Le syndicat de police SIPM-EUROCOP nous informe de la réalité de la sécurité routière : entre impunité et ultra-répression
Les différentes forces de police ont reçu pour consigne de ne surtout pas engager de poursuites avec les deux roues en infraction qui refusent de se soumettre à une sommation de s’arrêter.
Cette consigne est depuis régulièrement rappelée aux policiers nationaux et municipaux ainsi qu’aux gendarmes et dès qu’un deux roues se retrouve impliqué dans un accident de la voie publique le premier réflexe semble être de rechercher si de méchants policiers n’étaient pas dans le secteur pour trouver d’éventuelles responsabilités.
Les voyous qui circulent sur des motos de cross non immatriculées, non homologuées, sans permis sans casque et sans assurance (et bien souvent volées) ont un sentiment d’impunité bien réel et narguent les forces de police.
Les policiers de leur côté craignent a juste titre les foudres de la Justice puisque pour eux c’est double peine, n’ayant pas pour habitude de gagner leur vie à coups d’aides sociales et de trafics divers et variés.
Bien entendu il nous est expliqué que nous devons relever les éléments nous permettant d’identifier « plus tard » les auteurs de ces délits routiers ce qui est une vaste plaisanterie.
Le pire est que bien souvent quand par chance un équipage parvient à interpeller un délinquant de ce type le Parquet… Rend le véhicule à l’auteur des infractions (ndlr : pour tout excès de vitesse supérieur à 50 km/h le véhicule est saisi par les douanes après jugement, sauf si le juge peut justifier du contraire)
Dans le même temps consigne est donnée aux policiers d’être intransigeants avec les usagers de la route qui ont le malheur de circuler avec des véhicules en règle et les sanctions sont non seulement sévères mais automatiques.
Très curieusement on dote les gendarmes de véhicules d’interception rapide sur les autoroutes qui se lancent à la poursuite des motards qui auraient l’idée saugrenue de ne pas respecter la sacro sainte limitation à 130 km/h et l’on se vante dans la presse d’avoir brillamment interpellé de vilains citoyens qui parfois en perdent leur emploi.
Et pendant ce temps les VRAIS voyous non seulement font n’importe quoi sur la route, mais parfois tuent ou blessent grièvement des enfants, des passants innocents ou bien foncent sur les policiers.
Bref tout va bien dans le meilleur des mondes.