’armes dans le monde, un rang qu’elle maintient alors qu’elle a chuté à la sixième place des puissances économiques, s’est montrée bien imprudente en parachutant à l’aveugle dans le désert libyen, en juin 2011, des dizaines de tonnes d’armes à destination des rebelles combattants Kadhafi.
Nicolas Sarkozy, qui est un homme impatient, était alors pressé d’en finir avec son nouvel ennemi, le Guide libyen.
Jusqu’à ces largages, les conteneurs d’armement étaient livrés par le Qatar (tiens, le revoilà) et les Émirats Arabes Unis (où l’ancien président exerce ses talents de conférencier) par avion à Benghazi, puis par bateau jusqu’à Misrata, ville tenue par les insurgés.
Les parachutages français furent effectués dans le djebel Nefoussa, non loin de la frontière tunisienne.
On largua en masse des lance-roquettes, des fusils d’assaut, des mitrailleuses et surtout des missiles antichars Milan.
En utilisant un système très sophistiqué, avec un petit parachute qui s’ouvrait à 200 mètres du sol, se vantaient alors les militaires français.
Dans cette région réputée pour être un fief islamiste, ces colis tombés du ciel furent accueillis comme une bénédiction, notamment par Mounir el-Haidara, l’un des émirs les plus célèbres du djihadisme tunisien.

dimanche 12 juillet 2015

Comment Sarkozy célèbre son apocalypse libyenne

                                                    


Le 12/07/2015

Bon sens ne saurait mentir !

Interviewé par Le Monde, Sarkozy se montre fier de son beau bilan en Libye.
 Bon sens ne saurait mentir !

 
« En juillet 2012, quand je quitte le pouvoir, la Libye est libérée et les modérés sont au pouvoir [sic]. À partir de ce moment et de façon incompréhensible, la communauté internationale, y compris la France, s’est désintéressée de la situation et le chaos s’est installé. »
« L’immigration n’a pas commencé avec la chute de Mouammar Kadhafi. Est-ce que je regrette cette intervention ? La réponse est “non”. »

Ah, les modérés islamistes !
 C’est qu’ils vous bichonnent aux petits obus, comme disait Céline !
 Des interventions… à couteaux tirés !
Et cette « intervention » (les néo-libéraux adorent les euphémismes : un génocide devient un dégraissage) fut une guerre cruelle et longue, avec bombardements, massacres et lynchages en direct !
Je me souviens de cette image dégoûtante où l’on voit une femme voilée se prendre en photo près du corps supplicié de Kadhafi que le fêtard du Fouquet’s avait, deux ans plus tôt, reçu à l’Élysée !
Que du beau monde, tout de même !

lundi 25 mai 2015

Kadhafi et les bisounours. Qui avait raison ?

© Sputnik
Natalia Bourkova

Mouammar Kadhafi

Peu avant son assassinat le 20 octobre 2011, le chef de la grande Jamaria avait mis en garde l’Occident : une grande guerre menée par Al Qaïda se prépare et elle sera exportée de la Libye s’il arrive que le « régime » vienne à tomber.

Il avait alors défini la Méditerranée comme « la mer du chaos » en insistant sur le danger éminent et redoutable qu'encourait l'UE en multipliant ses ingérences.

En effet, l'opération Serval, tant vantée au début du quinquennat de Hollande, n'avait en fait conduit qu'à la dispersion d'AQMI à travers la bande sahélo-saharienne.
 Cette bande s'étend du sud de la Libye à la Mauritanie, c'est-à-dire sur une superficie telle que les mouvements des terroristes sont quasiment incontrôlables.
De grandes villes portuaires libyennes comme Benghazi et Tripoli sont partiellement (voire quasi-entièrement pour Benghazi) tombées entre les mains de l'EI qui ne dissimule même plus ses intentions qui sont d'infiltrer quelques 50.000-70.000 combattants dans les pays membres de Shengen.

 Pour ce faire, il suffit de les expédier avec ces fameux clandestins qui commencent à donner bien des frilosités aux dirigeants européens.
Atlantico évoque un flux sans pareil de sans-papiers et semble mettre en doute le bien-fondé de leur répartition égalitaire entre les Etats concernés.

vendredi 12 décembre 2014

Libye : l’irresponsabilité criminelle de Nicolas Sarkozy et de Bernard-Henri Lévy !

12 décembre 2014 par Bernard Antony

 
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Je parlais hier avec un officier supérieur de l’armée française de l’évolution de l’islam jihâdiste en Afrique qu’affrontent des forces spéciales de son régiment. 

Je lui faisais part de mon indignation lorsque, en 2011, Bernard-Henri Lévy avait persuadé Nicolas Sarkozy d’éliminer Mouammar Khadafi.
 Or ce dernier, reçu peu de temps auparavant en grande pompe à l’Élysée, s’il avait certes été un dictateur aussi horrible et terroriste que tant d’autres dans cette région du globe, n’était plus selon mon expression d’alors qu’un « volcan éteint ».
D’autant moins dangereux, pour la France et l’Occident en général, qu’avec son « petit livre vert » il était devenu un affreux hérétique pour l’ensemble des musulmans, si bien qu’il avait engagé une guerre impitoyable contre les islamistes au point de signaler une fois aux Américains – qui n’en tinrent aucun compte – où Ben Laden séjournait !
Sans aucunement nier ses aspects abominables (infirmières bulgares…), on peut dire que le règne de Khadafi était devenu un puissant obstacle à l’islamisme, infiniment plus dangereux.
Le régime fut abattu militairement grâce à nos avions et Bernard-Henri Lévy, expert en printemps arabe, annonça la glorieuse mise en place de la démocratie annonciatrice de lendemains merveilleux.
 D’autant plus qu’il se targuait de tout connaître du pays (« tous les sentiers » sic !) et de ses habitants.

jeudi 14 août 2014

Avec Saïf al-Islam, les kadhafistes préparent-ils leur retour ?

D’après des sources bien informées, le fils de Mouammar Khadafi aurait rencontré des chefs de tribus influentes dans la nuit de mardi à mercredi 13 aout.

 Sous la garde de la tribu Zenten, dans la prison de la ville du même nom, Saïf al-Islam, s’il arrivait à convaincre les chefs tribaux, pourrait apparaître comme l’espoir de ceux qui regrettent l’époque et l’idéologie de la révolution verte.
Dans la nuit de mardi à mercredi 13 août, le fils de Mouammar Khadafi, Saïf al-Islam, aurait rencontré des chefs de milices influents.
Arrêté en novembre 2011, il est emprisonné à Zenten, ville de l’Est du pays contrôlée par la puissante milice du même nom.
À la suite de son arrestation une bataille politico-judiciaire opposera les autorités de Tripoli à celles de Zenten.
 Finalement, il ne sera pas transféré et restera sous la garde de la puissante tribu.
Pour les sympathisants des idées de la révolution verte, cette entrevue est de bon augure et pourrait présager un retour en force des kadhafistes.
 L’intérêt des milices de Zenten est assez clair.
En guerre contre les milices de Misrata, Zenten pourrait voir en Saïf un vecteur d’unité face aux forces islamistes.

Dans un prochain papier, Mondafrique reviendra plus en détail sur la situation libyenne

source