
On entend, depuis les dernières élections européennes, des analystes parler de « plan » et de « piège » de Macron : il n’y en a pas.
L’homme ne se relèvera pas d’un désaveu aussi violent de sa politique.
A peine 15 % de 50 % de votants, ça fait 7 % d’opinions positives de sa politique et encore, ces 7 % comprennent Renaissance, le Modem, Horizon… c’est à dire que le parti Renaissance de Macron ne pèse plus rien. Pire, Macron cristallise les opinions négatives, le rejet, voire la violence à son égard et chaque fois qu’il ouvre la bouche, il perd des points et en fait perdre à ses partenaires et ses candidats. Il n’y a ni piège ni plan pour pouvoir revenir en grâce parce que ce n’est plus possible. En cela il est parfaitement dans les clous de ce qui pourrait être le profil psychopathologique que lui décrit un psychiatre italien dont l’analyse fait florès sur les réseaux sociaux : fascination, doute, détestation. Il a fasciné, avec l’aide certes, d’une presse subventionnée acquise à sa cause, puis le doute s’est installé et il n’a dû sa seconde élection qu’au barrage contre l’extrême droite (et peut être à l’informatique) et on en est à la troisième phase : la détestation, cheminement habituel des dictateurs, ou apprentis dictateurs qui s’imaginent être toujours dans le vrai, avoir toujours raison et n’en font qu’à leur tête.
Et comme tous ceux dans son cas, sentant que les choses lui échappent, il choisit toujours la même solution, celle du chaos, selon sa formule habituelle : quel qu’en soit le prix et qui sied parfaitement au profil psychologique qu’on lui prête. Vous ne m’aimez plus, donc je vous déteste. Il sacrifie la paix sociale, en laissant les gauchistes violents s’en donner à cœur joie. Sacrifie ses alliés LR, avec un baiser de la mort, dont ne se relèveront pas ceux qui n’ont pas compris qu’il fallait prendre ses distances d’avec lui. Sacrifie les Jeux Olympiques, qui seront difficiles à assurer pour le nouveau gouvernement qui sortira des législatives. La « Grande presse » ne le dit pas, mais les perspectives sont sombres pour cet événement et il faut lire la presse étrangère pour le savoir. Les capitales étrangères suivent de très près ce qui se passe en France et n’ont pas une bonne opinion de la manière dont Macron gère la France. Les réservations ne décollent pas, les menaces d’attentats sont bien réelles, les Américains en font état et les délais de préparations des installations sont extrêmement tendus. Un plan B a même commencé à voir le jour pour la cérémonie d’ouverture.