Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
Lorsque j’affirme qu’il faut qu’un État laisse se développer une zone économique dite « grise » afin de favoriser la créativité, et aussi de permettre aux petits et aux sans-dents de bricoler dans leur coin tant que cela ne pose pas de problème de sécurité publique, on me prend à parti pour me faire remarquer que dire cela, c’est être pour l’anarchie, pour un monde sans règles, etc.
Plus grave, certains ne paieraient pas leurs impôts et ce serait de la haute trahison fiscale.
Eh bien je le dis : c’est faux.
La trahison fiscale ce n’est pas le pauvre type qui fait de la peinture 10 heures par semaine au noir.
Cela énerve peut-être nos pandores de Bercy, mais cela ne pose pas un seul problème d’un point de vue macroéconomique.
En termes macroéconomiques, il suffit de définir combien de quantité d’espèces on laisse en circulation, et on limite ainsi la zone grise que l’on maintient sous contrôle.
Non, le vrai problème c’est la fraude, la vraie, celle des très, très riches aidés par des avocats et qui profitent de la mondialisation pour fuir toutes les obligations.
Le problème c’est la fraude des très riches, des multinationales qui profitent de la mondialisation.
Alors oui, j’ai du mal à exécuter en place publique le petit qui cherche à s’en sortir même en trichotant un peu et à voir les gros poissons soustraire des dizaines de milliards d’euros à nos États impécunieux et en manque d’argent.
Et là, c’est une nouvelle histoire, encore une, après les « Panama papers » et tous les autres scandales d’évasion fiscale.
Celui-ci est européen, et les banques françaises ne sont pas exemptes de tout reproche, semble-t-il.
« Un vaste système de fraude sur les dividendes a fait perdre 55 milliards d’euros aux États européens.
Ce système a permis à plusieurs actionnaires de se faire rembourser indûment l’impôt sur les dividendes. »