
Début de semaine catastrophique pour la maison police. - DENIS CHARLET / AFP
Début de semaine catastrophique pour la maison police.
La justice accélère deux dossiers de bavures présumées.
Le directeur départemental des Alpes-Maritimes est soupçonné de malversations.
Et le patron de la police quitte ses fonctions…
Mauvaise passe pour la maison police.
Trois jours, trois affaires.
Alors que la justice accélère deux enquêtes pour des violences policières présumées, et qu’un directeur départemental est soupçonné de détournements, le directeur général de la police nationale (DGPN) tire sa révérence.
Eric Morvan, patron des flics depuis aout 2017, donné comme partant depuis des mois, a annoncé lundi lors de ses vœux aux préfets qu’il faisait valoir ses droits à la retraite.
Une demi-surprise pour la grande maison, puisque depuis des mois, ce DGPN de 62 ans, réputé "gentil et courtois", semble porter ses fonctions comme un "long chemin de croix".
"Eric Morvan n’approuvait aucun des grands changements qui semblent aujourd’hui inéluctables et qui se discutent en ce moment en interne dans le cadre du livre blanc. Cela paraissait difficile pour lui de se maintenir à son poste", souligne une source syndicale.
Autre signe d’un certain malaise, le DGPN partant a annoncé aux troupes ce matin qu’il quitterait la place Beauvau, "sans pot ni cérémonie".
"Un départ en catimini, comme l’a été sa direction", grince un syndicaliste agacé depuis plusieurs mois de ne pas avoir à la tête de l’institution policière "un DGPN capable de taper du poing sur la table"…

