Casser du flic est très amusant.
Tous les punks à chien vous le diront : entre deux « T’as pas 2 balles ? » et la pâtée pour le clebs, jeter des boulons sur des CRS est une activité passionnante.
Le grand frisson garanti.
L’occasion formidable de se sentir exister, d’exprimer le refus de sa propre errance, de se révolter contre tout et rien.
 Bref, le bonheur.
Le couteau suisse du marginal chevronné.
Pour le lycéen en pleine crise d’adolescence compliquée, poster de Che Guevara dans la chambre, le flic de manif est une aubaine.
Semblant tout droit sorti de Star Wars, fringué façon Dark Vador, il incarne les forces du mal. L’ennemi, le représentant du monde adulte dans ce qu’il a de plus sombre.
 Il faut le cogner, le liquider, lui lancer des trucs et des machins, renverser des poubelles, bref, montrer à la face du monde de quel bois on se chauffe, quel rebelle pur et dur on est, mais où ai-je mis mon sabre laser ?