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dimanche 6 avril 2025

France/Algérie : il y a quoi, dans les tiroirs ?


 

Ca chauffait entre Paris et Alger et d’un coup, plus rien. 

Les présidents français et algérien ont décidé de « renouer le dialogue et d’engager une reprise de la coopération sécuritaire et migratoire »… mais encore ?

 Boualem Sansal, attentat de Mulhouse, « souveraineté marocaine » sur le Sahara occidental, arrestation d’influenceurs algériens, reprise des OQTF délinquants… ils ont avancé sur quoi ? Ils ont marqué la fin du ramadan, exprimé « leur volonté de renouer le dialogue fructueux »… ça veut dire quoi ? C’est du verbiage comme d’habitude. Retailleau promettait une riposte proportionnée et graduelle. Rappelons que le fait qu’un pays ne reprenne pas ses ressortissants est contraire au droit international, mais l’Algérie peut le faire sans risque avec la France et la France ne doit rien dire, sinon, ce doit être raciste, comme d’habitude. On devait suspendre l’absence de visa pour les diplomates, la plus petite des mesures de rétorsions, ce ne sera même pas le cas.

Il va y avoir une reprise du « travail de mémoire », c’est à dire que l’on s’oriente vers une rente versée par la France, sonnante et trébuchante, puisque ce pays mal géré n’a plus que le chantage victimaire pour exister, pas comme les anciennes colonies asiatiques qui se sont mises au travail. Et donc Bruno Retailleau, qui menaçait de démissionner n’a rien obtenu de ce qu’il voulait, sans toutefois démissionner, en essayant même de se faire oublier, histoire sans doute qu’on ne lui rappelle pas ses promesses non tenues.

En gros, la France a baissé sa culotte jusqu’aux chevilles, n’a pas pris une seule mesure de rétorsion alors qu’elle a de multiples leviers à sa disposition pour faire plier ce pays radicalisé, vivier de terroristes et de haine anti-France. Elle va continuer à soigner gratuitement, malgré une ardoise déjà faramineuse aux hôpitaux français, elle va continuer à payer des retraites à des gens morts depuis longtemps, va continuer à payer une « aide au développement » dont on aimerait bien savoir à quoi elle peut bien servir et à accueillir tous ceux qui seront envoyés de là-bas parce qu’on n’y veut plus d’eux. Et Retailleau, malgré ses rodomontades, va rester tapiner dans le gouvernement Bayrou qu’inexplicablement, tout le monde maintient en place.

mardi 4 février 2025

Le président Tebboune s’essuie les pieds sur la France

 

Duma.gov.ru/Wikimedia commons
Duma.gov.ru/Wikimedia commons

 

 

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, la France est devenue un pauvre paillasson sur lequel tout le monde s’essuie les pieds. 

En tête, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui vient de donner une interview fleuve au journal l’Opinion. Provocatrice, souvent mensongère, parfois à la limite de l’insulte.

Faut-il s’en étonner ? Face à notre État déconfit et notre Président qui ne cesse d’enchaîner courbettes et repentir, les camouflets se suivent et se ressemblent. Si la presse se fait l’écho de cet entretien, force est de constater que les médias publics sont tout sauf critiques. Se contentant de reprendre les phrases chocs, ils soulignent la bonne volonté du président Tebboune, « bien conscient des difficultés politiques d'Emmanuel Macron et de l'instabilité qui règne en France ». Magnanime, « le président algérien ne ferme pas la porte à une reprise du dialogue », s’émerveille France Info.

Dialoguer, oui, mais sans rien céder, toutefois, et avec beaucoup d’exigences qui ne semblent pas avoir heurté nos confrères.

Il a perdu son temps avec Macron ? Nous aussi

Il y a pourtant matière. Tout d’abord, le président Tebboune déclare avoir « perdu du temps » avec Emmanuel Macron. Nous aussi, à vrai dire. Il avait, dit-il, « beaucoup d’espoirs de dépasser le contentieux mémoriel », raison pour laquelle il a créé une commission pour écrire – réécrire ? – l’Histoire. Il place ainsi toute sa confiance en Benjamin Stora, l’historien, totalement acquis à la cause algérienne, choisi par l’Élysée.

Surtout, le président Tebboune est las des critiques acerbes contre son beau pays, en réalité contre lui-même : « Il y a des déclarations hostiles tous les jours, comme celle du député de Nice, Éric Ciotti, qui qualifie l’Algérie "d’État voyou". » Il y a aussi le petit jeune Bardella qui l’indispose, tous ceux-là formant « les forces rétrogrades ».

C’est vrai, la reconnaissance de la marocanité du Sahara était la ligne rouge à ne pas franchir. Il avait, paraît-il, prévenu Macron, en marge du G7 à Bari. Fraîchement « dissolu », le Président français pensait alors, dit Tebboune, s’assurer « les voix des Français originaires du Maroc et de l’Algérie pour, à l’issue du scrutin législatif, former une alliance centriste lui permettant de poursuivre sa politique ». Un coup à la Mélenchon, en quelque sorte ; mais ça n’a pas marché.