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vendredi 15 novembre 2019

La patronne de la RATP justifie son augmentation de salaire de 12,5%

 
 
Catherine Guillouard, alors pressentie pour prendre la tête de la RATP, le 21 juillet 2017 à l'Assemblée nationale à Paris.

Catherine Guillouard, alors pressentie pour prendre la tête de la RATP, le 21 juillet 2017 à l'Assemblée nationale à Paris.
afp.com/ERIC PIERMONT
Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 15/11/2019

 
Interpellée par un syndicaliste, la patronne de la RATP a justifié l'augmentation de plus de 50 000 euros de son salaire annuel en se comparant à un autre grand patron.
 
Le climat social se tend chaque jour un peu plus à la Régie autonome des transports parisiens. La PDG de la RATP, Catherine Guillouard, a justifié jeudi son augmentation de salaire de 12,5%, après avoir été interpellée par un syndicaliste lors de la visite d'un site de maintenance, dans un contexte social tendu.
"Est-ce que vous trouvez normal que le président de la RATP (63 000 salariés, 5,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires), dont la rémunération n'avait pas été revue depuis 2010, gagne moins que le patron de Keolis?", filiale de transports en commun de la SNCF, s'est défendue Catherine Guillouard.

50 000 euros supplémentaires
Arrivée en 2017 à la tête de la RATP, à la suite d'Elisabeth Borne entrée au gouvernement, Catherine Guillouard a été reconduite cet été pour cinq ans.
À cette occasion, l'État a augmenté de 50 000 euros son salaire fixe annuel, passé de 300 000 à 350 000 euros.
En y ajoutant la rémunération variable d'un montant de 100 000 euros maximum (liée à la performance de l'entreprise), le total passe de 400 000 euros à 450 000 euros - le plafond pour les entreprises publiques- , soit 12,5% de hausse.

dimanche 27 octobre 2019

La patronne de la RATP s’augmente de 12,5%

 
 
 

Coup de gueule

Irene conductrice de métro, signe une tribune dans laquelle elle interpelle la présidente générale de la RATP, qui vient d’augmenter sa rémunération de 12,5% soit 50.000€ de plus par an, atteignant le plafond maximum des patrons des entreprises publiques.

Alors que le 13 Septembre la RATP était massivement mobilisée pour dénoncer la future réforme des retraites, mais également la dégradation des conditions de travail, Catherine Guillouard s’octroie une augmentation après des années de gel des salaires à la RATP, un véritable affront à l’approche de la grève illimitée le 5 décembre.
 
vendredi 25 octobre
 
« C’est nous qui faisons le travail quotidiennement »
Conductrice de métro mais avant tout mère seule avec 2 enfants, je me lève ce matin à 4h en attendant que ma nourrice arrive avant de prendre ma voiture pour démarrer mon service à 5h20.
Sur la route j’entends aux infos avec effroi et surprise que notre PDG arrivée seulement en août 2017 va percevoir une augmentation de 12,5%, soit 50.000€ en plus en 2020, ce qui lui fera un salaire annuel passant de 400.000€ à 450.000€.
Comment peut-on avoir autant de mépris pour ces opérateurs quand des miettes nous ont été données : en 2016 c’était 0%, en 2017 une augmentation de 0,6%, en 2018 0%, et en 2019 0,6%.
Ce qui nous fait entre 10 et 20€ brut selon notre métier, « merci » ça me permettra de payer une heure de nourrice par mois.
Mme Guillouard en un mois vous percevez plus que mon salaire à l’année et plus que n’importe quel agent RATP dans l’année.
Pourtant c’est nous qui faisons le travail quotidiennement, 365 jours par an, c’est nous qui conduisons les métros, les RER, les bus, qui renseignons les usagers, vendons les tickets, entretenons les voies et les rames, ce n’est pas vous !

« S’il n’y a pas d’argent pour nous, pourquoi y’en aurait il pour vous ? »

dimanche 15 septembre 2019

Âge de départ à la retraite, montant des pensions… trois questions sur le régime spécial de la RATP


 
 
 
Tous les agents sous statut RATP, embauchés avant l’âge de 35 ans, soit environ 88 % des salariés, bénéficient de ce régime. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP
 

 
Les acquis sociaux obtenus en 1948 par les agents de la RATP risquent de disparaître avec la réforme du système de retraites.
Ils savent leur statut en danger et comptent bien se battre pour le protéger.

Les employés de la RATP ont paralysé les transports parisiens ce vendredi pour protester contre le projet de réforme des retraites, qui vise à créer un système universel.
Et donc mettre fin à leur régime spécial.
Alors qu'Edouard Philippe s'étonnait encore jeudi soir des différences existant entre leurs conditions de départs à la retraite et celles d'un chauffeur de bus au Havre ou à Bordeaux, salariés sous le statut du régime général, les syndicats en grève refusent la notion de « privilèges ».
Il s'agit selon eux de simples « compensations » face à la pénibilité de leur travail (pollution, horaires décalés, travail le week-end…).
Mais de quels avantages bénéficient exactement les 42 500 agents de la société de transports francilienne ?
Et quels coûts cela représente-il pour l'Etat ?
Voici quelques chiffres, qui révèlent également la diversité des situations dans l'entreprise.
 

Quel âge de départ ?

En 2017, l'âge moyen de départ à la retraite était de 55,7 ans à la RATP, contre 59,2 ans dans les hôpitaux ou 63 ans pour le régime général, selon un rapport de la Cour des comptes publié en juillet. Mais au sein de l'entreprise, tous les agents ne partent pas au même âge.
Pour les métiers jugés pénibles (travail de nuit, efforts physiques importants, températures extrêmes, pollution souterraine…), des mesures abaissent l'âge d'ouverture des droits.
Par exemple, début 2019, un conducteur pouvait devenir retraité à 50 ans et 8 mois, un agent affecté aux travaux à 55 ans et 8 mois.
Un employé administratif, qui ne bénéficie pas de mesures particulières, pouvait lui partir à 60 ans et 8 mois.
Pour rappel, dans le privé, c'est 62 ans.

lundi 6 mai 2019

Affaire de la jupe : réactions des uns et des autres… et de la RATP

 
 


La direction de la RATP est très ennuyée du buzz que fait, depuis vendredi, une nouvelle affaire d’islamisme.

Un chauffeur, sans doute trop « barbu », aurait refusé de faire monter deux jeunes filles mal habillées.

 Non, pas assez habillées à son goût.
Manque de chance pour cet employé, l’une des deux jeunes filles est la fille de Kamel Bencheikh, poète algérien qui n’a pas hésité à porter plainte, en bonne et due forme.
Gabrielle Cluzel vous a rapporté ici les faits que je résume brièvement : à l’arrêt Botzaris, les deux jeunes filles ont vu passer le bus 60, qui n’a pas voulu marquer l’arrêt, sauf au feu rouge, à quelques mètres de l’Abribus®, mais elles ont couru pour rattraper l’autobus arrêté au feu rouge et ont demandé au machiniste pourquoi il leur avait fermé la porte au nez.
Réponse sans appel : « Tu n’as qu’à bien t’habiller », et il a démarré.
Le sang de Kamel Bencheikh n’a fait qu’un tour.
Il a posté l’incident sur son compte Facebook en écrivant, en lettres majuscules, pour commencer son texte : « JE REVENDIQUE MON ISLAMOPHOBIE, tout me donne raison pour la chouchouter », puis il a longuement décrit ce qui était arrivé à sa fille Élise, 29 ans.

vendredi 3 mai 2019

Fin des agressions de chauffeurs à la RATP… La RATP supprime les chauffeurs!

Fin des agressions de chauffeurs à la RATP… La RATP supprime les chauffeurs!
 
par | 3 Mai 2019 |
 
La meilleure façon de régler un problème est bien souvent de changer certaines des données dudit problème ou de le contourner.
 
Par exemple, souvent à Paris on entend « suite à une agression sur la ligne machin, le trafic est interrompu suite à un mouvement social ».
 
D’où le surnom affectueux de la RATP… « Rentre Avec Tes Pieds ».
Les bus autonomes c’est bien.
Plus de personnel à agresser.
Encore mieux, plus de personnel à payer…
C’est franchement super en termes de rendement et autre rentabilité.
 
La RATP va mettre des autobus autonomes en circulation à Paris
 
« La RATP a reçu le feu vert de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour tester trois nouvelles expérimentations de véhicules autonomes en Île-de-France, rapporte l’Obs. Les autobus et navettes concernés n’auront pas de chauffeur à proprement parler mais il y aura tout de même un conducteur prêt à intervenir en cas de problème.
La législation ne le permet pas encore, mais dès que celle-ci va évoluer la RATP prévoit de se passer de conducteur de secours pour passer à la supervision déportée. Un opérateur aura alors à sa charge plusieurs navettes à distance ».

samedi 3 mars 2018

Paris : enceinte, elle prend 60 euros d’amende pour avoir pris un couloir de métro en sens interdit




Voici le reçu d’une amende de 60€ pour avoir pris un couloir en sens interdit. Sa récipiendaire est évidemment scandalisée. Twitter/@MaKyOtOx

Grégory Plesse|02 mars 2018

Ou l’on apprend que les panneaux, à l’entrée de certains couloirs, n’ont pas qu’une vocation décorative.

Certains plats régionaux, bien gras, sont plus faciles à digérer.
C’est l’impression que retire Nicolas de la très désagréable expérience à laquelle sa compagne, enceinte, a été confrontée vendredi matin, alors qu’elle se rendait au travail.

Partie du XVe arrondissement, elle était en train de changer de ligne à Concorde, passant de la ligne 8 à la 1, pour rejoindre son travail à la Défense.
Pour gagner quelques secondes, elle a pris un couloir, surmonté d’un panneau sens interdit.

Mal lui en a pris, car au bout du couloir l’attendaient des contrôleurs…
« Ils lui ont annoncé que prendre un couloir en sens interdit, c’était une amende de 60 euros », raconte Nicolas, « scandalisé » par cette affaire.
« Ça l’a complètement désarçonnée, elle a d’abord cru que c’était une blague. En plus, étant enceinte de trois mois, avec tout ce que ça implique, ça l’a vraiment chamboulée ».