« Douce France » ? pic.twitter.com/933uuT57YB
— paul amar news (@paul_amar2) May 8, 2025
Réflexions sur l'actualité et la politique Française. Avec quelques exceptions sur le reste du monde. Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
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Arnaud Florac 18 juillet 2022
Il y avait, disons jusqu'au début de l'exode rural, une France lente et un peu austère, une France calme et tendre, rude et travailleuse : on appelait ça, il n'y a pas si longtemps, la province.
Ce n'était pas parfait : on y était volontiers conformiste, parfois envieux, souvent mesquin.
On n'aimait pas les gens de la ville, on regardait de travers les enfants du pays qui avaient réussi, mais enfin, on y vivait tranquille. Au rythme des saisons, des moissons, des fêtes de village, on regardait le soleil se coucher, au soir de la vie, sur un paysage doux et serein, qui était exactement comme celui que l'on avait connu enfant. Du Bellay parlait de la « douceur angevine », Trenet de la « Douce France/Cher pays de [son] enfance ». Il y avait le clocher, la mairie, les prairies du père Untel, la forêt des Machin, les maîtres et les paysans, le curé et l'instituteur. On causait au café, on recevait les journaux.
Bien sûr, vous allez me dire que la nostalgie est la maladie de la droite. Vous allez peut-être même me dire que la « France d'avant » n'a jamais existé. Un petit tour sur le site de l'INA vous détrompera (et vous tirera des larmes en moins de dix minutes). Que reste-t-il, alors, de cette France-là, celle des provinces de la carte Vidal-Lablache n° 9, devenue celle des « régions », puis celle des « territoires », puis finalement appelée « France périphérique » ? Des lieux paradisiaques et des Français enracinés, mais aussi des zones commerciales immondes, des foyers éclatés, avec la télé comme dieu lare, qui ont honte de leurs racines ; des gens tristes et perdus, gavés de malbouffe tiède et de culture américaine mal digérée, à qui on a désappris que leurs familles avaient fait la France. Et puis, bien sûr, il y a ce qu'il ne faut pas appeler le Grand Remplacement. Il y a les « incivilités », vocable discret de la sauvagerie ordinaire. Il y a les meurtres quotidiens, ces « blessures au cou » et ces « rixes », ces « différends » et ces « agressions sexuelles », ces « attaques gratuites »... Nous connaissons désormais par cœur la novlangue de la presse d'État, qui tourne autour des véritables termes pour ne pas risquer d'avoir dit la vérité.
Admiratifs de la culture française, pleins d’affection pour leur pays, nombreux sont ces Français qui ont pourtant décidé de s’exiler, considérant que la France était devenue « invivable ».
Kublai, expatrié en Russie, et Loetitia, expatriée en Hongrie, disent ne pas reconnaître le pays dans lequel ils ont passé leur jeunesse.
Exilés à l’Est, cette nouvelle vie les a convaincus. Ils témoignent au micro de Boulevard Voltaire.
— LUCAS🪐 (@lucas___sch) September 5, 2020