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lundi 6 février 2017

Thierry Arnaud «Le Monde et le Canard Enchainé obtiennent des infos de personnes dont le but est de détruire la candidature de Fillon»

Le 06/02/2017

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Quoi que l’on puisse penser de Fillon, la collaboration entre Bercy, l’Elysée et certains médias est une catastrophe pour la démocratie.

Les fuites qui sont organisées sont contraires aux règles judiciaires.
Si cela se passait en Russie on accuserait alors Poutine de pratiques dictatoriales.
Mais nous sommes en France et ce sont les socialopes qui sont à la manoeuvre… alors tout va bien.
Fillon est un adversaire politique.
Son retrait serait une bonne chose pour la candidature de Marine Le Pen.
 Électeur du FN je pourrais m’en satisfaire.
Mais je ne peux pas m’empêcher de trouver abjecte le traitement médiatique qui est réservé au candidat de LR; surtout quand on sait qu’il y aurait pire à reprocher à beaucoup des chiens qui ne savent sortir les crocs que quand ils sont en meute.

 Fillon a fauté.
Il joue les pleureuses mais il sait depuis 35 ans que la vie politique est tragique, cynique et violente.

 Le scandale de la situation n’est pas la révélation des « affaires » mais l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir et la transformation des journaliste en juge.

dimanche 5 février 2017

SI FILLON EST ÉCARTÉ, NOUS VOTERONS MARINE LE PEN

Le 05/02/2017
 
 
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Le 25 janvier, le Parquet National Financier (PNF) ouvre une enquête préliminaire pour les chefs de détournement de fonds publics et abus de bien sociaux.

Le 26 janvier, une perquisition est faite à la Revue des Deux Mondes.

Le 27 janvier audition de Michel Crépu, ancien directeur de la Revue, et de Christine Kelly, auteur d’un livre sur Fillon.

Le 28 janvier Médiapart fait « de nouvelles révélations » qui complètent celles du Canard Enchainé du 25 janvier.

La Justice que l’on disait lente et molle, laxiste et excessivement indulgente, s’est transformée en Tornade-Blanche, Super-Dupont et Spiderman réunis pour sauver le camp du Bien.
La vieille dame anorexique et budgétairement squelettique est sortie de son lit d’agonisante pour redevenir le glaive tranchant qui juge d’un coup d’œil et décapite le coupable, car forcément coupable puisque soupçonné sur la foi des professionnels de la médisance et du mensonge politique qu’emploie le régime socialiste totalitairement soft.

Si vous en doutez, voyez le témoignage d’Éric Zemmour dans Le Figaro Magazine du 27 janvier.
Mais à vrai dire, la Justice n’a plus à juger, il suffit qu’elle annonce qu’elle va enquêter pour que la presse de Gauche, autrement dit quasiment toute la presse et les télés, convainquent l’opinion que la personne visée est forcément coupable et doit être condamnée à mort.

Il a fallu huit ans pour que la Justice se saisisse enfin de la question du remboursement des centaines de millions que la banque d’État (à l’époque nationalisée) Crédit Lyonnais avait volés à Bernard Tapie en revendant aux prix fort Adidas payé des clopinettes à Tapie.
 57 délinquants-élus socialistes attendent toujours, sans impatience aucune, d’être jugés pour des petits problèmes de prises illégales d’intérêts, de favoritisme ou irrégularités dans l’attribution de marchés publics.

 La Cour des Comptes signale que 300 millions ont été détournés de leur destination en 2014 et 2015 par le trio ministériel Cazeneuve−Le Drian−Royal, mais il n’y a aucune urgence.
 Ainsi va la Justice française en temps normal.

vendredi 3 février 2017

Penelope Fillon : assistante parlementaire à l’insu de son plein gré ?

 


03/02/2017


On peut se demander si François Fillon avait songé à prévenir son épouse des emplois pour lesquels elle était rétribuée.
 
« Je ne vais pas vous dire que je passe un moment agréable mais je vais vous dire que j’ai choisi d’être candidat à l’élection présidentielle. Et quand on choisit d’être candidat à l’élection présidentielle, on ne vient pas se plaindre, ensuite, de la violence des attaques. On les accepte comme malheureusement des scories de notre système démocratique et on les affronte », a déclaré François Fillon au Salon des entrepreneurs.

Raide dans ses bottes, le candidat des Républicains.
En bon pilote automobile qui voit que la concurrence lui colle aux fesses, il cale le pied sur le champignon dans la ligne droite des Hunaudières.
Sauf qu’il est déjà en pleine glissade sur la tache d’huile, l’ami François, et que les glissières de sécurité paraissent bien minces pour pouvoir éviter la catastrophe.
Nous sommes jeudi après-midi.
Dans quelques heures passera, sur France 2, le reportage d’« Envoyé spécial » consacré au « Penelopegate », reportage dont les bons moments – comme on dit, les bonnes feuilles – sont visionnables depuis le matin sur France Info.
Alors, au train où ça file, je ne sais pas si François Fillon sera encore candidat demain matin à l’heure où vous lirez ces lignes.
François Fillon est un homme qui se cache à l’ombre de ses sourcils.
Un broussailleux dans l’âme, de l’espèce « taiseux ».
Si taiseux, même, qu’on peut se demander s’il avait songé à prévenir son épouse des emplois pour lesquels elle était rétribuée.

Affaire Fillon : la vengeance d’une brune ?

 


Le 03/02/2017


Si cela était avéré, le parachutage de la blonde NKM à Paris aurait coûté très cher à François Fillon…

Concernant le Penelopegate, il y a l’affaire elle-même et il y a l’affaire dans l’affaire – à savoir la question de l’identité de l’informateur du Canard enchaîné. Dès lundi, interrogé sur RTL, Éric Woerth, conseiller politique du candidat Fillon, demandait au Canard de « jouer carte sur table » et de révéler le nom de sa source.
On peut faire confiance au Canard pour garder le secret, mais il est néanmoins possible d’envisager quelques hypothèses.
Pour François Fillon et ses proches, l’informateur viendrait forcément de « la gauche » et ce serait là une manœuvre orchestrée dans le cadre de la campagne de la présidentielle.
 Or, dans les faits, il apparaît que l’ensemble de la classe politique, gauche et FN compris, a été fort discrète au moment du lancement du scandale ; il suffit de lire l’ouvrage de Philippe Pascot — Pilleurs d’État — pour comprendre pourquoi très peu d’hommes politiques ont intérêt à ce que l’opinion publique et la justice se penchent sur l’usage qu’ils font des deniers publics dans le cadre de leurs mandats.
Personne n’a intérêt à ce que cette question des emplois légaux mais fictifs ou cette question de la rémunération des politiciens et de leurs proches deviennent le principal thème de campagne.
Pour lancer ce que certains appellent « la boule puante », il faudrait donc être déjà hors course politiquement et en ruminer quelques rancunes.
François Hollande aurait, dans ce cas, le profil adéquat, d’autant plus que son penchant pour les confidences aux journalistes est avéré depuis des décennies ; il lui a même coûté sa candidature après la publication d’Un Président ne devrait pas dire ça…

mercredi 1 février 2017

Fillon soutenu par ses amis comme la corde le pendu ?

 


Le 01/02/2017
 
 
Peu à peu, l’étau se resserre autour de François Fillon.

Ce mardi, la maréchaussée est partie visiter les bureaux de l’Assemblée nationale, histoire de mettre la main sur les contrats de travail de la femme du candidat LR à la prochaine échéance présidentielle.
 Ces contrats que le couple Fillon est toujours incapable de produire devant les autorités judiciaires ; voilà ce qui arrive lorsqu’on n’est pas soigneux avec ses affaires.
Heureusement, on apprend dans la foulée, par la voix de Christian Jacob, chef du groupe Les Républicains au Parlement, que le groupe en question « soutient unanimement » ce parangon de rigueur et de probité qu’est François Fillon.
C’est Nicolas Sarkozy qui doit ricaner sous cape.
 Accessoirement, on notera que le groupe socialiste à l’Assemblée nationale assurait aussi un certain Jérôme Cahuzac de son « soutien unanime ».
Autre appui de poids, François Baroin : « François, tu es l’homme de la situation. […] Tu es le candidat de l’expérience et du courage, du mouvement et de la solidarité. »
 Beau comme de l’antique…
 Mais où diable va-t-il chercher tout cela ?
 Quelles sont les muses qui l’habitent ?
 Claire Chazal ? La mère Denis ? Nabilla ? Léa Salamé ?

mardi 31 janvier 2017

Fillon ne peut pas continuer de jouer les victimes !

 


Le 31/01/2017


Ne hurlons pas avec les loups. Les divergences politiques sont une chose. L’honneur d’un homme en est une autre.

L’affaire Penelope ne passe pas parmi les soutiens de l’ancien Premier ministre.
Réunis à la Villette dimanche 29 janvier, ils ne décolèrent pas contre la presse, la gauche et tous ceux qui ont intérêt à salir leur candidat.
 Le Figaro rapporte les propos de ces gens, souvent retraités, qui ont fait le déplacement pour applaudir les accents martiaux de François Fillon et s’émouvoir avec lui des calomnies proférées à son endroit.
À les entendre, à travers Fillon, c’est eux qu’on atteint, le peuple de droite qui soutient comme un seul homme son champion.
Quitte à jouer les victimes et à en faire un peu trop.
Ne hurlons pas avec les loups.
 Les divergences politiques sont une chose.
 L’honneur d’un homme en est une autre.
Tout comme, en d’autres temps, certains se sont indignés de l’acharnement du régime contre Nicolas Sarkozy, accabler son ex-« collaborateur » n’est pas une attitude loyale.
Les accusations portées contre son épouse et lui sont graves, mais rien ne permet aujourd’hui de dire qu’elles sont fondées.
Si elles le sont, l’homme est évidemment disqualifié pour la course à la présidentielle.
Si elles ne le sont pas, il s’agit d’une calomnie.
Sur Radio Notre Dame, vendredi 27 janvier, Victor Loupan l’a rappelé vertement à ses interlocuteurs Henri Tincq et Patrice de Plunkett, qui considéraient comme acquis les faits révélés par Le Canard enchaîné.
Les désaccords avec la ligne politique d’un candidat ne permettent pas tout.
Il est vrai, aussi, que la justice a fait preuve d’une étonnante célérité.
 En ouvrant une information judiciaire le jour même de la parution de l’article, elle laisse penser qu’elle était prête et que certains, au gouvernement, ont donné les instructions nécessaires pour qu’on ne perde pas de temps.