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lundi 14 août 2023

[Tribune] Surtourisme : vraie dramatisation pour un faux problème


 

 Patricia Chagnon-Clevers 13 août 2023

 

Les vacances aidant et à l’aide d'une pléthore d’images d’aires d’autoroutes prises d’assaut, de poubelles débordantes et de sites touristiques bondés, les médias se sont efforcés ces derniers temps d'instiller les horreurs du « surtourisme » dans la tête des Français.


Effectivement, qui n’a pas connu dans sa vie les désagréments de ces queues interminables, de ces longues file d’attente et la déception de se retrouver bien loin des images idylliques figurant dans les brochures touristiques, le tout dans une cohue inimaginable ?
Pourtant, nous savons tous qu’il s’agit dans la vaste majorité de ces souvenirs désagréables, d’expériences vécues lors des pointes de fréquentation (vacances d’été, week-ends du mois de mai ou événements sportifs et culturels exceptionnels) et cela dans des lieux bien précis.

Qu’apprend-on à regarder les chiffres ? 

 
L’activité touristique n’est pas répartie de façon homogène sur le territoire français : 80 % de cette activité touristique se concentre sur seulement 20 % de notre territoire. Même, au sein de ces bassins touristiques, dès que vous vous éloignez des principaux pôles d’attraction, vous retrouvez le calme.
L’activité touristique n’est pas non plus étalée de façon homogène dans l’année : les pics de fréquentations sont bien connus des professionnels et se situent lors des vacances de février, de Pâques, d’été et des longs week-ends.

Le vrai problème en France c’est le « sous-tourisme »

 
Le surtourisme n’est pas un problème généralisé dans notre pays, il s’agit en réalité de pics ponctuels de fréquentation, très localisés. Ces pics sont certes très désagréables pour les visiteurs comme pour les habitants, nuisent à la qualité de l’expérience et peuvent endommager la nature et nos monuments, mais il ne s’agit aucunement d’un problème généralisé. Bien au contraire, la vaste majorité des bassins touristiques en France souffrent de sous-fréquentation !

Le grand défi : la gestion des flux touristiques au XXIe siècle

 
La France dispose de richesse patrimoniales, culturelles, naturelles et gastronomiques exceptionnelles. Notre pays abrite un trésor touristique d’une valeur inestimable qui recèle des possibilités de croissance et de développement jusqu’à lors inexploités.
La France accueille plus de 90 millions de visiteurs par an et notre potentiel de croissance est bien réel.
En réalité, le grand défi est d’adapter l’offre touristique en France à la demande des Français d’une part, mais aussi des étrangers pour qui la France reste parmi les favoris, en prenant en compte la gestion de l’espace (sur tout le territoire national) et du temps (sur toute l’année), du profil des touristes et des flux touristiques.

Le « surtourisme » : nouvel avatar de la décroissance 

 
La raison pour laquelle on veut nous culpabiliser avec le concept de « surtourisme », et nous proposer comme solution le « dé-tourisme » avec comme corollaire la diminution de la fréquentation touristique, procède en réalité d’une vision purement idéologique.
Ceux qui brandissaient hier l’arrêt du nucléaire, l’interdiction de la voiture thermique et les prétendus dangers des pets des vaches, et qui aujourd’hui brandissent les dangers du « surtourisme » s’inscrivent en réalité dans une vision de décroissance de notre société.
Alors que l’oligarchie se fiche bien des prix de l’énergie, abuse des voyages en jets privés, et ne se prive pas de manger du bœuf de Kobe importé du Japon tout en fréquentant des havres de paix privatisés sous les tropiques pour passer leurs vacances, les Français doivent se serrer la ceinture, baisser le thermostat dans leur logement et maintenant… se préparer à voyager moins ce qui pour la France se traduira par moins de revenus touristiques !

Les retombées économiques du tourisme : des revenus essentiels pour la France 

 
Les recettes du tourisme représentent aujourd’hui environ 7 % du PIB français. C’est proche des recettes générées par le secteur agricole français. Elles constituent une part importante des ressources en devises étrangères pour notre pays.

mercredi 25 septembre 2019

Des scientifiques de 13 pays écrivent au secrétaire général des Nations unies contre l’alarmisme climatique

 

 Résultat de recherche d'images pour "réchauffement climatique "

Un courrier signé par 500 scientifiques et professionnels, dont 40 pour la France, vient d’être adressé à António Guterres, secrétaire général des Nations unies, ainsi qu’à Patricia Espinosa Cantellano, secrétaire exécutive de la Convention-cadres des Nations unies sur les changements climatiques.
 
Lancée par Guus Berkhout, géophysicien professeur émérite à l’université de La Haye (Pays-Bas), cette initiative est le fruit d’une collaboration de scientifiques et associations de treize pays.
 
Publiée au moment où l’agenda international place une nouvelle fois le climat en tête des préoccupations, cette « Déclaration Européenne sur le Climat » est destinée à faire savoir qu’il n’y ni urgence ni crise climatique.
Elle appelle donc à ce que les politiques climatiques soient entièrement repensées, et reconnaissent en particulier que le réchauffement observé est moindre que prévu, et que le gaz carbonique, loin d’être un polluant, est bénéfique pour la vie sur Terre.
Ci-dessous une traduction de cette lettre (suivie de la lettre originale en anglais).
 
À faire circuler aussi largement que possible.
 
Professeur Guus Berkhout
Catsheuvel 93, 2517 KA La Haye
guus.berkhout@clintel.org


Le 23 septembre 2019.
S. António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,
Siège des Nations Unies,
New York, NY 10017, États-Unis d’Amérique.

Patricia Espinosa Cantellano, Secrétaire exécutive,
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques,
Secrétariat de la CCNUCC, Campus des Nations Unies, Platz der Vereinten Nationen 1,
53113 Bonn, Allemagne.


Vos Excellences,
Il n’y a pas d’urgence climatique
Un réseau mondial de plus de 500 scientifiques et professionnels expérimentés du climat et des domaines connexes a l’honneur d’adresser à Vos Excellences la Déclaration européenne sur le climat, jointe en annexe, dont les signataires de la présente lettre sont les ambassadeurs nationaux.
Les modèles de circulation générale du climat sur lesquels la politique internationale est actuellement fondée sont inadaptés.
Il est donc cruel aussi bien qu’imprudent de préconiser le gaspillage de milliers de milliards de dollars sur la base des résultats de modèles aussi imparfaits.
Les politiques climatiques actuelles affaiblissent inutilement le système économique, mettant des vies en danger dans les pays à qui est refusé l’accès à une énergie électrique permanente et bon marché.