Général Michel Franceschi
Général de corps d'armée (2s)
Parachutiste des Troupes de Marine
L’exploitation de la misère du monde à des fins politiciennes ne grandit personne.
Monsieur Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, a exprimé dans le journal Libération le souhait d’accueillir en Corse les migrants embarqués sur le navire Aquarius, errant en Méditerranée.
Sollicité d’émettre un point de vue insulaire sur la question, je ne me déroberai pas, sans avoir besoin de m’étendre.
Disons-le sans ambages : cette initiative spectaculaire n’est qu’un coup de publicité politique, car elle n’est ni réalisable ni même souhaitable.
Le président du Conseil exécutif est mieux placé que personne pour savoir que la Corse ne dispose pas des moyens financiers et hôteliers, surtout en période estivale, d’héberger et d’entretenir, même provisoirement, les 629 malheureux migrants de l’Aquarius, puis de leur offrir un travail dans une île qui bat les records du chômage.