Le 03/08/2017
Marie Delarue
Ce bon père de famille aurait embauché au Sénat ses deux filles comme assistantes parlementaires.
Au jeu des chaises musicales de ce début de quinquennat purificateur, la dame partait fissa s’installer dans le fauteuil du ministre de la Justice, fauteuil que les fesses du patron du MoDem avaient à peine eu le temps de chauffer, et le sénateur du Rhône était appelé à prendre sa suite.
Je le confesse ici, bien que ce rond centriste eût été, entre autres fonctions prestigieuses, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire, puis garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés sous les mandats Sarkozy, j’avais totalement oublié son existence.
Se faire oublier, c’est le lot de ces hommes au physique de papy débonnaire, du genre qui inspire une inébranlable confiance.
Michel Mercier, qui fut aussi président du Sénat de 2002 à 2009, est « un vrai démocrate-chrétien », « un homme pragmatique, mais qui tient sur l’essentiel de ce qu’il croit », affirme Gérard Larcher.
La preuve : « Catholique pratiquant, il a parcouru les chemins de Compostelle avec François Bayrou. Il est chevalier dans l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Marié et père de cinq enfants, il s’occupe beaucoup de ses nombreux petits-enfants », écrivait Le Point ce 25 juillet.
Une telle unanimité paraît toujours suspecte.
Ainsi, il se trouve des sénateurs pour voir dans cet homme aux rondeurs si lisses « quelqu’un de malin, madré, qui sait y faire ».
