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dimanche 11 juillet 2021

Injonction de bienveillance au brevet et au bac, obligation vaccinale : les professeurs vont-ils finir par se révolter ?


 
 
 

Le Figaro a mené l’enquête auprès des correcteurs du brevet, dont les résultats viennent de tomber dans toutes les académies. 

Et là aussi, les témoignages affluent sur les consignes systématiques de bienveillance données par le ministère aux correcteurs dans toutes les disciplines. 

Même unanimité pour constater un réel effondrement du niveau : des rédactions de quelques lignes indigentes, une méconnaissance quasi totale des deux rares questions de (attribut du sujet ? Relative ? Connais pas…), des dictées qui décrochent obstinément le 0/10… 

Certains collègues ont dénoncé cette bienveillance aveugle : « Alors la dictée, si c’est mauvais mais que vous sentez que l’élève maîtrise globalement assez bien les accords, vous pouvez rajouter 2 ou 3 points », a-t-on demandé aux professeurs de français d’un centre de correction normand, comme le rapporte Le Figaro. Consignes écrites redoublées par les consignes des réunions d’harmonisation : la bienveillance à tous les étages.

Pour ma part, je ne sais pas si c’est l’âge mais, les connaissant par avance, ces consignes, je ne les lis plus. J’écoute poliment, et puis je fais mon travail, en conscience. Et je savoure ma , assez active finalement. Oui, toutes mes dictées ont eu 0/10. Elles le méritaient. La moitié des élèves écrivent « oxydent »…

Pour le bac, ce fameux nouveau bac Blanquer dont le clou était ce tant attendu « grand oral », l’indigence a été reine : des candidats ont décroché des 16, 18, 20 avec des exposés désolants, sans connaissances. Il fallait vraiment s’entêter pour ne pas avoir la moyenne. Donc, 100 % ou presque. Évidemment, les premiers lésés sont les vrais bons élèves, noyés, jusque dans Parcoursup, au milieu de toutes ces réputations usurpées. Éric Zemmour, dénonçant cette , parlait d’un retour à l’Ancien Régime, aux privilèges de la naissance.

jeudi 8 juillet 2021

Jean-Paul Brighelli : « Tout est faux, dans ce bac ! Les professeurs ont surnoté sur ordre ! »


 
 
 
 7 juillet 2021

Jean-Paul Brighelli commente les résultats historiques du Blanquer-Covid. 

Il préconise de transformer ce bac complètement dévalorisé en certification de fin de secondaire et de laisser le supérieur trancher sur la sélection des avec .

 

mercredi 7 juillet 2021

Baccalauréat 2021 : une fabrique d’aigris et de chômeurs ?


 Philippe Kerlouan

C’est la fin du suspense. Ce mardi, les élèves de terminale prennent connaissance des résultats du

La première session du nouveau bac Blanquer, bien aménagée en raison de la sanitaire. La dernière, aussi, puisqu’il va de nouveau être transformé, l’an prochain, avec la disparition des épreuves communes et une augmentation du poids du contrôle continu. Mais c’est un suspense très relatif : avant même la publication des statistiques officielles, la seule interrogation est de savoir si l’on battra le record de 2020.

Cette session a connu de nombreux cafouillages, plus ou moins surmontés, qui ne serviront pas la cause du baccalauréat, mais ce n’est pas le plus grave. On se demande de plus en plus à quoi il sert. Il est censé ouvrir les portes de l’, mais la plupart des élèves y sont affectés sur dossier sans qu’on prenne en compte ses résultats. Elle est loin, l’époque, dont les plus anciens se souviennent, où le bac de première conditionnait le passage dans la classe supérieure et qu’un second bac ouvrait aux plus méritants les portes de l’université et des grandes écoles !

En outre, le recours grandissant au contrôle continu dans l’évaluation des élèves, lié à la diminution des exigences, dévalorise l’examen. Il favorise les pressions des élèves et des familles – voire de la hiérarchie – sur les professeurs, pour les pousser à rehausser des moyennes jugées trop faibles. Le « bac national » n’a plus grand-chose de national, progressivement remplacé par un « bac local », dont la valeur dépend de la réputation de l’établissement qui le décerne. Il n’est qu’un passeport pour nulle part.

Tous les élèves, ou presque, s’engouffrent dans l’enseignement supérieur comme si c’était une fin en soi. Les meilleurs y réussissent, beaucoup sont confrontés à l’échec. Quand une juste sélection ne se pratique pas au lycée, elle s’exerce de manière impitoyable dans les universités, contraintes elles-mêmes de baisser leur niveau pour sauver les apparences. C’est le résultat d’une politique menée, depuis des décennies, par des gouvernements qui, par démagogie ou par idéologie, confondent la démocratisation nécessaire de l’enseignement avec sa massification. Le baccalauréat n’est plus la récompense de l’effort et du mérite : c’est devenu un droit.